Divergences solennelles

Les masses populaires, le dernier bastion du surpoids.

Entre fake et vérité, la soupe à la grimace s’échappe par les trous de nez. On s’étrangle à tousser, on se trompe de trachée, la morve est un plat qui se renifle froid.

Mode d’alimentation des habitants du XXIème siècle : l’information nation qui désinforme en légion. Etre en accord avec tous les faux raccords. Déserter l’intelligence, un produit marketing qui sentait la réflexion d’un autre âge.

Vous n’aurez pas ma légèreté de penser, ni l’altérité de pré mâcher l’existence pour ceux qui sont pressés de mourir vivants. Les glaires et les crachats, l’insistance du vécu qui fait glisser les autres sur nos excréments liquides.

La fracture est salée. La pâte indigeste. La croûte est fade. Il manque l’essentiel, la garniture, l’exfoliant de nos rapports sociaux. Le fluide séminal n’y pourra jamais rien, des siècles de vasectomie mentale à modifier nos génétiques.

 

Les regards translucides, les derniers aveugles modernes.

Sans doute que l’évolution nous ôtera les yeux des orbites, nous laissant seuls avec nos sensations.

Il ne faudra plus pleurer, saigner de l’intérieur. Le fiel tremblant de nos boyaux, en vergetures pensantes. Nos membres aidant nos membres à s’étreindre par morceaux, une suite d’idées de palpations.

Sans voir pour parler, sans parler pour se voir. Bouger pour connaître, se toucher pour s’enfreindre, le silence devient l’absence de vision. Le vrai mensonge, l’avis sans la vie. Se connecter aux jugulaires qui battent, ramasser les rythmes, partager les mythes.

 

Au cœur d’un univers d’essences insipides. Volant à dos d’androgynes rampant, sous un soleil de pesticides biologiques.

L’avenir flamboyant d’un cratère d’eau bénite, cure de jouvence des âmes qui s’effritent. Trouver son dieu, tous croyants, les sexes en ébullition.

Pas vu pas pris, sortir de son orbite. Noyer les instants dans nos restes funèbres. S’enrichir en expropriant l’humanisme rétrograde.

S’agiter pour combler les désirs, orgie sociale.

Défenestrer la morale salutaire, une mort horizontale démembrée.

Et après ?

Le soleil, les oiseaux, les papillons, les fleurs des champs ?

Nous ne verrons plus ce que nous n’avons jamais voulu préserver.

Trop lourds.

Nous sommes trop lourds pour ce monde.

Les masses populaires, le dernier bastion du surpoids.

©Necromongers

Publicités

GoreZine 1.1 et 1.2, avec du moi dedans… (+18 ans)

Du sang, de la bite, de la tripe et du glaviot !

Sade meets Romero meets Sacher-Masoch meets Clive Barker meets un psychanalyste trop cruel et trop porté sur les idées noires pour être honnête.

Le GoreZine est notre contribution à l’horreur viscérale, à l’obscénité, au mauvais goût et aux mauvais genres !

Plus de 90 pages de poésie (un peu), de prose (beaucoup) et de dessin (pas mal), consacrées à ce sous-genre, moite et chaud, qu’est le gore.

Les propositions vont du plus expérimental au plus classique, du plus foutraque au plus sérieux, avec un seul mot d’ordre : les auteurs se sont arraché les tripes pour que les vôtres fassent le grand huit !

Au sommaire, et par ordre d’apparition : Ana Prr Prr /// Audrey Faury /// Sébastien Gayraud /// Mécano Lacrymo /// Pascal Dandois /// Necromongers /// Krakra /// Jacques Cauda /// Catherine Robert /// A4 Putevie /// Xavier Serrano /// Raphaël Eymery /// Nils Bertho /// Luna Beretta /// Gaspard Pitiot & Céline Maltère /// Christophe Siébert /// A4 Putevie /// Ky’ /// Ssolœil /// Méryl Marchetti /// Krakra /// Yoann Sarrat /// Zigendemonic /// Schweinhund /// Pakito Bolino /// Alain Marc /// Nils Bertho /// Jacques Cauda /// Clothilde Sourdeval /// Charles Bösersach /// Clothilde Sourdeval /// François Fournet

