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Les Humeurs de Necromongers « nos mémoires s’étalent dans l’oubli »

Je ne sais pas s’il y a encore des choses valables à dire.
Des gens souffrent. D’autres se moquent. D’autres s’en foutent.
On peut tous crever comme ça, dans l’indifférence générale augmentée. Dans cette alliance de la modernité et de l’austérité moyenâgeuse.
Peut-être que ça n’a pas beaucoup changé, que ça n’a pas beaucoup évolué. Peut-être que les peurs ont toujours eu raison de la majorité, pour qu’enfin le peuple se plie et baisse sa garde d’épuisement.
Jamais nos sociétés n’ont été aussi informées. Jamais nos vies n’ont été aussi faciles à manipuler, faciles et promptes à générer des fusils sur la tempe le sourire aux lèvres.
On nous demande d’être patriote, de croire en l’homme, de faire confiance, de s’abandonner aux nouveaux dieux de l’économie.
Il y a un monde entre mes 20 ans et mes 4
5 ans que je ne saurais vraiment expliquer. Je ne sais pas si mes choix ont été les bons, je ne sais pas si ce que j’ai fait était nécessaire, je ne sais pas si le temps résout les équations.
Ce que je sais en revanche, c’est que le retour en arrière est impossible. Pour moi, pour vous, pour notre immense peine à réfléchir, pour toute la communauté qui a détruit l’environnement avec aisance et continu
e sans s’écorcher la conscience, pour la politique utilitaire du capital… qui ne s’arrêtera jamais sans qu’on la détruise avec violence.
Le monde
a toujours été violent, mais aujourd’hui il est nihiliste volontairement.

*

Il est des jours où les coïncidences font réfléchir.
Alors que je m’apprêtais à prendre un virage à angle droit dans un petit village, j’ai été stoppé net à l’angle, au niveau du monument aux morts. Enfin stoppé net, non, je me suis retrouvé au cul d’une Ayo qu’une trottinette aurait pu doubler sans élan.
Vous l’aurez deviné, l’autoplaymobil de chez Toyota était conduite par une vieille personne, dont l’autorité bienveillante du respect qu’il m’est demandé d’avoir est proche de la logique d’une réflexion entamée par la sécurité meurtrière de notre pays.
Par chance, je tournais de nouveau environ 20 mètres après dans une nouvelle direction, laquelle m’a paru aussi longue et lointaine qu’une semaine entre 2 épisodes de GOT.
Je n’imagine pas le tracas et l’angoisse parsemé
s d’incertitude qu’a pu véhiculer ce tombeau ouvert aux autres conducteurs sur les mètres suivants, pile dans l’alignement de l’église.
Chose incongrue, ma mission élégante du jour était d’aller vider le tri de mes poubelles dans les containers répartis à cet effet. Vous savez, le tri, ce même objectif lugubre et indéfinissable que les Français ont autant de mal à faire pour leurs déchets que pour les informations trouvées sur le web. Car il lui faut du prémâché à notre esthète de la civilisation moderne, plus le niveau de confort est acquis moins le niveau de réflexion est motivé.
Peu importe.
1h après, en repassant par ce même village, j’ai croisé sur la portion à 30 km/h une quinzaine de motards de la gendarmerie encadrant deux véhicules du même ministère des armées, dont un banalisé avec un chauffeur portant un gilet pare-balle.
J’avais envie de leur dire, ne sachant aucunement la portée ni l’objectif de leur mission, qu’à 60 minutes près ils auraient bien pu tous mourir dans d’atroces vieilles souffrances boursouflés par l’âge au niveau du monument fleuri aux non vivants.
Les choses capitales ne se rencontrent pas toujours au bon moment.

