Le Petit Dictionnaire des Définitions Iconoclastes, Utopistes et Décalées: Le FUTUR

Le FUTUR

 

=

 

Fantomatique et Ubuesque Théorie Utopique de la Rêverie

 

 

 

Il est la parfaite illustration de ce qui n’est pas, pas encore, ou ne sera jamais. Trop d’événements indistincts sont à prendre en compte, pour n’espérer qu’en substance qu’Il soit assez présent un jour pour devenir un passé.

Le futur n’a pas vocation d’optimisme ou de pessimisme. Il est d’une neutralité en attente d’être programmé, conditionné par l’emprise de ce qui n’existe pas pour l’inventer.

Il est une joie éphémère qui relie l’espoir et la peur, l’anticipation et l’avènement, le rêve et la réalité, et tous les éléments capables d’en construire la possible structure. C’est une réflexion sur l’avenir, une hypothèse de réalisation.

Il sert bien souvent de but à atteindre. Tant bien pour se fixer des limites que des objectifs. Et malgré son évidente inexistence, Il est une source intarissable de plaidoyer pour sa croyance démesurée, ayant pour fonction d’alimenter la motivation par les fantasmes et autres prédictions en tout genre. Nombre de personnages célèbres l’ont utilisé sciemment (Nostradamus) ou à leur insu (Da Vinci, Jules Verne…) pour un résultat souvent contrasté mais étonnamment probable. C’est avec eux que nous pouvons mesurer une échelle constante de l’humanité, qui est de penser et de regarder assez loin pour ne pas pouvoir en vérifier les effets.

Conclusion : il n’y a rien à craindre du futur tant que nous maîtrisons le présent et tirons expérience du passé… et l’histoire prouve qu’il est justement à craindre de tout cela.

 

Extrait du « Petit dictionnaire des définitions iconoclastes, utopistes et décalées »

©Necromongers

Petit panier bio cherche noyé

Je n’ai plus rien à attendre du temps.

Morcelé, immature et volontairement piétinant,

En tout point soluble et malhabile.

Préférant les expressos en terrasse en se regardant passer.

Inutile, servile, volubile et noctambule.

Je n’ai pas celui dont il dispose pour m’amuser,

Ni maintenant, ni plus tard, pas plus qu’hier.

Mon cher ami, je t’emmerde toi et ton panier garni.

Je te saurais gré de passer ton chemin,

Tant que tu n’auras pas grandi d’intéressement.

Ton véhicule me gène, en double file tu nous exaspères.

Avec tes produits frais et ton sourire narquois.

Tout cela m’indispose, tes moyens indigents,

Ton consortium belligérant, tes adultères légumiers,

Tes rancoeurs biologiques, le lait qui boue sans toi.

J’en ai des aigreurs et des mucosités buccales,

L’essence reste chère mais mène notre capitalisme.

Je voudrais que cela s’arrête, et meurt avec nous.

Ne plus jamais compter que sur l’absence de ceux qui savent tout.

Noyez-vous les uns les autres, et disparaissons enfin.

 

©Necromongers

Le Petit Dictionnaire des Définitions Iconoclastes, Utopistes et Décalées: Le PRÉSENT

NB: ceci est un exercice auquel je me suis essayé dans l’idée de créer un dictionnaire décalé. Il y a bon nombre de définitions que l’on y trouve sans qu’elles nous donnent l’impression d’y avoir leur place. Des mots fugaces, qui recouvrent des sens cachés qui ne peuvent s’exprimer qu’avec nos émotions et notre ressenti…chacun est libre de ne pas être d’accord, c’est ma vision des choses à un moment donné de mon existence (ce qui laisse entendre qu’à d’autres moments elle peut varier, quelle constance!)…j’ose espérer qu’elle parlera à certains…

 

Le PRÉSENT

 

=

 

Propriétés Rétrogrades d’Éléments Sporadiques Éternels Nantis de Ténacité

 

 

 

Il est un instant qui ne dure pas, qui, accumulé les uns aux autres, construit un temps sans cesse en retard ou en avance. L’idée qu’il puisse exister est constamment remis en cause, si bien que pour s’en donner l’impression il empiète sur l’espace invisible dont il est fait : l’écoulement du temps.

