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J’ai peur du passé, l’avenir l’est devenu.

Je n’ai jamais mis d’argent de côté, parce que l’argent ça ne sert à rien.

Certains vous diront que l’argent bien utilisé peut faire le bonheur et le bien. C’est faux, l’argent sert l’argent, et l’argent appelle à plus d’argent pour encore plus d’argent.

Oh bien sûr je vous dis ça je ne suis pas à plaindre. Malgré mon inadaptation sociale dès l’enfance dans une masure perdue au milieu du parc naturel du limousin , et un parcours éducatif national dont je ne voyais pas le sens, j’ai quand-même réussi à trouver un taf pour devenir autonome (pire, le 2ème amour de ma vie est une prof).

Fils d’un fou furieux mi-anarchiste mi-bipolaire (déjà bipolaire c’est pas mal, mais mi-bipolaire c’est deux fois moins bien que plus pas mal), et d’une mère fabuleuse qui a fait ce que les hommes fous et perdus ne savent pas, me prodiguer l’amour.

Depuis tout jeune donc, je navigue entre haine et amour, sans arriver à choisir. Je suis dans l’empêchement, dans la retenue, pour les deux.

Avant même de savoir que le monde allait s’effondrer, je ne croyais déjà plus vraiment en lui, c’est dire si le fait qu’aujourd’hui je sois toujours vivant et père de deux enfants est plutôt d’un optimisme fou.

Pourquoi je vous raconte tout ça ? Vous allez me dire « on s’en fout mec de ta life ! ». Simplement, je ne suis pas un enfant du consumérisme, je ne comprends pas l’idée, je n’y adhère pas. Et malgré ma situation un peu confortable, je n’ai pas envie d’être dans un camp, je ne veux pas choisir une couleur, un gilet, un parti, une cause… vos vies ne sont pas une excuse pour la mienne.

Nos système sont basés sur l’asservissement à la fonction que donne l’argent. Donc plus tu en as, plus c’est toi qui asservit les autres. Et quoi qu’on en fasse ça tourne comme ça.

Cette course au pouvoir et à l’argent pour l’avoir, a contaminé les siècles jusqu’à notre ère. En grand seigneur nous avons démultiplié les façons de faire du profit, créé l’argent virtuel, pompé toutes les ressources planétaires, explosé la limite naturelle à se ressourcer d’elle-même, aidé progressivement à rétrograder les uniques acquis sociaux gagnés à la sueur et au sang, et nous avons accepté de voter pour élire les décideurs de ce massacre.

Il n’y a plus rien à sauver. Le retour en arrière n’intéresse personne. Nos vies sont conditionnées par la geôle de l’ultra libéralisme et du capitalisme primaire. Par la dématérialisation, la délation et le nationalisme rampant. Même le langage et les mots utilisés sont régulièrement modifiés voir retirés dans nos modes de vies. Certains manuels, documents administratifs, socio-éducatifs nous mettent de plein pied dans la dystopie de Georges Orwell. Si on y ajoute la surveillance dans les rues, sur nos ordinateurs, nos téléphones et les réseaux sociaux, et au boulot, on y est presque.

La 6ème extinction de l’espèce a commencé.

L’extraction des énergies fossiles est considérablement alourdie par la profondeur à laquelle il faut aller la puiser. Son raffinement est d’autant plus coûteux.

Les minerais rares et précieux qui servent à fabriquer les composants de nos appareils électroniques épuiseront d’abord les enfants qui sont exploités pour les extraire, avant de ne plus être disponibles tout court.

L’huile de palme (utilisée dans une énorme quantité de produits alimentaires, industriels, oléochimie et agro-carburants) déforeste massivement les derniers poumons de la planète.

Le plastique sème la panique et envahit les océans, au point de faire mourir une majorité des espèces marines à une vitesse folle.

Les bagnoles et les camions par milliards, les avions par milliers, les usines qui brûlent dans l’atmosphère et rejettent dans la mer, le nucléaire pour des milliers d’années même si on s’en débarrasse.

Les bâtisseurs battissent, bétonnent partout où ils peuvent, jusque sur le littoral, les zones interdites auparavant, sur des milieux naturels protégés, partout, partout où l’état leur permet de magnifier le consumérisme humain.

Oui mais voilà, l’écologie c’est un truc de bobo, depuis que le terme existe.

Tout le monde s’en branle un peu de la protection des espèces, du climat, de la répercussion que ça peut avoir sur la façon d’appréhender la vie, même si on évoque les gamins exploités, les peuples opprimés et les guerres organisées par le colonialisme de fond.