©Necromongers

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Les Humeurs de Necromongers « Socialement vautre »

Le problème de l’information aujourd’hui c’est qu’elle se fait avec l’émotion, pas avec le discernement.
Plus les gens ont des infos à profusion, moins ils s’informent sur la véracité et l’orientation des médias qui la colportent.
Oui, c’est devenu beaucoup plus difficile de s’informer correctement, en étant sûr que ce que l’on partage n’est pas trop propagandiste ou trop faux. Mais les gens ne font plus l’effort.
En soi, le niveau de partage de l’information révèle le niveau de position des gens dans leur citoyenneté, et par conséquent dans leur façon de voter.
Et bien évidemment, il implique la façon dont ils sont capable
s de se faire abuser, autant politiquement que socialement.
C’est bien dommage mais c’est comme ça, la population s’est appauvri
e intellectuellement en même temps que son accès au monde est devenu grandissant.
C’est pour ainsi dire la preuve que nous sommes à l’aube d’un changement fabuleux, la connerie va devenir le nouvel étalon humaniste.
Tant pis, on a ce qu’on mérite parait-il.

*

J’avoue ne pas très bien comprendre la polémique autour des formulaires scolaires pour remplacer père/mère par parent 1 et parent 2.
A la base c’est une volonté qui date de la loi Taubira pour ne pas stigmatiser les couples homosexuels qui peuvent avoir des enfants à charge.
Si on peut y voir une légère maladresse que reflète notre société judéo-chrétienne basée sur le mode patriarcale, même en remplaçant par « représentant légal 1 et 2 » ça ferait polémique quand-même. Du moment qu’on pense père en premier et mère en deuxième, les 1 et 2 en seraient les noms.
Oui, tout le monde
a des parents biologiques. Mais ils ne les connaissent pas forcement, et même si c’est le cas, ne vivent peut-être pas avec eux.
Au-delà de l’adoption, et de la légalité pour des couples homos de le faire (et à mon humble avis c’est de cela dont il s’agit et qui ne passe pas dans notre pays de gros cons), on peut avoir des tuteurs différents familiaux (oncle/tante, Grand parents, etc…). Et dans ce cas là, déjà à la base, on ne rentre pas dans les cases.
Alors le souci administratif général de nos sociétés est bel et bien de rentrer dans des cases.
Et franchement, de comment les cases s’appellent, je vous prie de croire qu’on s’en branle le jonc derrière la sacristie… du moment que les gosses sont bien traités avec leur consentement.

*

C’est compliqué d’être peinard.

– Si tu supportes les gilets jaunes t’es un connard qui aime que les autres empêchent les Français de travailler.
Avec 2 sous-entendus:
👉Soit tu les supportes mais tu ne manifestes pas donc tu fous rien t’es un connard.
👉Soit tu manifestes et t’es un gauchiste casseur ou un droitiste xénophobe, donc un connard.

– Si tu ne supportes pas les gilets jaunes t’es un connard d’égoïste forcément plein de thunes qui ne viendra pas se plaindre après (un peu comme quand t’es abstentionniste mais avec de l’argent).
Avec 2 sous-entendus:
👉Soit t’es un salaud sans âme à la solde du système macronien, t’es antisocial et tu méprises les pauvres.
👉Soit t’es un foulard rouge qui ne s’assume pas et tu protèges l’Etat et le fric en général pour empêcher le partage.

Vous remarquerez que dans les 2 positions t’es un connard pour quelqu’un, et que dans les 2 sous-entendus… ben t’es un connard aussi.
La case pour les gens qui réfléchissent, pensent, ne veulent faire chier personne et trouvent des idées débiles dans les 2 camps n’existe pas.
Pour ce faire je propose pour les débats animés des soirées, que chacun puisse être identifié.

Français 1
Français 2
Français 1+2 donc 3, mais en même temps pas tellement parce que si on réfléchit un peu à la sit… ah oui, pardon, le mot qu’il ne fallait pas employer.

Finalement, j’aurais dû commencer par: c’est compliqué d’être un connard.

 

©Necromongers

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Les Humeurs de Necromongers « Qui sommes-nous? (2) »

– Qui sommes-nous?

– Des climato-sceptiques!

– Que voulons-nous?

– Etre sceptiques!

– Pourquoi?

– Pour le climat!

– …

– Bah quoi?

– Non rien.

________

– Qui sommes-nous?

– Des intersectionnels racisés!

– Que voulons-nous?

– Etre non mixtes!

– Pourquoi?

– Pour décolonialiser le discours ambiant!