A peine se nomme t-il qu’il est déjà relégué à s’appeler autrement. Passant continuellement de l’expérience à l’espérance, il ne s’ancre jamais, ne vit qu’en substance de ce qu’on croit palpable, mais en apparence il n’est qu’une poussière au soleil qui ne s’arrête jamais de virevolter.

Le présent est un état d’esprit de la permanence, celle qui induit notre volonté à figer nos définitions instables. Nul ne saurait avec certitude déterminer exactement si son existence peut être prouvée, et si dans l’espace qu’il lui reste pour s’épanouir vainement, son aventure ne commence véritablement que quand sa vie se termine en direct.

Passé-Présent-Futur… pas d’existence pour les uns sans les autres. Tout reste à inventer pour tirer de l’expérience une donnée mesurable…

 

 

Extrait du « Petit dictionnaire des définitions iconoclastes, utopistes et décalées »

©Necromongers

Les paradigmes d’encre (EPSILON)

Courir sans regarder devant soi

Mourir sans vivre derrière les autres,

Vouloir vivre, revivre, vivre encore et recommencer

Ne plus savoir s’arrêter, en redemander,

Recourir à savoir comment survivre.

 

Sprinter dans les steppes comme un nomade

Regarder, la vie et la mort comme un shaman,

Rentrer dans l’existence et en sortir

En sortir et y entrer, en sortir et en fuir,

Idéaliser le passé et vivre le futur

Se débarrasser du présent et écourter le silence.

 

Marquer une pause, pour reconnaître le temps

Allumer l’instant, poser ses limites,

Concentrer l’éternité sur une unité de valeur parallèle

Observer le flux volatile des énergies,

Consumer ses présages et augmenter le hasard.

 

Les augures piégés dans des constantes physiques

Immortalités, immoralités des unités perpendiculaires,

Repousser les frontières, éteindre les perpétuités

Fixer les règles, dérégler les flux fixes,

Nouer, sceller, attacher, cheviller

Ancrer nos champs d’inductions.

 

Prendre son élan, s’élancer à perte de vue

Survoler l’atmosphère et reprendre son souffle,

Nager la bouche ouverte dans les nuages

S’enfoncer doucement au milieu des rêves cotonneux,

Légiférer une fois encore sur la forme et le fond.

 

Passer des lames de fond à certaines visites de formes

Informes constantes, sans vague, et tellement divaguent,

Se noyer la bouche fermée dans un saut collapsar

Ne plus penser en solitaire mais comme un millier de données

Séparées par la vacuité de l’être humain qui se fixe une distance.

 

Ne plus croire pour arriver à continuer sans filtre

Egorger la pudeur d’arriver à se retrouver pour ou contre,

Sans jamais être certain de divulguer son halo d’invisibilité

Avancer entre les bulles des autres, sans toucher leur intimité,

Séjourner plus que d’un possible sans pleurer pour de vrai

L’intérieur rien que pour soi, l’extérieur pour les alpha.

 

Les Beta qui dictent les règles métaphysiques de Lavoisier

Tout relativiser pour des trous de verre intemporels, intentionnels,

Prend un sens et son contraire. Suivre son contraire puis son opposé

Etre d’accord en contradiction des contrastes qui nous guettent,

L’inverse de la contrepartie, en opposition avec la négation de l’univers

Vibrer et secouer à la cadence des atomes,

Qui nous séparent du vide de nos vies.

 

©Necromongers & ©Richard Kuran

 

 

 

 

Le Petit Dictionnaire des Définitions Iconoclastes, Utopistes et Décalées: Le PASSÉ

NB: ceci est un exercice auquel je me suis essayé dans l’idée de créer un dictionnaire décalé. Il y a bon nombre de définitions que l’on y trouve sans qu’elles nous donnent l’impression d’y avoir leur place. Des mots fugaces, qui recouvrent des sens cachés qui ne peuvent s’exprimer qu’avec nos émotions et notre ressenti…chacun est libre de ne pas être d’accord, c’est ma vision des choses à un moment donné de mon existence (ce qui laisse entendre qu’à d’autres moments elle peut varier, quelle constance!)…j’ose espérer qu’elle parlera à certains…

 

Le PASSÉ

 

=

 

Présent Anticipé Sous Sédatif Evolutif

 

 

 

Combinaison d’événements ayant tous trait avec des présents s’étant déjà produits. Le passé est à la fois l’ancêtre du présent et l’inspiration du futur.

