Poème exagéré (4)

Une arrière pensée s’évade, avec le temps qui fige son avancée,

L’écorce d’un arbre respire mieux qu’un seul homme qui court.

Les lumières vives jaillissent toujours au grand jour,

Pendant que les idées sombres éclairent la nuit.

 

On en rêve encore des poules mouillées la nuit qui picorent des lardons,

Trois brins d’herbes et puis s’en vont, à la conquête des farines admirables.

On plie les anniversaires avec une régularité qui met le feu aux bougies,

Souffler n’est pas tuer, puisque les ans sont éternels il faut vivre et laisser mûrir.

 

Et puis les décors se laissent apprivoiser, avec leur langage asymétrique,

Les goûts et les couleurs se déplaisent à l’uniformité.

Partout on cherche le désordre à ordonner, comme un état qui se disloque,

La liberté d’un chiffon humide ne sèche plus d’égard à nos peurs.

 

©Necromongers

CJpJREEUsAAxN19

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