Je suis un petit con

Je suis un petit con.

Un connard d’abruti socialo bonne déconfigure, une émergence volatile des idées qui varient.

Je suis un petit con de salon.

Un emmerdeur par besoin et un chieur par goût, qui a trop attendu son heure pour déglutir.

Je suis un petit con de salon qui s’agrippe.

Un agglutiné de la cervelle à désosser, un mendiant numérique de la qualité neuro-sceptique d’une Golf FuckTDI.

Je suis un petit con de salon qui s’agrippe à beugler.

Un cathéter qui pleure un goutte-à-goutte vicié sur l’hémoglobine de sa bouche, une ironie sanguine de parlotte incessante sans lendemain.

Je suis un petit con de salon qui s’agrippe à beugler sans rien faire.

Un génie de la revente de somnifères à branlette qui capote, une sauce qui se gélifie au frigo après son heure de gloire à l’apéro.

Je suis un petit con de salon qui s’agrippe à beugler sans rien faire avec préméditation.

Une allégorie de la cravache gourmande un soir de la fête du thon, un espace transitoire entre la mort de l’âme et la résurrection de la Carsat.

Je suis un petit con de salon qui s’agrippe à beugler sans rien faire avec préméditation et un certain aplomb.

Une fiole de glaviots bénis par le sacro-saint patron des pourvoyeurs de cons, une salade d’endives pas épluchées au fond de ton giron.

Je suis un petit con de salon qui s’agrippe à beugler sans rien faire avec préméditation et un certain aplomb, au regard du réseau sucette à l’eau 2.0.

Un échappé tortionnaire de sa conscience pour relustrer les cavités de ses souvenirs vagues, et concocter ses démangeaisons névralgiques sur l’inclinaison éponyme des vivants s’approchant.

 

Je suis un petit con… je le sais, c’est déjà une partie de la guérison qui part en suffrage universel, qui pour des raisons étiques s’agrémente de solides coups de manivelles…

 

Je suis un petit con à qui on aimerait dire de fermer sa gueule, mais je vous aime alors c’est l’inverse…

©Necromongers

 

Texte paru initialement dans la Revue Métèque N°4, toujours en vente ici:

http://www.revuemeteque.com/

11218160_906915482696358_7132208275252105696_n

Publicités

Une réflexion au sujet de « Je suis un petit con »

  1. je le remets ici , le clux est ouvert mais ici les grands cons sont aussi de sortie
    JE SUIS UN CON

    Hé, écoutez bien cher public à faire venir dans cette salle, nous sommes là au chaud, entre nous et bien-chut!! Je vais vous faire une confidence, mais vous me promettez de ne pas partout la répéter, que cela restera un secret gardé parmi nous. Allons, promis, juré, craché par mer. Quoi? On m’a toujours dit de ne pas cracher par terre, alors en l’air? Ça vous retombe sur le nez, un peu de bon sens: Il ne reste que la mer, les fleuves à la rigueur pour les cas urgents. Où en étais-je?
    -Ah, oui, je dois vous faire une révélation puisque vous avez expectoré votre bonne foi pour une fois, certain y ont mis le foie avec la bile en rab.
    Ayant votre serment- remarquez au passage le niveau dans ‘’serment’’, il y a ‘’sert’’ et ‘’ment’ donc un serment ne sert que lorsque l’on ment. Bref, donnez moi plutôt votre parole et prêtez moi une oreille-rassurez vous je vous rends tout ça dès la fin de mon propos-Bon, je vous le confie:’’Je suis un con’’.
    Hé bien merci, pas une protestation, je constate- mais en douce, pas exhibitionniste tout de même- que tous ici vous êtes déjà au courant ou que vous vous en êtes rendu compte avant moi.
    Mais attention, je ne suis pas n’importe quel con!!! J’ai été dans les con-cours assez longtemps et ainsi je suis un con-firmé, un con-primé, quel cachet n’est-ce pas? Je joue l’original, je suis un ensemble de cons, le con universel, le con-paré, oui ainsi je peux affronter toute les situations.
    ‘’Tous les cons sont en moi’’. Je préférerai l’inverse!!! Enfin il vaut mieux avoir des cons en soi qu’autre chose. Tenez-vous bien, je vais les énumérer.
    D’abord il y a le con-naissant, il a bien fallu que j’arrive sur cette terre. Les cons se multiplient même quand ils ne se reproduisent pas: On dit que les cons génèrent. Puis je suis allé à l’école, pour me perfectionner, j’ai contracté plein de con-naissances, je suis devenu un con-science. J’ai appris tout plein de con-seils si bien que maintenant je suis con-sulté, étant le seul con-insulté. On m’a appris à chanter, à protester des con-plaintes et comme mon langage n’était pas châtié, on m’a alors appelé le con-jureur, d’autres le con-juré. Mais j’ai fais des émules, je suis entouré de con-disciples pas très disciplinés d’ailleurs.
    Pour m’en sortir, dans la vie, hé-hé, on y entre par hasard mais pour s’en sortir, vous parlez d’une con-pétition qu’il faut faire signer. J’ai donc dû lutter et je suis devenu le con-quérant l’espoir, mais j’ai été le plus souvent le con-battu à plat de sutures, aussi j’évite les coups, je suis le con-parant mais lorsque je rebiffe et veux refiler un gnon, je suis un con-parable en fait je ne suis pas con-battif.
    Je me suis fait des amis, il vaut mieux se les fabriquer soi-même c’est plus sûr, j’ai un coté con-pote car on me trouve con-plaisant, ainsi je garde mes amis, je suis con-servant, faut dire que les cons servent mieux et plus longtemps.
    .Le curé et les con-cierges de l’église m’appellent le con-damné aux enfers à cheval sur la religion, je con-jure trop, je ne suis pas de leur con-dition.
    Par contre je plais beaucoup aux femmes, elles me trouvent con-seyant le plus con-plice, mais je souhaiterai être plus souvent le con-saillant avec des saillies à brûle- pourpoint pour au moins les faire gondoler, mais hélas, je ne suis que le con-fident, fidèle.
    Une m’a donné des enfants, je suis con-père car j’ai con-volé un jour (volé c’est vite dit, elle me l’a offert sans pression), j’ai été con-fondu dans sa famille suivant les con-traditions.
    Tenez, la con-tradiction je ne supporte pas, ça me rend con-sanguin et je con-teste le droit de con-fort et de con- pognon car je suis le seul con testant les con-tractuels, cons figurant dans les registres. Je me sens con-cerné et je ne suis pas le seul con-testant les nouvelles lois sociales mais les cons voient sur la route plus loin au con-fin du désert.
    Savez-vous ce que j’aimerai être? Je serai heureux d’être con-templé, con-sultan avec un harem, de venir d’un nouveau monde, d’être le con qui s’adore de l’Amérique des lettres, être con-sacré par mes con-frères , être une locomotive, con-vaincre les gens, les con-tracter, les con-porter et qu’un jour mon œuvre soit con-pilée en disques con-pactes entre mes lecteurs et moi que mes con-sœurs viennent y chercher le lait de la con-fédération, les con-traire en fait.
    En attendant, je ne sais pas si ce qui se con-soit est le con-fus mais j’espère vous avoir con-vaincus car je ne changerai pas ma con-position et ne serai jamais un con-cédant, un con-ciliant .
    Enfin, j’ai été trop con-cis car circoncis le con-fit-dense et j’espère tout de même voir été con-plait, je vous laisse trouver le con-plément avec mes con-pliments.
    Au revoir, je vous con-gratule.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s