La vérité est quelquefois si dure à accepter que son ombre a souvent été malmenée, trafiquée et régulièrement réécrite. Ceux qui s’emploient à dire que l’on ne peut pas modifier le passé sont les mêmes qui refusent d’accepter le présent. Au regard volatile de ce dernier, on comprend aisément leurs difficultés.

C’est une passerelle sensée contenir des informations sur la réussite ou les échecs selon des situations données. Si l’on considère que le contexte est source de changement dans les constantes, l’expérience en résultant n’a pas forcément un caractère fondamentalement certain.

Le passé est là à titre de témoin, en fonction de choix et de décisions qui auraient pu être tout autres selon de nombreux critères, et ne résulte en aucun cas d’une forme d’exemple alpha. Certaines choses ne s’étant jamais produites, il reste à réaliser dans le présent une forme de passé encore invisible pour les générations futures.

 

Extrait du « Petit dictionnaire des définitions iconoclastes, utopistes et décalées »

©Necromongers

Les paradigmes d’encre (DELTA)

S’échouer sur le long des rives

C’est comme remonter les flots du vin,

Jusqu’à la branche du raisin

Qui lui donne son goût si sucré,

Les soirs où l’on demande à voir Léthé.

 

Se laisser partir en divaguant

Comme une amphore secrètement amoureuse,

Bercé par l’onguent des parfums divins

Arrosé pieds à la berge, à écouler l’eau,

En pensant des demains d’hier.

 

Regarder l’heure

Regarder les minutes

Regarder les secondes.

Les seules secondes suspendues au-dessus de nos vies

Ces vies cherchant sans cesse des rapides,

Pour s’y enfoncer, s’écouler et nous secouer

Comme de simples navires marchands dans la tempête.

 

Le soleil s’attarder

Le ciel disparaître

La lune s’éveiller.

Les lumières étiolant la nuit nous regardant

Syncope qui fait briller nos yeux chancelants,

Pour s’en délecter, s’abreuver et nous rassasier

Comme un canot ivre dans la brume mielleuse.

 

Pourquoi ne pas s’enivrer de cette brume

Aimer cette brume

Se reposer dans cette brume

S’évaporer dans cette brume.

Que l’on puisse enfin retrouver les confluents mystiques

Qui un jour ont guidé nos pères,

Ces pères dont on se souvient à peine du nom,

Ce nom qu’ils nous on légué comme une racine au bord de l’eau

Que l’on cueillera quand on sera à maturation.

 

Ne plus avoir à rêver des méfaits du fleuve de l’oubli

Couler de source

Boire sa bourse jusqu’à l’écume

Forcer le monde à nous attendre.

Que nos semblables puissent réveiller leurs méandres idylliques

Que nous sachions encore qui nous sommes,

Ce temps qui compte sans nous,

Par delà les époques incertaines qui nous attendent au bord de l’eau

Sans prétendre à jamais, savoir de quoi l’ivresse sera faite.

 

©Richard Kuran & ©Necromongers

 

 

 

Etats d’âmes (19) (20) (21)

Etat d’âme 19 :

« Il n’y a pas besoin d’être jeune ou vieux, ni de droite ou de gauche, ni croyant ou athée, ni travailleur ou chômeur, ni impliqué ou passif. Il faut être juste et vrai, honnête et intègre avec soi-même, le reste… on s’en branle.
On peut être déçu de tout et enthousiasmé par beaucoup de choses. Pessimiste sur l’avenir et avoir envie de vivre. Malmené au quotidien et aimer les rencontres. Convaincu par habitude et étonné par expérience.
Il ne s’agit pas de faire semblant pour paraître, ni de croire possible des choses que l’ont sait vaines. De vendre la peau de l’ours avant de se rendre compte qu’on n’aime pas chasser. De parler dans le vide devant des gens qui semblent vous écouter.
La vie ne rigole pas avec nous, elle nous tend des pièges tout autant qu’elle nous donne des chances inouïes. Elle est invariablement plus courte et plus longue, sans empathie pour notre vécu, et nous laisse influencer nos parcours en laissant gérer nos émotions.
C’est tout un problème dont nous sommes assez responsables, sans pour autant pouvoir tout maîtriser. On se fout bien de nous quoi… la vie, cette saloperie d’ado sans retenue, qui inonde notre volonté de n’avoir pas envie de grandir.

