Tentative désamorcée d’un pétard mouillé.

Ne partez pas j’ai l’addition.

Quelques ronds de chapeaux à défrayer .

Niveau zéro, très terre à terre,

Pas d’ambitions, juste la misère.

Chacun paye sa part ou on fait un pot commun ?

Le prix est le même sans ambiguïté.

On peut tous mourir avec la charité,

La plaie du monde, ça et la virginité.

Des fois je me dis « on pleure pour rien c’était couru ».

Et puis d’envie, on meurt en lien par notre vécu.

Quelle merde après, pour trier les événements,

Une sombre affaire, les gens n’achètent que ce qui les perd.

Le vide

La toile cirée des décisions,

Le pouvoir

L’idée qu’en somme c’est nous les cons.

L’instant d’après, j’étais déjà ailleurs.

On s’en fout des progrès, l’humain sait reculer.

L’invention de la liberté nous effleure,

C’est comme un boa qui a une crise d’aérophagie.

La crise

La fausse humeur du hashtag qui dégueule,

L’abolition

Du petit peuple qui saigne, pas des privilèges.

Une odeur, un soupçon parfumé de fleurs fanées.

Une étuve dans un flacon, qui s’égoutte en glissant.

Un champ qui pleure dans la brume,

C’est un voile de tristesse, un fantôme vivant.

Nos démons sont capricieux

Enfermés dans des molécules

Ils se distillent aux plus offrants…

Et s’effondrent en nous mourant.

©Necromongers

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Promotion d’un poète excédé!

Sauf fin du monde ou événement climatique majeur m’obligeant à recourir à la barque pour m’y rendre, je serais à Paris 11ème, 13 rue moret à La Cantada II le 9 Novembre de cette année crépusculaire.
Viendez si vous êtes par là. Y’a du beau monde (c’est comme du monde mais en plus joli):

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Histoire Ecourtée 17: (Le message)

Il faisait beau en ce 27 Août 2084. Le soleil n’avait pas l’air de vouloir s’essouffler. Il faisait chaud, au moins 47°C. La lumière était telle que la réverbération ankylosait les yeux. La transpiration était à son comble, toute la nature retenait sa respiration. Les herbes folles craquaient sous les chaussures, calcinées et asséchées. Les hommes et les animaux sortaient de leur tanière le soir pour trouver de maigres points d’eaux ou récolter la rosée du matin. Le changement d’heure n’avait plus aucun effet sur les humains, chacun avait prit l’habitude de vivre à nouveau au rythme du soleil.

Certains jours maussades, couverts d’une épaisse couche de nuages acryliques, empêchaient chaque être vivant de parcourir le monde. Il avait été dit, avant l’arrêt total des satellites, qu’ils pouvaient endommager les tissus cellulaires. Un grand nombre d’animaux morts avaient finalement conditionné la méfiance des autres. Ces jours-là, il n’y avait pas plus bruyant que le silence dans l’air irrespirable. Boire, trouver de l’eau était l’occupation principale.

Et puis un jour, les nuages ne revinrent plus, le soleil frappa de nouveau constamment, les satellites se remirent à émettre. Les postes de radio se mirent à cracher un message que tout le monde attendait : «ALERTE ! Ceci est une accalmie ! Ceci n’est pas un exercice ! Ne sortez qu’en cas d’extrême urgence ! La température est de 64°C, vent nul, prévision pour la nuit -26°C, le taux d’humidité sera totalement aspiré à l’aube dès 6h, bonne et heureuse chance pour ce 27 Août 2099.»

©Necromongers

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Réquisitoire pour la peine de vie

Songe

Songe un instant

Tes épaules sont lourdes

Tes paupières te trompent avec l’ennui

Ton postérieur durci par l’attente.

Ronge

Ronge en rampant

Tes oreilles sont sourdes

Tes pupilles se dilatent avec mépris

Tes membres inférieurs saisis par la pente.

Regarde au loin le temps qui a vécu

De part et d’autres sans report,

On freine facilement quand on se sait vu

Les bienveillants marchent sur leurs morts.

Plonge

Plonge en respirant

Ta confiance est aveugle

L’espace que tu occupes est déjà employé

La mer a noyé tous les mystères du sel.

Éponge

Éponge en sifflotant

La concurrence se beugle

Comme une infirmière répare son dernier dilapidé

La courbe du tracé de ta vie s’écrit sans elle.

Surveille maintenant la force de tes bras ténus

D’est en ouest depuis dehors,

Aucune gloire ne s’affiche qu’on n’est tenu

Sourire est toujours un immense effort.

©Necromongers

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Les pluies qui parlent aux vents (II)

Tomber aux premiers clapotis des devantures

Sur une larme sans vergogne,

Le pli des agencements du temps qui passe

Ondule en ressort sur le tempo du vide.

 

On gigote, on besogne

On prie pour ne pas revivre le futur,

Sans crier gare, alerte au bide

La vie surprend quoi qu’on fasse.

