Les Humeurs de Necromongers: « Le cœur est un homme qui cherche son pouls derrière sa vie (2ème partie) »

On pleure régulièrement à coup de photo de profil subventionnée par des drapeaux, on dit qu’on est ceci ou cela par convenance larmoyante unanimement irréprochable, on claironne nos indignations très convenues, mais, on retourne tranquillement acheter nos états d’âmes au bureau de vote.

 

L’embargo des mots c’est comme la logique de l’état d’urgence, à se taire et ne rien faire on s’expose plus qu’à se manifester.

 

Les idées neuves ne sont pas des filles faciles, bien des pensées les ont déshabillées sans jamais avoir eu l’audace d’imaginer les bons vêtements à leur ôter.

 

Les choses qu’on laisse penser aux autres sur nous n’ont l’importance que de ce qu’ils veulent en faire. Les images n’ont de bien que ce qu’elles permettent d’entrevoir. On ne se fait une idée des gens que quand on les pratique.

 

Le sourire est un acte religieux. Se donner autant de peine à paraître sensible aux simagrées de l’espèce humaine sans attendre aucun retour, c’est comme boire à la santé du monde entier, c’est une profession de foie.

 

A l’école on apprend des choses, si tenté qu’on s’y intéresse. Mais la théorie n’a rien à voir avec la vie, et personne n’est prêt à affronter des connaissances qui s’imaginent la pratique incestueuse.

 

La meilleure défense c’est l’attaque. Quand on a dit ça on a pointé du doigt toutes nos faiblesses en un tour de main. Avant de se voir de l’intérieur on explore son extérieur, on ne pousse pas un index à prendre la main.

 

Les manifestations et les grèves servent à contester des idées et des projets de loi. C’est un truc qui s’apprend très tôt, gamin, devant une assiette de brocoli.

 

S’en remettre aux autres c’est accorder une confiance aveugle à l’espoir. Ne compter que sur soi c’est remettre en question la confiance des autres sur vos espoirs. C’est marrant, dès qu’on parle des autres l’espoir prend une gifle hasardeuse.

 

L’espoir ce sont des guirlandes en céramique suspendues dans le vide au grès du vent. Il suffit d’un con pour croire qu’en soufflant ça les connectera dans un partage universel… et bim !

 

©Necromongers

(Faites-le taire!)

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