– Sérieux?

– Sérieux.

– Ah merde, désolé.

– Pourquoi?

– Je croyais que c’était pour faire avancer le débat sur l’universalisme.

_________

– Qui sommes-nous?

– Des LREM!

– Que voulons-nous?

– Gouverner ta mère, ton père, mes frères et mes sœurs, ohoh ooohoohhh!

– Pourq…

– OHOH OOOOHOOOHHH!

_______

– Qui sommes-nous?

– Le parti socialiste!

– Hein?

– Bah oui.

– Sérieux?

– …

– Ah bon, j’ai eu peur.

________

– Qui sommes-nous?

– Les homéopathes!

– Que voulons-nous?

– Guérir les gens!

– Pourquoi?

– Bah pourquoi pas.

– En 5ch?

– Non en 30ch!

– Sérieux??

– Chais pas.

– Oui hein, moi non plus.

_________

– Qui sommes-nous?

– Des gilets jaunes!

– Que voulons-nous?

– Manifester!

– Pourquoi?

– Pour dénoncer le totalitarisme gouvernemental, ses dérives financières et sa capacité à enrichir les riches et seulement eux!

– Et ça marche?

– Environ 1 samedi par semaine, bon pied bon œil.

©Necromongers

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Les Humeurs de Necromongers « Polyamide moutarde »

La plupart du temps les gens ne comprennent rien.
Ça se veut de la droite, de la gauche, du centre, des extrêmes…
C’est contre ça, pour ci, ça ne veut pas de ça, ça préfère ci…
Mais dans l’absolu, de façon assez générale, ça piaille en acceptant de se faire enfiler depuis des décennies.
On est tous les enfants d’une démocratie du papier. Du genre qui peut s’en vanter en affirmant des piliers de démonstration de fonctionnement… qui depuis des années est en déliquescence effarante.
Et voilà un mouvement (qui bien que protéiforme) essaye de dénoncer les injustices à sa façon, se fait de suite reléguer au niveau d’un populisme ravageur parce qu’il menace un équilibre qui ferait basculer notre démocratie totalitaire dangereusement.
Un équilibre? Vous pensez vraiment que notre système est une forme de balance équitable des droits? Vraiment?
Vous y tenez tant que ça à vos droits qui se délitent de mois en mois? Vous êtes à ce point attachés à vos petites habitudes consuméristes pour accepter que le monde engloutisse ce qui reste à pomper en plus de vos fausses valeurs ajoutées?
Vous pensez que vous pouvez vous prendre au sérieux en continuant de croire que l’optimisme est un critère de prière bankable?
Que vous aimiez le jaune ou non, que vous soyez fans des gilets ou pas, que cette histoire vous intéresse ou vous insupporte… vous n’avez pas le choix.
Personnellement, comme bon nombre de personnes vivant au jour le jour, ce truc m’a fait chier au départ. Pris dans ma petite vie existentielle nombriliste, et voyant le truc animé par l’austérité du consumérisme participatif en besoin d’encore plus consommer, je n’ai pas compris l’intérêt.
Aujourd’hui, ce que je vois, c’est que le gouvernement en a peur, car il casse ses codes et met à mal sa politique visible de lynchage public des droits.
Il met en avant la capacité anti-démocratique d’un état poussé au besoin de passer outre les rudiments de protection de son propre peuple, et à la mission de subvenir à ses besoins avant d’enrichir les actionnaires financiers.
La répression est sa seule réponse, car les lobbys ne lui permettent pas un vrai dialogue sincère. Ni maintenant, ni plus tard. Tout ce qu’on pourra vous promettre est forcément faux, et mandaté par les esprits de l’extinction mondiale de l’humanité.
Ce monde est décidément beaucoup plus con que prévu. Et si jamais quelque chose pouvait mettre en péril un engrenage qui pourfendrait la totalité de sa stabilité pour l’anéantir, j’avoue que je m’en réjouis d’avance.
Je ne sais pas si je verrai les prémices de la fin du monde moderne, mais je m’en délecte joyeusement.

