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Les paradigmes d’encre (BETA)

L’univers tangue à l’instar d’un bateau

Qui nous mène vers un astre inconnu.

Alors que même dans les temps de trouble

On illumine le blanc de la voie lactée.

 

Etrange comme le monde peut sourire

Sans parler de sa force du pire.

Les couleurs sèchent en attendant la lumière

Comme un œuf sans coquille, loin de sa tanière.

 

C’est l’huile sur la toile qui se répand

D’un peintre troglodyte oublié.

Du fin fond de son origami déplié

Qui dicte les règles du jeu.

 

D’étoile en étoile on s’époudre

La poussière d’une carte aux trésors.

Nos enveloppes fondent sous la foudre

Fumée âpre et odeur de corps.

 

Des nébuleuses en verra t-on

Du fond de nos yeux vairons ?

Qui à chaque instant saignent

Dans l’espace ou Neptune règne.

 

Le regard perdu vers l’horizon sans fin

A chercher la répercussion d’un son égaré.

Les comètes pleuvent aussi

Hérissant nos capillarités, frôlant nos peurs.

 

Tandis que les lunes nous réconfortent

Tel un enfant des astres.

Qui se réfugie dans sa chambre forte

Pour éviter les solaires désastres.

 

Le vide intersidéral de nos cœurs

La matière noire s’infiltre, coule.

Il nous faut percer les mystères

Rayonner sans éblouir.

 

Comme au fond d’un corps stellaire désolé

Les réponses attendent encore.

Quand sur les rivages des Venus d’or

Nous suivons d’étranges destinées.

 

Alors il faut continuer à voyager

Se répandre et partager les âmes.

Alors il faut ne jamais s’arrêter d’en finir

Se rapprocher pour s’entendre à l’utopie.

 

©Richard Kuran  & ©Necromongers

Les paradigmes d’encre (ALPHA)

[1er poème à 4 mains et 20 doigts d’une longue série, improvisé avec mon ami Richard Kuran.]

 

 

L’avenir est un condiment insoluble

On espère tellement mieux que des miettes.

Si les réponses sont des questions

L’univers s’engloutira tout seul.

 

Le passé est un miroir constant

On y plonge le regard sans se retourner.

Pour retrouver les chuchotements d’antan

Quand la terre cessera de tourner.

 

Des boites, des sacs et du pétrole

Le sang du passé recyclé se pleure.

De smartphone jusqu’en carte bleue, les billets verts

Du goudron et des plumes.

 

Des visions binaires et erronées

Contaminent la rétine de nos yeux.

Devant la toile web de nos anciens dieux

Dirigeants le cours de nos pensées.

 

Salves héroïques pour sonder l’éternel

Aux armes les telluriques, des larmes réelles.

L’essieu sans visage, ressort de notre monde

Accuse avec paresse nos grimaces moribondes.

 

Sur les sourires effacés de la vie

Aux failles tectoniques, aux sorts contrés.

Quand des princes nagent en eau profonde

Au prix de leur souffle éphémère.

 

Le fil est incertain, plus que de mystère

Les louanges ne rassasient personne.

Au diable les alouettes et les dernières terres

S’il faut crier pour écorcher ce qui résonne.

 

L’écho se faisant oppressant comme un chant

Qui suspendrait toutes les questions de la vie

Alors s’il faut déclamer pour engendrer des voix irréelles

Nous choisirons nos instruments sur nos premières mers.

 

Faire la planche sans se noyer, d’une coulée

Etancher la liberté de flotter sans bouée.

Survoler les échappées belles pour se fondre

Se permettre de voyager et de se répondre.

 

En faisant taire la mer intérieure déchaînée

Pour mieux palper le silence des paysages,

Qui dans un mouvement perpétuel

Nous offrent la plus belle aventure : le rêve.

 

©Necromongers & ©Richard Kuran