Déshydratation vectorielle

Irrigation de l’âme

Senteur décuplée

Société infâme

Odeur malmenée.

Chantier célébré

Angoisse en suspens

Spasmes acérés

Diagonale des long flancs.

Temps suspendu

Attente de certification

Transversale ténue

Logique d’amélioration.

Identification en téléchargement

Cupide manigance

Pirate d’hébergement

Solstice virtuel d’alignement.

©Necromongers

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A paraître: Necro Manigances Dandois Saisissantes (extrait)

Ça gratte, ça écorche, ça grignote aux écornures

Boniments, élégances, radiothérapie des ligaments.

Fleur de sel et autre pigmentation vénérienne

Ribambelle et flagellation des cordes vocables.

Particules, poussières, rhume des soins

Sauvetage assidu d’endorphines faméliques.

Médecine légale des sentiments à nu

Voyeurisme amateur déporté par transparence.

 

 

On palpe, on pince, on tâte les arrières faussetés

Véhémences, torsions, foulures des condiments.

Sauce naguère et assortiment des passés

Élongation des nuances de farces et matraques.

Atmosphère, oxydation, grippe inestimable

Émasculation des niveaux de gris tempête.

Doctrine sédimentaire des couches émotionnelles

Tabloïd grandeur mature dégorgé sans souffrance.

 

Le corps est un autre homme qui tente de survivre à l’extérieur.

L’homme est un autre décor qui se serpente de l’intérieur.

Necromongers, Les tentacules de l’esprit
(textes: Necromongers / Dessins : Pascal Dandois)

A commander auprès de l’éditeur urticalitblog@gmail.com

Prix 6€ port compris

Enfoncer des portes-fenêtres…

La porte est grande ouverte

Il fait froid.

C’est toujours pareil quand il fait beau et chaud

A l’intérieur on se sent à l’étroit.

On regarde dehors, sans savoir si c’est important

Mais le cœur du monde vit dans nos carcasses.

Pour les remuer c’est comme l’Orangina

Faut secouer la pulpe du corps.

On ne décolle pas souvent, même avec le beau temps

Quand c’est l’hiver à l’intérieur de soi.

Avant le réfrigérateur il y avait la fenêtre

Maintenant il y a le congélo et le réchauffement climatique.

Depuis que les armes sont devenues mères

On a les balles au prénatal.

Les normes ont changé, c’est moins cool

Faut se faire fouiller partout sans résultat.

Le couteau au fond de mon sac

Ça passe comme quand ce n’était pas grave.

 

 

La fenêtre est grande ouverte

Il y a un courant d’air.

C’est possible que je prenne froid

Mais devant la misère je vais prendre cher.

Faut arrêter de se demander qui a tort et a raison

De fait, ceux qui ont raison ont tort d’avoir raison à tort.

Je crois que l’homme il est mâle devant la femme

Parce qu’il sait que son jugement remonte à trop loin.

Et même si l’avenir sera meilleur il est faux

Parce que l’avenir c’est le futur du passé continu.

On ne sait pas où on va, ce qu’on fera, comment

La seule idée c’est de vivre aveuglément.

Avec ça on fait des frites à tous les repas sans porc

Et puis on paye des idées à ceux qui en manquent.

Faut pas rester les portes et les fenêtres ouvertes

Ça fait du vent qu’on sait pas quoi en faire…

 

©Necromongers

Concerto pour migrant ♫(Hymne Européen 2018)♫

Crève                                                                                                                   Marche ou crève

Tu peux crever                                                                                                 Crève

Marche ou crève                                                                                             Chez toi

Chez toi                                                                                                              Tu peux crever

Marche ou crève chez toi                                                                            Pas chez nous

Marche ou crève chez toi pas chez nous.

(emmène tes enfants, les voyages éducatifs forment la jeunesse)

Crève                                                                                                                  Marche ou crève

Tu peux crever                                                                                                Crève

Chez nous                                                                                                         Tu peux crever

Marche ou crève chez nous                                                                       Pas chez toi

Marche ou crève chez nous pas chez toi.

