Au plaisir! (The Necro lament)

« Le cœur des voix résonne

Pour nous dire à quel point,

Le contact des autres nous emprisonne

Dans un vide qu’il entache en vain. »

J’aurais parié sur ces mots à l’avance, j’aurais eu tort et raison à la fois. Tort parce qu’on ne sait pas ceux qui nous empêcheront de crever en silence, raison car on sait d’avance ceux qui nous permettront de mourir dans le bruit.

Il n’y a pas de règles acquises qui soient mieux que les autres. Il n’y a pas de loi requise pour s’élever contre le monde. Faire fi du joug sempiternel de la dictature de l’esprit, alors que les lois nous l’interdisent indirectement, à mesure que nous nous effaçons de nous-même.

Il n’y a pas d’acte héroïque, de super héros ou de sauveurs inespérés… il n’y a que des hommes qui rêvent. La vie peut se parjurer elle-même, par le reste de son parcours ou à cause des autres, mais surtout, elle peut finir d’entrelacer les songes de ses jours d’hiver si les relations n’atteignent pas un verdict attendu.

Les relations ne sont rien sans l’humain en nous, rien sans l’humanité qui fait de nous des humains. Ils sont beaux les jours de gloire des révolutionnaires idéalistes, les forcenés du dialogue qui investissent les calvaires de l’assemblée populaire… mais, plus souvent, l’affaire se corse. Elle ressemble à ces pirates de l’esprit qui controversent à plaisir ceux qu’ils dénoncent par là-même. A des envolées qui surgissent d’au fond, ce que d’ailleurs on aurait bien voulu qu’il sorte d’affront. Mais le front des origines de chacun n’est pas à rétribution des engagements de tout le monde. Il faudrait un peuple entier pour fondre la sincérité d’une personne dans le temps… une personne seulement, un temps dans le monde entier.

A croire au final, que l’esprit seul vaincra, que les gens feront la différence pratique, que les idées iront dans un sens factice, que les décisions se feront sans nous, que les actes auront l’odeur du sang, que la forme reniera le fond, que le fond semblera désuet et désabusé, que les questions auront bon dos, que les réponses seront à ces seules conséquences… et pour cause, il n’y aura rien d’autre à échanger que l’immense cruauté de l’indifférence partagée et décimée.

Au plaisir de vous lire, au plaisir de vous vivre, au plaisir de vous écrire, au plaisir de vous partager… au plaisir, il n’y a plus que ça !

©Necromongers

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6 réflexions au sujet de « Au plaisir! (The Necro lament) »

  1. Justement, si le plaisir est encore là et je sais qu’il l’est car nous ne loupons pas une occasion pour le ressentir et le faire partager. Alors usons et abusons de cette arme défensive pour en dissoudre le reste…

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