Evidemment, ça dépend des jours. »

 

Etat d’âme 20 :

« – Bon ben on aura rien foutu aujourd’hui, ça t’a plu?
– Oui c’était plutôt bien, j’ai apprécié.
– Cool! On se cale comme ça alors!
– Ah ben non, demain va falloir fournir un peu d’effort quand même!
– Hein! Mais pourquoi? T’a pas aimé?
– Si mais on peut pas faire ça tous les jours!
– Je comprends pas. Si on aime un truc on doit quand même changer?
– Je… oui, enfin non mais… on ne peut pas ne jamais rien foutre!
– Sans déconner? Alors si demain je gagne 1 Million au loto et que je m’habitue je dois quand même changer? C’est bizarre.
– Hein? Non mais au loto c’est pas pareil. Déjà faut y jouer, pis quand tu peux te payer tous les services c’est pas comparable.
– Bon ok, disons que j’adore les flans au caramel, mais demain je dois arrêter? C’est ça? Parce que faut pas faire perdurer les choses qu’on aime?
– Mais tu passes du coq à l’âne! Tu prends des exemples complètement opposés, le cheminement n’est pas le même.
– Le cheminement n’est pas le même… tu es en train de me dire qu’il faut gagner au loto pour avoir le luxe d’aimer tous les jours les flans au caramel?
– Non. J’ai pas dit ça.
– Ah tu vois! Tu veux m’embrouiller.
– Non plus, mais… enfin merde tiens, fais ce que tu veux.
– Je savais que tu me comprendrais… »

 

Etat d’âme 21:

« Le vide s’est inscrit un jour de pluie au séminaire de remplissage.
Il croyait pouvoir régler une bonne fois pour toute son infériorité en tentant de combler son manque par des informations en pagaille. Peu importe le contenu, la quantité primait.
Mais lors de l’inscription on lui donna un formulaire avec plein de questions qui parlaient de son intérêt sur le séminaire. Une fois assis, le vide contempla le questionnaire avec une dubitative expression de manque, car il fallait le rendre avant le début de la conférence…
Vexé, il se leva et ne revint jamais. »

 

©Necromongers

Les paradigmes d’encre (GAMMA)

Solutions d’entraves aux envies d’avancer

Porte énoncée des grandes évolutions.

On se vit par besoin d’exister

D’énergie en barrière de dévotion.

 

De soldats aux mouvements sous iode

Aux assemblées citoyennes démantelées.

Cherchant en vain dans leur demi vie

Un soupçon évanoui de prolifération.

 

Mais la faiblesse est mère de toute chose

Entame et grignote le gigot dominical.

Dans les foyers de la dernière osmose

Les invisibles ne sont jamais irresponsables.

 

Quand il s’agit de faire des essais

De contrôle des pensées par kilotonnes.

Mieux vaut se noyer dans un atoll

Pour pouvoir bétonner les fissures.

 

Le choc est un atome agité

Une marmite qui gronde sous le compte à rebours.

Un glaive rutilant et aiguisé

Un marasme de neutrons qui surgissent alentours.

 

Fera t-on une monstrueuse fission

Sous l’hypothèse d’un quelconque enrichissement ?

Qui au fond de la bouche des gens

Ne paraîtra pas comme une odieuse contamination.

 

L’énorme danger se traîne à nos pieds

Comme une vérole sans protection.

Un fléau sans toit ni loi

A la merci de chaque index tendu.

 

Avec un haut niveau de criticité

On atteint des eaux et mers lourdes.