*

Le mépris.
Le mépris du gilet.
Le mépris de la matraque.
Le mépris de la consommation.
Le mépris de la démocratie déliquescente.
Le mépris de l’effort de circonstance.
Le mépris du changement.
Le mépris du peuple.
Le mépris gratuit.
Le mépris.

Les soldes c’est jusqu’au 6 Février.
Le mépris à prix cassé, fracassé, dilapidé.
Mais sur Amazon ça continuera après…

*

C’est toujours pareil de toute façon:
Aux sans chefs il leur faut des chefs
Aux sans partis il leur faut des représentants
Aux sans thunes il leur faut de la thune
Aux sans humour il leur faut de l’intelligence
J’ai regardé sur Amazon, on trouve rien de tout ça.

Il y a des tas de choses pour lesquelles j’ai du mal à avoir un avis, mais je serais quand-même capable de faire des amorces de réponses.
Non, on ne peut pas répondre à tout.
Non, avoir un avis sur tout ne permet pas de se faire une opinion sincère.
Non, faire croire qu’on a un avis sur tout n’est pas une réponse viable et rassurante, car il faut réfléchir par soi-même.
Et pour avoir un avis tranché, il faut confronter le sien aux autres, les affronter.
On ne sort pas d’une école en ayant des réponses.
On ne donne pas de réponses sans avoir écumé le terrain.
On écume pas le terrain sans avoir réfléchi aux risques.
On accepte les risques si on
connaît ses faiblesses… parce que sans connaissance du terrain on ne découvre rien, et sans faiblesses on ne réfléchit pas.
Je peux me tromper.
Je me trompe souvent.
Mais ça n’a aucune importance.
Ce qui compte avant tout, c’est de ne pas faire semblant d’avoir raison.

©Necromongers

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Les Humeurs de Necromongers « Des fois,et d’autres fois aussi… »

Des fois je fais de l’humour, des fois j’en fais pas, des fois je tente le sérieusement drôle, c’est toujours comme ça avec l’inconstance.

 

Des fois je suis cynique, des fois je suis honnête, des fois je rends à l’honnêteté son cynisme, c’est comme ça avec les cons.

 

Des fois je joue un personnage, des fois je suis moi, des fois je demande à mon personnage de me jouer, c’est comme ça avec les schizo…

 

Des fois j’en ai marre, des fois je suis content, des fois j’en ai marre d’être content, c’est souvent comme ça avec les indécis…

 

Des fois le monde est beau, des fois il est moche, des fois le beau n’est pas toujours dans le beau, c’est comme ça avec le monde…

 

Des fois l’honneur est sauf, des fois la honte m’habite, des fois j’habite loin des deux, c’est toujours comme ça sans sauf-conduit…

 

Des fois on rigole pour rien, des fois on pleure en silence, des fois on pleure de rire, c’est comme ça avec les émotions vivantes…

 

Des fois on aimerait mourir, des fois on aimerait vivre, des fois on meurt de survivre, c’est comme ça avec les années à revivre…

 

Des fois il fait jour, des fois il fait nuit, des fois c’est l’entre-deux d’une poussière qui papillonne, c’est comme ça avec la lumière…

 

Des fois c’est le début, des fois c’est la fin, des fois c’est le début de la fin, c’est toujours comme ça avec les prémices d’une envie…

 

©Necromongers

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Les Humeurs de Necromongers « Qui sommes nous? »

– Qui sommes nous?
– Des tomates!
– Que voulons nous?
– Mûrir!
– Pourquoi?
– Pour mûrir!
– C’est à dire?
– Pour mûrir!
– Je…
– MÛRIR!

 

– Qui sommes nous?
– DES CONS!
– Que voulons nous?
– RIEN!
– C’est sûr?
– BIEN SUR QUE NON!
– Pourquoi?
– ON SAIT PAS!
– Ça promet!
– OUI!

 

– Qui sommes nous?
– Des électeurs!
– Que voulons nous?
– Voter!
– Pour qui?
– On s’en fout!
– Pourquoi?
– On s’en fout!
– Mais…
– MERDE!

