Le messie des idées

Vous n’aviez pas à croire, à penser ou à rêver ce qu’il disait. Pas encore. Il n’en était qu’à ses prémices de conception, qu’à la simple évocation subodorée de sa pleine conscience. Les idées qu’il tentait  de mettre en ordre de façon commémorative se mélangeaient avec prestance. Etre pressé ne servait qu’à diriger l’obsession instrumentalisée de sa capacité à mouvoir son esprit, vers la disparition de son identité propre.

Mais maintenant.

Qu’allait-il advenir de ses idées ?

Des papillotes emballées, sulfurisées, empaquetées dans des lambeaux de tissus métallisés ? Les idées doivent respirer, souffler, s’adonner à l’impartiale ondée du sort entrelacé. La saison ne s’y prête pas, le jour le plus court indique toujours une indisponible contrariété temporelle diverse et variée. Le débat des calamités, des idées tapageuses, des dérives sinueuses, des entrées caractérielles, sont comme des entonnoirs déversant à la pelle des graviers d’eaux boueuses, obstruant l’écoulement.

Foncer tête baissée dans l’affluence décidée des idées, aide à dessiner l’éventuelle consonance des six dés mal tombés.

Il y a fort à penser qu’ils soient pipés.

La saison. Un hiver calme et attendu.

La raison. Un nid vert palme de bienvenu.

Vous pourriez croire ce qu’il disait. En penser même certains effets. Rêver, sait-on jamais, d’une pluie sèche et poussiéreuse. Mais si l’amer tue, méfie-toi bien de ses vertus. Même endormi le vent frelate sa bise de ses lèvres charnues.

Vous pourriez penser ce qu’il disait. Croire un rien ce qui fait au mieux rêver pour s’en sentir meilleur. Vous pourriez vous imaginer comme personne ne vous a encore vu, devenir aussi celui qui voit mieux que les autres.

Vous pourriez rêver ce qu’il disait. Vous voir grimper des montagnes sans faillir, escalader des corniches sans tressaillir, vivre sans penser croire, même encore différemment on se laisse à penser rêver.

Mais maintenant.

Quelle saison ?

Qui mieux que quiconque se donnera des vraies raisons ? Des raisons de croire, penser ou rêver ce qu’il disait ?

 

Je n’ose ainsi croire que penser suffirait à traduire simplement les faits. Simplement croire souffrirait, penser deviendrait naissance, rêver pourrait laisser prétendre s’y étendre.

©Necromongers

999313_589006891139482_283535030_n

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s