Si vous avez le temps…

Vous savez, le temps ne s’use pas, c’est nous qui en égrainons les volutes. Et même si nous laissons défiler son cours, c’est encore lui qui use notre parcours.

Aller à l’essentiel, pour vaincre sa mesure, et nous donner la légère impression qu’il n’est pas tout à fait maître de lui-même. Croire que des montres ou des réveils  creusent  son lit et courbent son étirement sur les frasques de nos plaisirs. Utiliser nos nuits de sommeil pour ressasser son antériorité, comme si d’un songe on prolongeait notre rêve d’éternité.

Vous savez, le temps ne s’use pas, il nous laisse seul juge de son déroulement, confiné dans notre espace à se battre contre nos vents.

Le temps s’évade, autant que nous courons. L’instant suivant  rappelle à notre mémoire pourquoi sa fugue nous en dit long. Ce qu’il faut vraiment savoir, ce qu’il faut vraiment deviner, nous échappe à force de patience. Et c’est en conquérant qu’il use encore notre persévérance. Nous lui devons l’espoir, l’intime limite de notre évolution, la sincère démesure de revivre sans cesse les mêmes déraisons.

Il ne s’agit plus d’y voir la preste éclosion de son humeur changeante, seulement d’apercevoir que les fragments d’antan nous parlent aujourd’hui des solutions de demain.

©Necromongers

 

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