 

– Qui sommes nous?
– Des abstentionnistes!
– Que voulons nous?
– Nous abstenir!
– Pourquoi?
– Beurk!
– pardon?
– Nul!
– Hein?
– Bhouuuuu!

 

– Qui sommes nous ?
– Des mouchoirs !
– Que voulons nous?
– Essuyer!
– Pourquoi?
– Parce que ça coule!
– Où?
– A CASTORAMA!

 

– Qui sommes nous?
– Des handicapés!
– Que voulons nous?
– De la reconnaissance!
– Pourquoi faire?
– Ben comme pour vous!
– C’est déjà pris!

 

– Qui sommes nous?
– Une Start Up!
– C’est quoi?
– Une jeune pousse!
– Que voulons nous?
– Grandir!
– Pourquoi?
– T’es con toi!
– En effet.

 

– Qui sommes nous?
– Des climatosceptiques!
– Que voulons nous?
– Etre sceptiques!
– Pourquoi?
– La question ne se pose pas.
-…
– Pas sûr.

 

– Qui sommes nous?
– Les Républicains!
– Que voulons nous?
– Être des Gaulois!
– Pourquoi?
– Parce qu’on est Français!
– Hein?!
– Ben…

 

– Qui sommes nous?

– Des laissés pour compte!

– Que voulons nous?

– Etre entendu!

– En quoi?

– Ben pour tout.

– Ah bon! Vous êtes qui?

-…

 

– Qui sommes nous?
– Des peigne-culs!
– Que voulons nous?
– Peigner des culs!
– Pourquoi?
– Parce ce que ça frise!
– Quoi?
– Le ridicule!

 

©Necromongers

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Les Humeurs de Necromongers « _J’aime_ »

J’aime les causes justes. La plupart du temps elles ne servent à rien mais font assez de bien au moral pour dissiper les maux de conscience.

 

J’aime l’orage. Ses déchirements sonores, son odorante approche, l’atmosphère zébrée, les sursauts figés, sa grosse pluie lourde au vent fin.

 

J’aime le vent sur la figure. Comme un souffle qui clôt les paupières, enivre à penser sans voir, chatouille en dansant sur les oreilles…

 

J’aime écrire. La plupart du temps cela me permet de me rassembler, de me vider et de recommencer l’opération avec un certain contrôle.

 

J’aime emmerder le monde. C’est pas une vocation c’est un sacerdoce. Une sorte de libération perpétuelle de ma démocratie participative…

 

J’aime la photographie. C’est tout un monde qui s’évapore dans un instantané sans jamais lasser de sa monotone régularité fantomatique…

 

J’aime le flan. Je ne m’en cache pas, ça me rend fou. Cette texture mi-molle mi-dure, comme un trottoir avec des coussins qui flottent…

 

J’aime ma femme. Des fois elle en doute mais dans son fort intérieur y’a la bataille de 100 ans qui se délasse en attendant le wifi…

 

J’aime la bière. J’y peux rien, c’est comme qui dirait une partie de mon enfance anticipée qui s’est logée dans le continuum espace drink.

 

J’aime les chats. Ce sont les seuls animaux d’origine extraterrestre qui complotent en silence contre vous et puis en plus ils sont mignons.

 

J’aime la nature. Elle nous dit qui nous sommes, mais nous ne sommes plus rien, alors elle se fait de plus en plus petite…

 

J’aime perdre du temps. Mais je le regrette après, quand il faut récupérer le temps perdu au profit de celui qu’on doit oublier pour soi…

 

J’aime la crème anglaise. Surtout la crème, les anglaises j’ai jamais essayé. Il est possible qu’il n’y ait pratiquement pas de différence…

 

J’aime changer d’avis. La plupart du temps par nécessité, ça dépanne quand on ne se souvient plus avoir dit un truc qui empêche d’avoir raison.

 

J’aime les mystères. La vérité c’est toujours un peu téléphoné et has been, tout expliquer c’est raconter la fin d’un film qu’on a pas vu.

 

J’aime le Talisker. C’est comme une aurore en bouche, une panoplie de plusieurs levés de soleils, une énorme robe de chambre en tourbe…

 

J’aime mes filles. Qu’importe la vie et pourquoi, elle est toujours faite de filles, de près ou de loin, proche ou pour les yeux, d’amour.