Qui entrent en résonance avec des cerveaux effacés

Donnant à Oppenheimer une aura sourde.

 

Les regards se font sans se voir

Les décisions se prennent sans se peser.

L’ère de la géopolitique donne le son

Le mur du ton, qui laisse peu de choses à la détonation.

 

Glaciale Hiroshima passant devant nos yeux

Effaçant tout dans un étrange rayonnement.

Mettant un terme à la vie des dieux

Pour demain préparer un nouvel avènement.

 

©Necromongers & ©Richard Kuran

Le Petit Dictionnaire des Définitions Iconoclastes, Utopistes et Décalées: L’INCONSTANCE

NB: ceci est un exercice auquel je me suis essayé dans l’idée de créer un dictionnaire décalé. Il y a bon nombre de définitions que l’on y trouve sans qu’elles nous donnent l’impression d’y avoir leur place. Des mots fugaces, qui recouvrent des sens cachés qui ne peuvent s’exprimer qu’avec nos émotions et notre ressenti…chacun est libre de ne pas être d’accord, c’est ma vision des choses à un moment donné de mon existence (ce qui laisse entendre qu’à d’autres moments elle peut varier, quelle constance!)…j’ose espérer qu’elle parlera à certains…

L’INCONSTANCE

=

Incompatibilité Nuancée Captivée Ostensiblement par Néologisme Suspect, Terriblement Acquise et Nocivement Calibrée pour Ebranler.

 

 

 

L’inconstance est, à l’inverse de la constance, un manque de corrélation entre des actes, qui amène à poser les bases d’une continuité découpée, segmentée par des actions réfléchies et construites mais amoindries dans les réactions par des phénomènes nocivement calibrés par l’incompatibilité d’avec l’existant.

En somme, le niveau d’éparpillement de la personne définit, non pas son niveau de compétence à réagir, mais plutôt sa capacité à trop nuancer l’évènement pour en déterminer les actes à attribuer en terme d’action.

Ce n’est ni une maladie, ni une fantaisie. En revanche, la continuité des actes n’est  pas inscrite dans la constance de la pensée. Il convient de dire que la pensée véhicule l’esprit des actes et que la raison en parsème les réactions qui en découlent.

 

 

Extrait du « Petit dictionnaire des définitions iconoclastes, utopistes et décalées »

©Necromongers

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Les paradigmes d’encre (BETA)

L’univers tangue à l’instar d’un bateau

Qui nous mène vers un astre inconnu.

Alors que même dans les temps de trouble

On illumine le blanc de la voie lactée.

 

Etrange comme le monde peut sourire

Sans parler de sa force du pire.

Les couleurs sèchent en attendant la lumière

Comme un œuf sans coquille, loin de sa tanière.

 

C’est l’huile sur la toile qui se répand

D’un peintre troglodyte oublié.

Du fin fond de son origami déplié

Qui dicte les règles du jeu.

 

D’étoile en étoile on s’époudre

La poussière d’une carte aux trésors.

Nos enveloppes fondent sous la foudre

Fumée âpre et odeur de corps.

 

Des nébuleuses en verra t-on

Du fond de nos yeux vairons ?

Qui à chaque instant saignent

Dans l’espace ou Neptune règne.

 

Le regard perdu vers l’horizon sans fin

A chercher la répercussion d’un son égaré.

Les comètes pleuvent aussi

Hérissant nos capillarités, frôlant nos peurs.

 

Tandis que les lunes nous réconfortent

Tel un enfant des astres.

Qui se réfugie dans sa chambre forte

Pour éviter les solaires désastres.

 

Le vide intersidéral de nos cœurs

La matière noire s’infiltre, coule.

Il nous faut percer les mystères

Rayonner sans éblouir.

 

Comme au fond d’un corps stellaire désolé

Les réponses attendent encore.

Quand sur les rivages des Venus d’or

Nous suivons d’étranges destinées.

 

Alors il faut continuer à voyager

Se répandre et partager les âmes.

Alors il faut ne jamais s’arrêter d’en finir

Se rapprocher pour s’entendre à l’utopie.

 

©Richard Kuran  & ©Necromongers