Le manifeste de mes inepties neuronillogique : chapitre 4

chapitre 4 « les effets secondaires »

Le manifeste de mes inepties neuronillogique

(essai bête et méchant sur mon incondition)

Quand on passe son temps à croire que son cerveau est pris en otage par des petits êtres de couleurs qui courent à tout va dans le vide du matin, on n’a pas le temps de désespérer. On alimente forcément une bonne partie de son inconscient de tout un tas de bêtises qui passent le temps. Le temps ? Non mais vous m’avez bien regardé ? Vous croyez que je suis à ce point obnubilé par les effets du temps ? Vous croyez que les photocopieuses m’intéressent au point de plagier ma propre façon de vivre ? Oui, vous l’aurez remarqué, je divague, je dis vague… pas à l’âme, mais au détriment de plein d’autres choses… c’est le problème des traitements de fonds, ils sont irrémédiablement interchangeables.

Un des premiers effets secondaires flagrants c’est le changement de cap constant, la digression permanente, l’élongation exponentielle de la capacité à exposer durablement sa cohérence décousue. Courir après la raison d’un savoir plus qu’être, d’un devoir plus que de possible, d’un savoir mieux penser, d’un devoir se mettre aux tagliatelles napolitaines plutôt qu’aux cannellonis libanaises en deux temps trois mouvements. Bref, s’auto digresser par empêchement neuronillogique complique forcément la tâche ardue du matin, se réveiller presto. Donc illico il faut s’adonner au sport mental pour corriger cet aspect.

C’est le deuxième effet secondaire, le sport mental. Moi qui n’ai toujours pratiqué de sport qu’en salle… d’attente, ou derrière les vieilles dames au supermarché, je trépigne donc d’impatience. Oui, car il faut bien le dire, si comme je l’ai susurré auparavant mes neurones sont stupides au réveil, c’est aussi en partie une conséquence directe du désordre insupportable que les cachous qui habitent mon entité du cervelas font mariner. D’ailleurs, la cause même de cette conséquence tortueuse et dantesque réside dans un fonctionnement très simple : le matin, ma matière fait grise mine. Le sport mental est donc en partie perturbé par les élucubrations génétiquement non modifiables  de mes neuronillogiques désemparées par leur propre désordre, c’est dire !

Le troisième effet secondaire (et pas des moindres) est un réflexe inavoué, une suspicion mal calculée, un complexe près mâché, une déformation inopinée, un mal pas digéré, une évocation déterminante de mes incapacités matinales… les déflagrations intempestives de mes intestins ! Mais quel rapport avec mes bestioles cabochiennes me direz-vous ? C’est très simple, l’éternel et complexe fonctionnement de mon transit m’oblige à… aérer régulièrement la pièce d’un fumet qui m’oblige également à ouvrir la fenêtre pour une opération tout à fait similaire. Cette application intrusive, répétée et intrinsèque de mon intérieur, bouleverse considérablement le désordre déjà implanté de mes neuronillogiques. Ils sont soumis à une forte remontée de pression qu’ils doivent assurément réguler en brassant le plein de vide de mon cerveau, autrement dit cela les obliges à remuer, remuer, remuer… si bien que ça devient difficile de leur courir après dans l’affolement.

Mais le pire est à venir, le pire est toujours à venir. Quand on a un problème récurrent avec les particules élémentaires qui doivent cimenter l’ensemble d’un réseau, et permettre d’aboutir à un échange de données qui connectent tout un corps, il est important de prévoir un plan de secours au cas où le déroulement classique n’aboutirait pas comme il faut. J’ai nommé, les cellules zombies !

©Necromongers

995297_678946728806735_1706278839_n

Advertisements

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s