 

J’aime le silence bruyant de la nature. Écoutant l’homme attendre l’automne et faire craquer ses arbres sifflotant d’un battement de vent.

 

J’aime être sincère. Ça ne fait pas de vous quelqu’un de bien, ça expose à des difficultés, ça en emmerde plus d’un, en ce monde discrédité.

 

J’aime le crépitement du feu. Le bruit léché des flammes qui dansent sur un morceau de bois, la chaleur des yeux qui gonflent d’étincelles.

 

©Necromongers

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Les Humeurs de Necromongers « _j’aime pas_ »

J’aime pas me répéter. La plupart du temps parce que je ne me souviens déjà plus de ce que je viens de dire. J’aime pas me répéter…

 

J’aime pas aller me coucher. La plupart du temps parce que j’ai l’impression de m’être déjà levé. C’est comme si je me répétais…

 

J’aime pas boire de l’eau. La plupart du temps parce mon corps en est déjà composé à 70%. J’ai l’impression de me répéter…

 

J’aime pas attendre pour rien. La plupart du temps parce que pour rien c’est déjà vraiment nul, sinon pour quelque chose c’est se répéter.

 

J’aime pas la chaleur. La plupart du temps parce que mon idiot de corps composé quasiment d’eau ne fait aucun effort pour s’auto hydrater.

 

J’aime pas réfléchir. La plupart du temps parce que ça me prend le temps que j’ai pour ne pas penser à rien. J’aime pas réfléchir…

 

J’aime pas les autres. La plupart du temps parce qu’ils font tout pour se voir différent alors qu’ils le sont sans le savoir. C’est nul.

 

J’aime pas aller bosser. La plupart du temps parce que j’ai l’impression bizarre d’y être déjà allé récemment. J’aime pas me répéter.

 

J’aime pas les journées de 24h. La plupart du temps parce que 24h c’est 2 fois moins que ce qu’il me faut pour en prendre conscience…

 

J’aime pas les préavis. La plupart du temps c’est comme une intention préparée à l’avance qui cache un discours établi…

 

J’aime pas les déménagements. La plupart du temps c’est comme des ménagements étudiés pour te casser le dos toute une journée…

 

J’aime pas la mort. La plupart du temps elle prend notre patience pour une roulette russe qui se ferait marchand d’armes hasardeux…

 

J’aime pas l’ordre. La plupart du temps c’est comme une omelette qui casserait ses œufs en rang dans une poêle huilée par l’autorité…

 

J’aime pas la misère. La plupart du temps parce que c’est elle qui remet en cause notre satisfaction à nous trouver moyen…

 

J’aime pas l’argent. La plupart du temps parce que ça pue de l’odeur que ça n’a pas pour vous dire insidieusement que ça n’en a pas…

 

J’aime pas le politiquement correct. La plupart du temps parce que ça pue l’hypocrisie d’un fac-similé made in china fabriqué dans l’Oural.

 

J’aime pas la nuit. La plupart du temps parce qu’on pourrait faire tout pareil que rien qui soit mieux fait qu’en rien faisant le jour…

 

J’aime pas Macron. La plupart du temps parce qu’il est comme Valls, hautain, pédant, déterminé et sûr d’avoir raison à tort et à travers…

 

J’aime pas me lever tôt. La plupart du temps parce que c’est dur de se forcer à croire que c’est nécessaire alors qu’on en a rien à foutre.

 

J’aime pas me forcer. La plupart du temps pour exactement la même raison qu’on aimerait n’avoir pas envie de quelque chose…

 

J’aime pas être sérieux. La plupart du temps à cause du fait que ça finit par ennuyer assez pour ne plus avoir envie d’en rire…

 

 

©Necromongers

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Les Humeurs de Necromongers: « Raison garder n’est pas sans effort si le tort est réfléchit (2ème partie) »

On gagne à être connu en se faisant oublier. Quant on est trop présent on rend les gens dépendants de son absence, et l’absence est reconnue pour sa légitime méfiance.