 

Nul n’est parfait, même les enjoliveurs

Les secousses narguent nos fragiles certitudes,

Les trajets ne sont pas toujours des raccourcis

On freine souvent avec le vent dans le dos.

 

Avec nos applications d’inexactitudes

Torse-nus devant nos jolis serveurs,

Faire des anchoïades de niveau zéro

Et courir en tremblant les genoux farcis.

 

Et même, même si devant nos yeux nous sommes troubles

Qu’en dehors de leur vision nous sommes pauvres,

Des couleuvres somnambules virevoltent

Les lieux que nous connaissons s’évaporent.

 

Rien de ce que nous vivons n’est guimauve

On titube aussi bien avec rien que double,

L’idiot du village tourne à la mandragore

Le feu qui tient les gens vise la révolte.

 

©Necromongers

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Hydre des reçus

Sang d’ancre

Champ de méduses

Papillon d’ennui

Nid de vêpres

Toile tirée

Et les ailes ne servent plus à voler quand les fleurs immobilisent le regard.

 

Nuit étiolée

Rang de mines

Herbe d’achat

Sauce aigrelette

Micro-sonde

Si le sort est scellé qu’importe la richesse aux yeux des fous qui rêvent de projets.

 

Feuille de pompier

Voiture de porc

Jardin des Ken

Cul de rate

Housse de mouette

Nos flèches sont empoisonnées par l’ivresse d’un monstre défigurant nos actes manqués.

 

Arc en miel

onde de froc

Stylo-vrille

Belles et but

Prospère périnée

Nos idées régulières sont consommées à l’avalé comme on gomme la sagesse.

 

©Necromongers

Les pluies qui parlent aux vents (I)

Les sangsues se dérobent

Les microbes approchent,

Longtemps encore l’avenir ne dit rien

Pour peu qu’il sache de quoi est à venir.

 

Le large est en approche

La maladie s’enrobe,

On ne sait pas de quoi s’alourdir

Au risque de semer du vent qui vient.

 

Entorse, malversation, sentence maudite

Tout est bon pour parvenir à ses fins,

Derrière nous il y a toujours un lendemain

Malgré les hommes, les femmes sont dans leur bain.

 

On tourne et retourne bien des frangins

Pour quelques pauvres mauvais rites,

Il faudra s’allonger pour entendre vraiment les freins

La lueur et le froid dans les yeux des trop loin.

 

J’entends encore le son des lointains imparfaits

Sourire aux confins des rimes perplexes,

Comme si le désir ne désirait pas être transmis

Comme si la pluie ne comptait plus que sur elle-même.

 

Et puis, pour ne pas être sans complexe

On peut inscrire dans le livre des derniers effets,

Le désir simple de savoir qu’on sème

Le plus beau des messages au tamis.

 

©Necromongers

Comptine pour réveiller les bambins

Bouh ! Tout petit bout !

Tu n’as peur de rien du tout ?

Caché sous ta couette à guetter les placards,

Tu sais que souvent le sommeil rentre tard.

Pan ! Petit chenapan !

C’est dans tes rêves qu’hurle le vent ?

Toi qui sert fort ta peluche les yeux fermés,

Peut-être parce que le noir va la happer.

Areuh ! Petit morveux !

Les volets tapent-ils toujours par deux ?

Les oreilles que tu bouches n’entendent pas arriver tes songes,

Qui engloutissent tel un déluge les bruits qui te rongent.

Et bien ! Petit bambin !

Tu croyais qu’on était déjà demain ?

La nuit est si courte que le sol fait flotter ton lit,

Vers des cieux plus cléments et endormis.

Alors ! Petit trésor !

Tu as cru dormir dehors ?

Ton imagination t’a fait perdre le fil des mystères,

Quand la robe pourpre a ensommeillé tes inquiétudes d’hier.

C’est fini ! Petit chéri !

Pourras-tu encore revenir au lit ?

A la sieste il paraît, que la nuit est encore loin,

Et les rêves sont plus fous, serre fort ton doudou dans tes mains.

©Necromongers

Vague à l’arme

Les théorèmes oubliés de nos amours bafoués,

La guerre du vécu portant une arme lourde,

Si la peur n’y peut rien, même celle qui rend sourde,

Que faire du venin qui habite en trop nos fouets ?

 

Libérer nos actes

Procréer nos faits.

Cancer et pancréas

Humanité déjouée.

 

Des valeurs de pacotille pour une morale fabriquée,

Partout la colère est en train de monter,

Nous voulons vivre l’enclume des désirs frappants,

Ne plus commettre l’équilibre du votant.

 

Réfléchir nos pactes

Alléger nos mets.

Suffit les pleins aux as

Réalité reniée.

 

Il faudra se suffire pour mourir en paix.

Personne ne regarde vraiment le temps comme il existe.

Il s’écrit mieux que je ne le fais.

 

©Necromongers