Roland Bachman: Agent Spatio-temporel (S2-E0)… Prologue.

Le plus vivant des agents morts recrutant les morts autrefois vivants refait surface avec son équipe de chiens fous pour contenir le monde des invasions d’autres fous vivants et morts…

Les aventures précédentes par ici: 

https://thenecromongersblog.wordpress.com/?s=roland+bachman

ROLAND BACHMAN : agent spatio-temporel

(S2-E0) : Prologue de la saison 2.

Je regardais Roland, qui regardait le Docteur, qui regardait Lisa, qui regardait Larsen Rupin, qui regardait Marc… qui me regardait je crois. Enfin, c’était ma lecture de la scène, sur le vif du moment. Lisa, Roland, Larsen, le Docteur ou Marc auraient pu dire la même chose dans un ordre différent. Enfin le Docteur je ne sais pas, il regardait le groupe avec un œil et Lisa avec l’autre… mais déjà, derrière lui apparaissaient, sortant de la cabine, trois personnes. C’est dingue ce que ça peut contenir une cabine téléphonique !
Roland parla le premier.
« Cher Docteur ! Des lustres me semble-t-il ? En perdition ?
‒ Pas tout à fait… pas tout à fait, répéta-t-il, je ne pensais pas atterrir ici mais… les erreurs sont quelquefois surprenantes ! »
Lisa suivit de près.
« Je vois, on vient à peine de sauver le monde et déjà ça va repartir…
‒ Non, je m’exprime mal, le vortex a bien été calculé et la destination calée, mais une intempérie inter-sismique désintemporelle a légèrement joué le rôle d’un leurre… et nous avons atterri ici !
‒ Quel langage éberluant et intriguant mon cher ! Une vraie douceur pour nos esprits ! s’empressa Larsen.
‒ Ca me dit rien de spécialement bon, ajoutai-je. »
Roland pris largement le temps d’étudier la situation en un minimum de temps. Il toussa une ou deux fois, ferma les yeux deux secondes, fit une grimace avec sa bouche et finit par déclarer dans l’élan :
« Soit clair Docteur, je sens comme un problème sous-jacent, une hésitation dans tes explications… une mauvaise odeur qui peine à doser nos narines sensibles.
‒ Mouis… Roland… je sais ce que tu penses, et, tu n’as peut être pas tout à fait tort, mais je ne suis pas responsable des répercutions sur les dérives spatio-temporelles, je ne fais que les utiliser !
‒ MON DIEU ! J’aime ce désordre d’étrangetés complètement questionnant ! Mais QU’EST-CE, MAIS QU’EST-CE ? jubilait Larsen.
‒ Des emmerdes qui sentent à des kilomètres à la ronde ! fit Lisa.
‒ Je n’aime pas ça du tout, vraiment pas, fis-je »
Un court silence laissa le groupe s’évaluer. Un instant qui permit à chacun (oui, même à Marc qui ne cessait de secouer la tête en suivant nos invectives tour à tour sans dire un mot) de faire monter une température qui venait juste de redescendre après l’épisode du parchemin maudit. Une température que Roland n’avait pas envie de sentir monter inutilement. Il fit une moue préventive en nous regardant tous du coin de son regard cristallin…
« Vous n’êtes pas le Docteur… qui êtes-vous ? »
La stupéfaction saisit toute l’assemblée. Comme un trait d’union sertit de pointillés en majuscules.
« Mon dieu ! fit Larsen… Mon DIEU ! répéta-t-il… Mon DI…
‒ Mais ta GUEULE ! fit Lisa ! »
L’air ambiant s’emplit d’une lourde odeur suffocante indescriptible, et le ciel se chargea d’une électricité qui fit grésiller en zébrures rougeâtres des éclairs parsemés. Le Tardis disparut précipitamment dans un orage de fumée multicolore… fumée qui vint masquer un temps les nouveaux arrivants pour les faire disparaitre à leur tour. Un silence nauséabond et dérangeant amplifia la méfiance de nos zones comportementales. Chacun se dévisagea de concert, comme d’une antique peur prête à affronter.
C’est quand le brouillard se dissipa complètement que l’ombre du doute ne fût plus à se faire pour Roland… devant nous, ici, dans cette dimension normalement hors d’atteinte pour leur faible capacité à élaborer d’eux-mêmes des outils capables de les faire voyager dans le temps, se tenait un être étrange doté de deux mandibules de chaque côté des flancs revêtu des habits du Docteur, devant trois autres individus armés.
« Mais qui c’est ces trouduc ? fis-je étonné.
‒ Je… je ne pensais pas avoir à faire face à ça ici un jour, fit Roland, des Sylks… ce sont des Sylks ! Le Docteur doit être bien débordé pour laisser passer une telle marchandise avec son propre véhicule spatio-temporel !
‒ OK… occupe-toi du Docteur, Roland, nous, on va s’occuper de tes… Sylks ! Qu’à cela ne tienne, on a une nouvelle ligue de guerriers de l’apocalypse sur cette putain de dimension, ça va saigner, crois-moi ! »
Personne ne comprenait vraiment comment, pourquoi et surtout, ce qu’il y avait d’assez faramineux à craindre de ses zigotos là, mais Roland semblait relativement préoccupé, et la disparition du 11ème Docteur le questionnait davantage… où était-il ?
Le monde aurait pu suivre, s’il n’avait été préparé. Nous irions seuls une fois de plus, tant pis, Roland s’occuperait du Docteur, va pour le clonage des mondes.
Richard porta la main à son cœur, l’autre tendue en direction des bestioles d’ailleurs, les montrant du doigt. Il se mit à crier comme sur un champ de bataille, le sang dans les cordes vocales… et chargea.
Marc fut le seul à réagir, par la force des choses il tenta de s’interposer sans vraiment réfléchir, l’histoire ne raconte pas s’il survécut heureux…
(à suivre…bientôt)

©Necromongers

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