 

Un an de plus c’est un an de moins à vivre. Depuis le temps que l’occupation plénière du citoyen passe par un écran, c’est toute une vie à mourir qui fête sa mort à vivre!

 

On réfléchit aux changements d’une société en faisant des #NuitDebout assis quand beaucoup restent encore debouts en plein jour. C’est une révolution des résolutions… le changement c’est tentant.

 

La tranquillité c’est un truc qu’on attend tous avec une impatience non dissimulée. C’est-à-dire qu’en plus de ne pas être patient pour être peinard, il faut encore expliquer aux cons que c’est pour notre bien.

 

Le Medef c’est comme une entreprise qui pense à toi pour s’aider. Un genre de syndicat pour tes patrons qui te file un coup de main pour oublier l’argent que tu aurais pu leur extorquer.

 

Il serait intéressant d’arrêter de croire bêtement à tout ce qui bouge. Avec la chance qu’on a on finirait par se retrouver coincé au beau milieu d’un dilemme qui n’aurait jamais pris sa source au bon endroit.

 

Les violences policières c’est comme une guerre dans la guerre. Contrôler un tas de gens mécontents, qui manifestent à l’encontre des dirigeants des forces de l’ordre, c’est déclarer l’amour à la violence.

 

Je n’ai rien contre la mort des stars interplanétaires, mais à force de vouloir rester en paix on finit par saouler le monde avec les vivants qui la cherche encore.

 

On commet l’irréparable dès qu’on répare l’irréparable. C’est quand même pas compliqué de laisser aux rêves le soin d’exister !

 

Je ne sais pas toujours faire la différence entre le bien et le mal. Faut dire que tout cet amalgame autour des gens biens qui font du mal ne met pas en avant les désillusions des mauvaises personnes qui font de bonnes choses.

©Necromongers

(Faites-le taire!)

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Les Humeurs de Necromongers: « Raison garder n’est pas sans effort si le tort est réfléchit (1ère partie) »

Le sacré, cette entité qui prône le respect de son culte qui ne respecte pas l’idée d’ouverture aux autres. C’est comme la connerie, ça ne s’explique pas.

 

Le choix, cette catégorie qui détermine la façon dont la fin va finir. Ce truc multiple qui une fois enclenché vous dira si vous avez été bon ou pas. Un choix n’est pas coutume.

 

Une idée n’a rien à envier à une autre. Sauf éventuellement, si l’idée de départ est la base d’une autre n’ayant pas été exploitée avec l’envie nécessaire pour que l’une et l’autre soient en concurrence. J’ai été clair ?

 

On s’étonne trop facilement de ce qui n’est plus à découvrir. C’est juste qu’on oublie qu’une partie de la population s’est suffisamment laissée abêtir pour ne plus avoir à souffrir de l’intelligence.

 

La religion au service de l’humanité… et pourquoi pas l’abolition de la pédophilie sans frontières tant qu’on y est ! Je ne saurais dire si la zoophilie est un manque inconscient de protéine animale ou un adultère originel, comme je ne saurais dire si Dieu est un péché…

 

On n’arrête plus d’imaginer à quoi ressemblera le futur uniquement parce qu’on ne sait pas le penser. Jusque-là, on a surtout imaginé comment le profit pouvait faire oublier le futur.

 

L’heure du changement a sonné. C’est-à-dire que plein d’autres fois on y avait pensé aussi mais jamais on avait réglé le réveil pour prendre une décision.

 

On peut croire, aimer, idolâtrer, sublimer, encenser, s’extasier, s’échiner à s’octroyer le droit de rêver sans cesse… jusqu’au jour où le radio-réveil gueule sa fréquence.

 

La dernière volonté d’un homme c’est souvent le pardon pour la rédemption, c’est complètement con. Si tu as été capable d’attendre tout ce temps-là pour regretter, c’est que le temps que tu as passé à croire que ça n’en valait pas la peine est toujours devant toi.

 

La médiocrité est un mal nécessaire. Elle permet de remettre en question la capacité que l’on a à se trouver bon en quelque chose. C’est comme le sexe les soirs de cuite.

 

©Necromongers

(faites le taire!)

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