Mais crève.

Tous les chemins y mènent.

(Sur une idée originale de l’ultralibéralisme)

©Necromongers

Addictions mon amour…

L’alcool. Ceux qui en parlent le mieux sont encore ceux qui boivent.

Il y a bien les proches, la famille, les amis, mais souvent ce n’est pas pour en dire la même chose.

J’ai déjà écrit sur le sujet, et peut-être qu’au final, sans le savoir, j’écris sur ça intrinsèquement parlant dans la plupart de mes publications.

Evidemment, ça ou une autre addiction cela revient à écrire sur le phénomène du piège. On peut faire l’apologie de la liberté sous toutes ses formes, être clean ou débarrassé de l’addiction ne veut pas dire que l’on est pas soumis au dictât d’une société. Et trop souvent, c’est la raison qui affaiblie l’âme, faisant perdre pied à une réalité de plus en plus néfaste à la conscience.

Boire ou consommer une drogue n’aide en rien à assumer la vie pour laquelle nous sommes voués à vivre, de par la formalisation de la société. En plus ça fait mourir plus vite. Mais ça, c’est un sujet bancal dans l’idée que s’adonner à ce mal est une volonté inconsciente d’en arriver à ce résultat.

Aujourd’hui, nous sommes régulièrement pris pour des idiots qui saignent leur temps et leur santé pour la vivacité financière des plus riches. Et finalement, se droguer ou pas n’y change rien.

Etre conscient est déjà une forme rare d’avouer sa capacité à appartenir à ce monde malade. Boire ou se camer est une négligence fondamentale de l’être, car pour le même résultat et sans aucun plaisir, nous pouvons encore contribuer à améliorer le sort des autres.

Il y a sans doute une volonté mesurée de continuer à vivre dans l’addiction. Car, bien trop souvent on oublie d’en parler comme d’un palliatif à supporter la vie. On parle beaucoup moins des médications à base de neuroleptiques et des anti-dépresseurs comme un souci de société, parce que si leur fonction est indubitablement la même, les effets négatifs sont uniquement liés à sa propre santé plutôt qu’à une dérive comportementale directement associée.

Les réseaux sociaux sont devenus une autre problématique addictive à prendre en compte depuis 10 ans. Pour des raisons et un résultat quasiment similaire, fuir un quotidien désarmant et dont le contrôle nous échappe. C’est un phénomène neuf et récent mais déjà palpable en terme d’effets secondaires. De plus, l’état et la société en est devenu une quasi filiale de surveillance pour ceux qui en usent. De fait, c’est une drogue d’état, fortement conseillée par la société, comme la dématérialisation. Cette déformation de la communication et du dialogue a nettement abêtit la population, sans parler de l’effet fake news, subtil invité de l’aliénation  propagandiste.

Comment se soigner ? Si l’on est pas bien dans le monde dans lequel on vit, si on se sent largué par la vie qu’on a tenté de construire et reconstruire, si nos tentatives pour continuer à poursuivre sont basées sur la seule idée qu’il faut assumer nos choix… il semble évident que beaucoup d’entre-nous choisissent l’addiction pour tenir. La volonté ne suffisant pas à résoudre les soucis car elle n’en change pas la nature profonde, il faut se changer soi-même ou s’accepter tel qu’on est. Certains tombent dans le sport à outrance, l’occupation par le biais d’associations, la multiplicité des activités quelles qu’elles soient, mais selon le niveau des « choses » personnelles à régler rien n’est jamais vraiment acquis, requis et  simple.

Il faut aimer parait-il pour avancer le plus sereinement possible. Oui mais aimer quoi, qui ? L’amour suffit-il à tout ? L’amour est-il toujours rendu ? L’amour est-il propre ? L’amour est-il désintéressé ? L’amour est-il sans conséquence ?

 

A priori rien n’est sans conséquence. A posteriori tout est conséquemment lié.

