Poème exagéré (5)

On fait des alouettes au pied du plancher

Volant à l’envers sans sourciller,

Des actions Carambar pour mieux rigoler

Mêlant encore son tordant à mastiquer.

 

Le soleil n’arrête jamais de briller

Même quand il pleut des vaches qui rient,

L’herbe fait semblant de pousser

Pour les tondeuses en fin de droit qui prient.

 

Les chats dorment même la nuit

Si bien que le jour ne sait plus quoi illuminer,

Les mulots aimeraient sortir manger

Sans finir carpette au pied du lit.

 

Le vent n’a rien inventé d’original

Mélangeant nos mèches sur son piédestal,

A peine quelques bourrasques d’Epinal

Des yeux qui pleurent un peu bancals.

 

Laissons nos goulags personnels s’enliser

On peut aussi les tartiner lentement,

Gaffe à ne pas choisir une biscotte ébréchée

La mélasse qui casse c’est légèrement chiant.

 

On se regardera en chien de faïence

Prêt à se recoller la mémoire,

En brocante, vide grenier ou dans une foire

Nos vies en puzzle sans aucune patience.

 

©Necromongers

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