The Necromongers Twitter: Le jour de ma mort, j’ai survécu…

NB: ceci est une série d’épisodes courts postés sur Twitter dans l’heure. Les pointillés marquant la séparation des postes entre eux. C’est une expérience comme une autre qu’il convient de prendre comme telle… une innovation de mes pensées, un direct légèrement différé de mes abondants déversements de mots, des Necro-Archives en quelque sorte… les fautes sont possibles (cqfd j’en suis sur), mais c’est rendu comme c’est posté…

 

Il y eut une détonation, une déchirure de l’espace-temps qui conduisit à me rendre partiellement sourd…

 

Les mains sur les oreilles, j’attendis patiemment que l’odeur de la déflagration m’indique sa finalité. Mes narines empestaient le souffre…

 


Mes yeux s’étaient fermés par réflexe. Mais à l’extérieur, la viande caramélisée par le napalm m’empêcha d’y voir clairement…

 


Pourtant, les cris hurlant de fureur autour de mon propre espace, effleurèrent plusieurs fois mon intérieur à l’en saigner…

 


A genou, la tête engourdie par le raffut, les membres pétrifiés par la peur, l’odeur crépitante de la chair en flamme, je ne bougeais plus….

 


La simple sensation de la sueur qui partait en fumée me donnait des hauts le cœur. Un tremblement de pas grondant tonitruant m’éveilla…

 


Quand mon corps reprit ses esprits, une foule d’aliénés gambadaient dans l’affolement total, entre les bombes et les balles…

 


J’étais loin de m’imaginer vivant quand je me suis relevé. Un spectacle de mort ambulante courait en tous sens sans se regarder…

 


J’ai pris part au mouvement sans m’en rendre compte. D’abord pour me sauver, puis pour aller voir, regarder, m’arrêter au milieu…

 


Sentir sans bouger la force dévastatrice de ce champ de bataille, la chaleur incandescente du souffle des balles, des projectiles….

 


J’ai même pensé mourir, tout au moment où un tir m’emporta l’épaule et me coucha à terre. Les yeux dans une flaque de boue rouge j’entendais…

 


…le cri de la vie qui se languissait de mourir. La souffrance de la peur, la peur de la souffrance, l’objet du délit, une image se dessina….

 


Je vis une oasis ou l’on pouvait boire et manger, discuter et échanger, croire et aimer…une utopie contemporaine, un rêve incertain…

 


Quand je repris connaissance, dans un camp de réfugiés, un bras en moins, je n’eus plus envie de croire ou d’espérer, seulement de vivre….

 


La guerre n’est bonne pour personne. A part pour le commerce, la politique, les idées, l’appartenance, la domination et l’égoïsme culturel.



©The Necromongers War Twitter

10171884_557417157704887_772500036744899901_n

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s