 

« On est dans la merde.

On peut se plaindre, on a toujours quelque chose à perdre. »

(Oxmo Puccino)

©Necromongers

 

Ici, tout de suite, maintenant…

L’important c’est d’aimer

Avant, après, pendant

Je ne sais pas, c’est équivalent.

 

On peut tout se reprocher

Avant, après, pendant

Peu importe, c’est légiférant.

 

Il n’y a pas à se supporter

Avant, après, pendant

Pourtant on s’aime d’être dépendant.

 

L’avenir s’écrit sans avoir été

Avant, après, pendant

De préférence en ayant vécu longtemps.

 

On cherche à être nominé

Avant, après, pendant

On pleure surtout l’ironie des vivants.

 

Avoir c’est déjà posséder

Avant, après, pendant

Quel avenir pour nos amis d’antan ?

 

On n’est pas beau quand on est laid

Avant, après, pendant

On flirte régulièrement avec le jugement.

 

On est pareil quand on est différent

Avant, après, pendant

Il n’y a que les aveugles pour voir que c’est un faux-semblant.

 

On pleure, on rit, on chante

Avant, après, pendant

La joie c’est comme la peur quand elle nous ment.

 

On cherche, on fouille, on rêve

Avant, après, pendant

Toutes nos illusions d’enfant.

 

On voudrait des réponses sans imaginer

Avant, après, pendant

Que le sort de nos solutions est un problème errant.

 

Ici, tout de suite, maintenant

Il y a la vie qu’on juge intensément

Avant, après, pendant…

 

©Necromongers

 

Appel à l’un sur l’érection des autres (anarchy in the fuck).

{un petit coup de gueule d’il y a 1 an, en pleine élections}

 

Elle est jolie la myriade d’humeurs que nos concitoyens vénèrent à se plumer la gueule dans le dos des autres. On fait des espoirs avec le recyclage du tri, manque juste une once d’humanité.

C’est partout pareil me direz-vous. Ici, là-bas, ailleurs et j’en passe c’est même des fois bien pire que l’horreur elle-même. C’est à cause de l’identité des gens. Comme on ne leur a jamais dit d’où ils venaient vraiment, ils se sectorisent, croyant dur comme fer appartenir à un clan.

Le truc c’est qu’on a peur. De nous, des autres, de ce qui n’existe pas encore, de ce qui pourrait arriver avec cette chienne de confiance aveugle. On voudrait faire de nous des chiens guides, aboyer aux sons des hymnes, et chier sur des sacs en plastique. Mais on manque de flair, alors on traverse quand le bonhomme nous le dit.

On fait caca sans faire la grimace, parce que c’est impoli de pousser déformé. On fait pipi sur la faïence, parce qu’il faut rester discret dans notre souffrance. Déjà que nos décisions individuelles nous appartiennent de moins en moins, vous comprendrez donc que nos corps se détachent au profit de ceux qui en ont le plus à y gagner.

Ni gauchers, ni droitiers, pas même ambidextres… serions-nous devenus des air-pignoleurs ? Il faut de ce pas créer un comité des extracteurs de la branlette cognitive assumée, et réveiller les pulsions basiques de nos dérangements civiques. J’appelle à défourailler l’intelligence par n’importe quel moyen qui sommeille encore en vous, ne prenez plus de distance avec vos commodités, apprenez à vous démunir du superflu, libérez votre intérieur par dehors, comptez plus sur vous-même que sur fleurette.

Le patriotisme de la merde qui pue.

La république à l’haleine de phoque.

La démocratie au goût de chiotte.

Le nationalisme qui griffe la gueule.

La France qui ne me représente pas, ni personne, et pas grand monde au final. Je resterai absent de ton évolution tant que ton nom résonnera avec le capitalisme qui sèche les yeux et crève le cœur des nécessiteux.

 

Restons simples, brûlons l’argent et ceux qui le vénèrent. Ensuite on deviendra pacifique.

