Un sujet de merde à lire aux chiottes (si ça peut aider…)

Je suis, à l’évidence et sans aucun enrobage, une machine à chier.

J’ai le sphincter nerveux, agressif et putassier.

J’ai le colon à fermentation rapide, une sorte de broyeur infernal.

Certains me prennent pour un gros chieur, en soi ils ne sont pas si loin de la vérité.

J’ai les entrailles fétides, la bile huileuse et la défécation énergique.

Dans mon gros intestin on n’accepte pas les chauffards, chaque aliment doit faire la queue pour devenir la merde du futur.

Il vaut mieux pour eux prendre leur mal en patience, il faut des kilomètres de routes en lacets avant de pouvoir prétendre à renaître. Une seule porte de sortie, mon cul.

Mais la guerre fait rage à l’intérieur, les combats se règlent à l’acide et les prisonniers ne font pas long fion. Il n’y a pas de place pour les pol-étrons, quand on y est la peur d’y rester est plus grande que d’en sortir, le chemin est donc tout tracé.

Il y a les habitués et les mal aimés, les visiteurs occasionnels et les touristes du dimanche, les fidèles et les menteurs, mais tous, entendez-moi bien, tous finiront à la fosse commune, il n’y a pas lieu d’être septique.

C’est pour cela qu’il faut être outillé, préparé à l’assaut, et assermenté par le grand ordre des étrons (GODE), et accessoirement être pourvu en quantité de papier toilette.

Le temps n’a pas vraiment d’importance, sauf celui de ceux qui poirotent devant la porte. Il faut toujours laisser un peu de soi aux autres, je ne sais pas, un fumet, un filet dans le coin ou un petit flotteur qui baigne.

Certains maraudent, minaudent, se dopent ou prennent des anabolychiants pour accomplir leur petite affaire. Moi c’est toujours un scoop express, un gros titre, tel un lanceur d’alerte je surprends par mes révélations, je vais droit au but, sans distinction ou discrimination, je m’installe et je pose illico.

Je ne mens pas à mon corps, je ne lui fais pas du charme pour espérer une faveur dans son comportement. Son boulot c’est de m’aider, quoi qu’il y entre ça doit ressortir, ce n’est pas mon problème, il doit me démerder.

Et puis il y a les légendes. On raconte dans les bruits de couloir que j’ai un jour réussi à faire un perfect. La légende de l’étron massif, moulé et qui ne laisse de traces ni sur la faïence, ni sur le papier, comme s’il ne s’était rien passé. Un cas d’une autre dimension, un cas inexpliqué, ça fait deux fois cas, vous aurez compris le message subliminal.

Du moment que le mystère du pet foireux, qui balance une perlouze maudite au fond du caleçon ne fait pas le tour du quartier, ça ira.

Vous n’en saurez rien, les légendes doivent vivre et faire espérer, rêver et se raconter à l’anal, le soir près d’un feu de chieurs minets.

 

Vous aussi ne passez pas à côté de l’essentiel, retrouvez le plaisir et la liberté de chier, laissez-vous aller et emmerdez vos voisins…

©Necromongers

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Une réflexion au sujet de « Un sujet de merde à lire aux chiottes (si ça peut aider…) »

  1. la défécation, moment scato-logique pour le corps qui s’emmerde sur le trône de l’impuissance, une évacuation évocatrice de la vacuité des trajets tragiques de l’opéra bouffe des flatu nuances de cet art qu’est la vidange de l’utopi pi…. les chiottes le seul endroit où l’humain est face à ses instincts

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