On est prisonnier de sa voiture si on bosse, si on doit faire les courses, si on doit aller à l’hôpital, à la maternité, à la crèche, à l’école, aux putes (que sais-je moi).

C’est vrai que ça fait légèrement humaniste de droite (sans frontières) quand on légitime la faim dans le monde pour rivaliser avec nos conditions de démocraties totalitaires encore pluralistes niveau tension du string.

On est prisonnier de nos revenus. A cause de notre niveau de vie acquis, de nos gosses, de nos ex, de nos pensions alimentaires, de nos crédits à la con, de nos rêves unilatéraux, de nos nuisances écologiques, de pleins de conneries loufoques qui ne servent qu’à nous faire croire qu’on vit.

On est dépendant de notre amour, de notre façon de pouvoir l’alimenter, le déclarer, le supporter, le dévoiler, le faire vivre. Et depuis tout ce temps-là, on se regarde mourir en applaudissant les maigres évolutions que le monde moderne a piqué au délitement d’espace.

Faites ce que vous voulez, croyez qui vous voulez, aimez qui vous pouvez, mais surtout, s’il vous plaît, ne montrez pas du doigt ceux que vous ne comprenez pas.

Pendant que vous jugez gratuitement, certains payent pour accuser.

Restez vous-même, ce sera déjà un grand pas vers la sincérité.

Pour la vérité, il faudra attendre que la majorité soit prête à tout entendre, et il nous faut en admettre une de vérité, personne n’est prêt à tout entendre.

©Necromongers

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Les Humeurs de Necromongers « Des fois,et d’autres fois aussi… »

Des fois je fais de l’humour, des fois j’en fais pas, des fois je tente le sérieusement drôle, c’est toujours comme ça avec l’inconstance.

 

Des fois je suis cynique, des fois je suis honnête, des fois je rends à l’honnêteté son cynisme, c’est comme ça avec les cons.

 

Des fois je joue un personnage, des fois je suis moi, des fois je demande à mon personnage de me jouer, c’est comme ça avec les schizo…

 

Des fois j’en ai marre, des fois je suis content, des fois j’en ai marre d’être content, c’est souvent comme ça avec les indécis…

 

Des fois le monde est beau, des fois il est moche, des fois le beau n’est pas toujours dans le beau, c’est comme ça avec le monde…

 

Des fois l’honneur est sauf, des fois la honte m’habite, des fois j’habite loin des deux, c’est toujours comme ça sans sauf-conduit…

 

Des fois on rigole pour rien, des fois on pleure en silence, des fois on pleure de rire, c’est comme ça avec les émotions vivantes…

 

Des fois on aimerait mourir, des fois on aimerait vivre, des fois on meurt de survivre, c’est comme ça avec les années à revivre…

 

Des fois il fait jour, des fois il fait nuit, des fois c’est l’entre-deux d’une poussière qui papillonne, c’est comme ça avec la lumière…

 

Des fois c’est le début, des fois c’est la fin, des fois c’est le début de la fin, c’est toujours comme ça avec les prémices d’une envie…

 

©Necromongers

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Indépendamment du fait…

Lumière opaque

Sens giratoire

Feu de Bengale

Énergie solidaire.

 

Cri d’outre-tombe

Fervents admirateurs

Plastique de décombre

Otage lyrique.

 

On croit ce qu’on voit

On voit ce qu’on croit

Le doute n’est rien

Un rien met le doute.

 

La douleur éparse est une âme à prendre.

Le vague à l’âme est un créneau libre.

 

Tourbillon coloré

Revendications appuyées

Sentiments bafoués

Colère relayée.

 

Publicité mensongère

Universalité délétère

Conditionnement phacochère

Lampe à huile primaire.

 

On vit ce qu’on choisit

On choisit ce qu’on vit

Le tout est un vide

Le vide est un tout.

 

Les idées préconçues sont des fourchettes à viande.

Les valeurs dévolues sont des pics à glace.

 

©Necromongers

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I got my ticket for the long way

I got my ticket for the long way ‘round

Two bottle ‘a whiskey for the way

And I sure would like some sweet company

And I’m leaving tomorrow, wha-do-ya say?

When I’m gone

When I’m gone

I’m gonna miss you when I’m gone

I’m gonna miss you in my breath

I’m gonna miss you everywhere, oh

I’m gonna miss you when I’m gone

I’ve got my ticket for the long way ‘round

The one with the prettiest views

It’s got mountains, it’s got rivers, it’s got sights to give you shivers

But it sure would be prettier with you

When I’m gone

When I’m gone

I’m gonna miss you when I’m gone

I’m gonna miss you in my walk

I’m gonna miss you in my talk, oh

I’m gonna miss you when I’m gone

©Necromongers

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RIC : Réponse Indécise Caritative

Je ne sais plus trop quoi penser finalement.

