Archives du mot-clé poèmes exagérés

Poème exagéré (5)

On fait des alouettes au pied du plancher

Volant à l’envers sans sourciller,

Des actions Carambar pour mieux rigoler

Mêlant encore son tordant à mastiquer.

 

Le soleil n’arrête jamais de briller

Même quand il pleut des vaches qui rient,

L’herbe fait semblant de pousser

Pour les tondeuses en fin de droit qui prient.

 

Les chats dorment même la nuit

Si bien que le jour ne sait plus quoi illuminer,

Les mulots aimeraient sortir manger

Sans finir carpette au pied du lit.

 

Le vent n’a rien inventé d’original

Mélangeant nos mèches sur son piédestal,

A peine quelques bourrasques d’Epinal

Des yeux qui pleurent un peu bancals.

 

Laissons nos goulags personnels s’enliser

On peut aussi les tartiner lentement,

Gaffe à ne pas choisir une biscotte ébréchée

La mélasse qui casse c’est légèrement chiant.

 

On se regardera en chien de faïence

Prêt à se recoller la mémoire,

En brocante, vide grenier ou dans une foire

Nos vies en puzzle sans aucune patience.

 

©Necromongers

Poème exagéré (4)

Une arrière pensée s’évade, avec le temps qui fige son avancée,

L’écorce d’un arbre respire mieux qu’un seul homme qui court.

Les lumières vives jaillissent toujours au grand jour,

Pendant que les idées sombres éclairent la nuit.

 

On en rêve encore des poules mouillées la nuit qui picorent des lardons,

Trois brins d’herbes et puis s’en vont, à la conquête des farines admirables.

On plie les anniversaires avec une régularité qui met le feu aux bougies,

Souffler n’est pas tuer, puisque les ans sont éternels il faut vivre et laisser mûrir.

 

Et puis les décors se laissent apprivoiser, avec leur langage asymétrique,

Les goûts et les couleurs se déplaisent à l’uniformité.

Partout on cherche le désordre à ordonner, comme un état qui se disloque,

La liberté d’un chiffon humide ne sèche plus d’égard à nos peurs.

 

©Necromongers

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Poème exagéré (3)

Un de ces jours il n’y aurait rien en retour,

Quelques vieilles feuilles de chou à lire à cru.

Le sens des aiguilles d’une montre aurait l’air d’un artichaut fondu,

Une barrique de lait caillé, au fond d’un lac salé.

 

Peu importe les mirages qui planent, ils ne volent pas nos rêves,

Les oasis ont les espoirs qu’elles sèment, désensabler l’eau.

L’odeur du vent reste une théorie qui a du nez,

Seul les embruns savent encore mettre le paquet !

 

On nous vole tout ! On nous dit rien ! On attend du retour !

C’est comme les droits élémentaires, mais avec une sauce au fenouil un peu amère.

Priez pour nous pauvres prêcheurs, sans lendemains qui chantent,

Les tartines beurrées n’aiment pas la confiture qui se retourne.

 

©Necromongers

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Poème exagéré (2)

Le vif du sujet c’est l’écran qui se fait total,

A chaque bras qui pousse un corps meurt de tétanie.

Les huiles ne sont pas toutes essentielles, c’est évident,

Les miracles à la pelle ont fuit les soldes déclassées.

 

Le cri des oiseaux dans le vent, le sable et la poussière,

Une ironie ne fait pas le printemps, tu clignes des yeux.

Le monde n’est pas prêt pour le festin naturel,

Il y a longtemps que les réponses dorment derrière les questions.

 

On parle, on cause, on tergiverse, mais l’eau coule dans le même sens,

Le courant est une flamme sèche se moquant de tout le monde.

Le calme avant la tempête, c’est comme après, mais pour prévenir du mal qu’on se fait,

Si vous aimez regarder le fond des verres attendez d’avoir tout bu.

 

©Necromongers

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Poème exagéré (1)

Ensemble et pourtant seul, comme un ivre,

Avec des autres au milieu de soi-même.

Plus près que les instants furtifs, vers une direction,

Non loin d’ailleurs, des années lumière en attente.

 

Des fourmillements d’exclamations, qui gigotent amer,

Pour une armée d’effondrés, en pleine guerre de guichet.

Des estocades effrontées, sur un parterre façonné,

On en parle encore en cachette, de ces histoires secrètes.

 

Mais tout secoue tout ! Il n’y a plus grand-chose à la fin,

Les doigts comptent les moments, il ne peut en rester qu’un.

On s’épuise à mettre du sens, là où le vent oublie de passer,

Alors que les oiseaux font des cercles, sans qu’on leur dise où aller.

 

©Necromongers

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