 

©Un universaliste de la pause café trop chaud qui crame la gueule (à cheval entre ©Necromongers et ©Le Docteur Burz).

La décortiqueuse

Elle était si brève dans l’acte que peu d’hommes arrivaient au bout de leur catatonie… si rare même, qu’aucun d’eux ne pouvait la séduire sans la peur au ventre… une fille difficile, comme il en existe autant auquel le terme aille vraiment.

Mais comme communément acquis, la peur ne se dissipait qu’après seulement quelques va-et-vient… quand l’adultère lendemain était au bord de la faille temporelle, et que pantois, l’homme devait encore se finir seul, par courtoisie.

Les filles difficiles, il connaissait ça. Mais aussi pointilleuse à l’acte, aussi spongieuse à l’émotion pas très bien. Les habitudes ne périssent qu’un temps, celui nécessaire à l’éventail de leurs proportions gardées. Et lui, ne s’était enfilé qu’un mannequin chatouilleux de la viande à crue, pas plus liquoreuse qu’une âme de sangsue. Il restait perplexe, le sexe à l’air, la tendinite encore souillée par l’effort.

Les femmes faciles, il connaissait aussi. D’ailleurs, celle-ci lui faisait l’impression des deux, une fille facilement difficile à l’emploi. Une bourrique étriquée qui manipulait le chibre par ses osseux orifices avec une certaine pression d’exercice. Pas vraiment le temps de jouir avec cette raboteuse de fond. Pressée de se nécroser le citron, elle ne pédalait dans la semoule qu’après s’être essorée elle-même. Du coup, il fallait encore se forcer sans plaisir à lui donner un autre des siens, l’astiquage sur viande chaude.

Jeannine, puisque c’était son nom, lui pratiqua le démembrement décalotté d’une puissante allée et venue avec une dextérité maintes fois usitée. A trop médire de ses infortunes, on finit quelquefois par oublier le point de non-retour, et le plaisir qui monte malgré tout. Cela aurait été moins loquace si en plus elle était restée de marbre… mais son regard de braise et sa bouche entre ouverte ne laissait rien présager de placide. Tirant à sa demeure, son sexe au prépuce de son lyrisme buccal, elle effleurait en rythme avec ses lèvres son allant frénétique… ses yeux dans les siens. Elle avait joui avant lui, aussi rapidement qu’un serpentin de carnaval, mais son autre main pris quand même la direction de son entre jambe.

Elle naviguait en eaux troubles jusqu’au bout des doigts la Jeannine. S’agitant du bout des ongles au long des phalanges… accélérant, décélérant, d’un phallus au con, sans perdre la dimension du braquemart qu’elle suçotait d’un coin de langue. Elle n’avait pas son pareil pour activer le soubresaut préliminaire. D’ailleurs, lui-même, n’ayant pas d’autre activité placée en bourse n’avait pris aucune option sur le dividende à verser… mais d’une courte réflexion sur son action en manque de contrôle, il commença à se laisser envahir. Jeannine limait son dard comme une chienne mange un bout de lard, et se tordait l’hymen comme on viole une bourgeoise. Grégoire, car c’est ainsi qu’il s’appelait, fut pris de spasmes divergents. De jets nonchalants, pendant qu’elle s’envoyait la vulve en enfer, il lui inonda le visage et le fond de la gorge par semonces rapides et franches.

Il reprenait son souffle tandis qu’elle retrouvait haleine. Tous deux affalés sur la moquette marquée par leurs ébats. C’était un fait, elle était si brève dans l’acte que peu d’hommes arrivaient au bout de leur catatonie… mais bordel, ça valait le coup de se dépouiller la limande ! Et en plus… thé et petits gâteaux après le régal étaient faits pour lui donner la main leste au porte-monnaie.

Grégoire se tapait Jeannine régulièrement, tout à fait dans les règles, et pour pas cher en plus… juste de quoi vivre avec elle… de temps en temps.

©Necromongers