Je ne suis pas spécialement gilet jaune, car ce qui a provoqué l’indignation nationale reste le niveau du pouvoir d’achat. Alors que les hôpitaux deviennent plus dangereux et soignent moins par restrictions budgétaires, les maisons de retraite font disparaître l’humanité, le temps et la présence accordés à nos vieux pour économies, l’école et l’éducation sont reléguées au plus bas niveau par manque de moyen, les aides accordées à une meilleure alimentation saine disparaissent… ce n’est donc pas de pouvoir d’achat dont nous avons besoin en premier lieu, mais que l’argent soit réinvesti dans les établissements, les services publics et les circuits alimentaires sains.

Néanmoins, je n’ai rien contre la grogne, je l’entends, je la comprends, et il ne pouvait rien arriver de mieux à l’Etat que de flipper un peu pour penser autrement.

Mais j’apprends également qu’une marche de soutien pour Macron est programmée pour Janvier (rebaptisée « marche républicaine des libertés »). Soit disant apolitique et pacifiste. La vaste blague.

On ne peut pas manifester son soutien à un président en étant apolitique. Il est évident que ceux qui veulent que les blocages s’arrêtent sont pour réfléchir le moins possible et subir en s’écartant le cul en grand. De fait, ils adoptent la politique gouvernementale sans sourcilier.

On ne peut pas se targuer de faire une marche pacifiste de soutien au plus haï des Français actuellement, sans faire de la provocation pure contre l’autre partie du peuple en colère.

Je rappelle que c’est un élu LREM qui a proposé cette marche, donc niveau apolitisme c’est déjà hors jeu, et niveau engagement c’est une sorte de glaviot balancé à la gueule de la partie contestataire.

Nous allons donc avoir deux camps soit disant « apolitiques » qui vont soit disant défiler « pacifiquement ».

J’ai longtemps cru aux idées de gauche tout en détestant les décisions de droite. J’ai finalement appris à haïr les décisions de gauche sans arriver à aimer la droite. Et concernant le centre, je crois bien que, selon moi, il n’existe pas.

Le peuple est aussi intelligent que ses dirigeants sont affables.

Je ne confierais la république à aucun des deux.

S’il s’agit d’argent, et uniquement d’argent. De pouvoir acheter pour pouvoir acheter. De continuer à vivre sans pouvoir tout remettre en question. De faire semblant de tenter de révolutionner les systèmes de la peur… pour simplement avoir plus d’argent pour l’accepter comme il est. Je n’en vois pas l’intérêt.

Quand le peuple se réveille au moment où le monde est officiellement en état d’extinction, c’est le consumérisme qui se mord la fin.

Alors des référendums populaires dans ces conditions, il est évidemment compliqué de ne pas avoir peur de la majorité à s’exprimer, dans une époque repliée sur des acquis perdus, vendus, et passés à la moulinette, puisqu’un retour en arrière concernant la plupart des revendications nécessiterait une perte massive de nos habitudes de consommation.

La question reste entière, mais en qui avoir confiance alors ?

Ma réponse est simple, en l’homme certainement pas.

Comme c’est un constat très pessimiste, qui ne ravira évidemment pas les constipés du positivisme à tout et n’importe quel prix, je penche pour une nouvelle crise économique majeure légèrement précipitée par le peuple lui-même.

Il n’était pas forcément logique de se dire que se battre et sortir dans la rue pour le pouvoir d’achat, pouvait conduire à sa détérioration accélérée. Il est néanmoins fort probable que c’est sans doute cela qu’il se passera.

Qui empêchera Total, Vinci, Nestlé, Coca Cola, Pepsico, Kellogg’s, Mars, P&G, Monsanto-Bayer, Exxon, la NRA, le FMI, Sanofi, Huawei, Microsoft, Apple, les lobbys du sucre, du bois, du tabac et consort et que sais-je de diriger et prendre les décisions pour le monde ?

Personne.

On va continuer à crever pendant qu’ils vont tout assécher, épuiser, laminer, éradiquer… jusqu’à ce que la terre soit sèche, ne puisse plus donner à boire ou à manger à ceux qui bossent pour leur faire gagner ce qu’ils nous volent.

On va se replier sur nous-même avec des référendums protectionnistes ultra conservateurs, chacun pour sa gueule et le reste du monde à se regarder mourir sur BFMTV.

La joie c’est l’avenir de la science-fiction dystopique.

La démocratie totalitaire est déjà en place, force est d’admirer que la démocratie futilitaire est désormais de mise.

Bonne chance à tous.

La bise.

©Necromongers.

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Ni feu ni fête.

Sons d’or me sont

Quelquefois oubliés

La pluie n’arrive qu’aux vents

Il faut trancher les quotas.

 

Fruits sacrés sans limite

La tanière des âges nacrés

Sur l’oraison des attributs

Un orage les a fait naître.

 

L’odeur ne fait se fendre

On ploie sans conteste les idioties

Ne mélangeons pas tout ce qu’on sait

Le monde plierait sans confort.

 

Tranquille, docile, sans paraben

Faut pas croire quand on est pas sûr

Et puis d’abord on lève le camp

On part vite quand on se sait fragile.

 

Pour paraître on est mieux qu’en vrai

Il faudrait disparaître pour faire semblant d’être là

J’imagine sans fard que l’autre est

Pendant que sans fioriture on s’efface pour de faux.

 

©Necromongers

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Acide Désoxyribo Nucléique

Au cœur de la matrice

Dans les espaces ondulés

Nous confinons nos sueurs.

Arrangements préalables sédentaires

Diminuant nos pertes communes

Nidifiant par erreur de savants calculs.

Action, réaction, proportion

Dissidence, cadence, émergence

Noctambule, préambule, opercule.

Aliénation providentielle sulfurisée

Dommages séquentiels dépressurisés

Nomenclature et autre format imprévu.

Au sol, nos plates effusions

Dictature forcenée de nos illusions

Nasillarde déviance de nos composés.

Allègement chimique mental

Divination des caractéristiques

Nodule prénatal ankylosant.

Adoration sauvage des molécules

Dandysme des fractions aléatoires

Niveau des enzymes en contagion.

Amalgame de prêteur sur gage

Dosé en filigrane liquide

Nettoyant en profondeur à l’arme bactériologique.

Assurément, nous sommes en perfusion

Dorénavant, nous contrôlons le mal

Nous étions naturels, nous serons nucléiques.

©Necromongers

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Ivre…

Ivre dans son bain, il décroche son téléphone et se jette Allô.

Ivre, il tente de se brosser les dents, mais elles sont sans cible…

Ivre, il tente de se dégriser lui-même dans le noir.

Ivre, il tente d’enfiler un slip, il fait un flop.

Ivre, il s’endort la tête dans le cul et se réveille avec de la merde dans les yeux.

Ivre, il se couche avec du poil dans les dents, mais il ne sait pubien pourquoi.

Ivre, il mange un sandwich au thon, le lendemain il accuse son chat.

Ivre, il envoie un texto à toutes ses ex, le lendemain son numéro a changé de téléphone.

Ivre, il poste sur les réseaux, personne ne s’en aperçoit.

Ivre, il se couche ivre. Sobre, il se lève sobre. Sa vie change à jamais.

Ivre, il compte les moutons pour s’endormir à voix haute, il a la laine douteuse.

Ivre, il fait semblant d’être sobre. Il est aussitôt dénoncé.

Ivre, il découvre que la vérité est vraie, le mensonge le gagne à jamais…

©Necromongers

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Polyamide moutarde Ξ poésie consumériste Ξ

Y’a tellement de trucs beaucoup plus importants que le nylon soleil sur les rond-points.
Chais pas moi, le désert de la vie, la poussière de l’amiante solitaire qui s’efface au loin.
Le rosé du matin, la glace à piler sur vos pare-brise, les questions qui nous donnent à moudre du foin.
Les savantes diatribes énuclées de nos dérives, précipitées par la sécheresse du RSA sans fin…

Y’a tellement de choses beaucoup plus essentielles que le plastique canari.
Les gravas de l’inconditionnelle patrie, la farce théorique de nos séances tenantes à vie.
Les kilomètres à s’enfiler du bilan carbone, les épreuves résilientes des 1000 porcheries.
La faculté sans limite de chacun, à conditionner la capitalisation de nos services au bénévolat soumis.

Y’a tellement de machins nettement plus capitaux que le polyamide moutarde.
Des rangées de turbulences anonymes qui s’agrippent à la dernière génération du hard.
Des flopées d’enzymes bouffonnes en léger détachement craintif militant par mégarde.
Une simili suffisance identitaire qui perdure au tréfonds de nos cavernes bouffardes.

Y’a tellement d’évidences plus majoritaires que les cardigans citron.
La montée des eaux placides et généreuses, comme une folie meurtrière en canots gonflés bidons.
Les tentacules vivipares d’un océan de bouteilles, l’accalmie raisonnée des collégiales de béton.
Une force incalculable, une poussée majuscule des énergies fossiles en carton.

©Necromongers

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