Disponible dès aujourd’hui, 8 euros (port compris) en tarif normal, 15 euros (port compris) en tarif soutien

Si vous voulez payer par Paypal, voici les liens :
Tarif normal (8euros) :
https://www.paypal.com/cgi-bin/webscr?cmd=_s-xclick&hosted_button_id=BEFD4Q35MQSYL

Tarif soutien (15 euros) :
https://www.paypal.com/cgi-bin/webscr?cmd=_s-xclick&hosted_button_id=YDGEVAJ58V6T2

Si vous voulez payer par chèque, il faut les rédiger à l’ordre de Luna Baruta et les lui envoyer au 4 rue de La Pareille, 42000 Saint-Étienne.

Si certains d’entre vous désirent acheter cinq exemplaires ou plus, des réductions sont possibles : contactez-nous.

« La vieille, comme toujours, était tête nue. Ses cheveux rares, clairs et grisonnants, grassement enduits à l’huile, comme à son habitude, étaient tressés en une petite natte en queue de rat, et tenus par un débris de peigne en corne qui se dressait sur sa nuque. Le coup tomba juste sur le haut du crâne, ce qui était dû aussi à sa petite taille. Elle poussa un cri, mais très faible, et, soudain, s’affaissa sur le sol, même si elle eut encore le temps de lever les deux bras vers la tête. Dans une main, elle continuait de tenir son « gage ». Alors, Raskolnikov frappa une deuxième fois, de toutes ses forces, toujours avec le marteau de la hache, et toujours sur le haut du crâne. Le sang jaillit, comme d’un verre renversé, et le corps tomba net. Raskolnikov fit un pas en arrière et se pencha tout de suite vers son visage : elle était déjà morte. Ses yeux étaient écarquillés, comme s’ils voulaient sauter à l’extérieur, tandis que le front et tout le visage étaient ridés et déformés par une convulsion. »

Fédor Dostoïevski, Crime et châtiment, Actes Sud, 1996 (Traduction : André Markowicz)

(Couverture: Ana Prr Prr)

Poèmes vacanciers (3)

La visite…

 

En Hispanie ils vivent au chaud,

Ils conduisent comme si c’était un numéro.

Même quand il pleut faut traverser fissa,

Pis faut pas faire son rigolo avec l’entrada.

 

La San Miguel ou les tapas, c’est un leurre,

Ça bouffe à 17h et ça remange à 23h.

C’est fourbe chez les Catalans, ça fait style,

Mais tu tournes en rond avec des sens uniques débiles.

 

Ils ont des villes qui s’appellent COLERA,

Pas de chichi, ici on ne meurt que de maladies lambda.

Des fois, tu croises des STOP pour des chemins inexistants,

On s’en fout, les vignes et les oliviers c’est pas des habitants.

 

Ils ont des plages à faire pleurer la lambada,

Et les kayaks de la mer d’Espagne n’en font pas tout un tralala.

On me souffle à l’oreille que c’est la Méditerranée,

Et puis quoi encore, les mouettes sont bilingues depuis quelle année ?

 

N’empêche que la pluie à 30°C ça ne sert vraiment à rien,

T’es mouillé, t’as chaud, et t’apprends pas l’Espagnien.

C’est très urbain par là-bas, même la police s’appelle la Guardia Urbana,

C’est dans des gros 4X4 qu’elle se la pète, coudes aux portières de fausses LADA.

 

On ne m’y reprendra pas, même au musée du moustachu,

Y’a des Cadillac martyrisées avec des nymphes ventrues.

Tu payes l’entrée pour encore payer à l’intérieur des mystères qui resteront,

Je préfère les chocolats LANVIN, des clous pour Gala et des pendules fondues au plafond.

©Necromongers

   

Paris. 2187. PM 14 :15

Marc : L’homme est souvent décevant, mais régulièrement surprenant.

Yann : Et la femme ?

Marc : La femme se bat, elle n’a pas le temps de se négliger.

Yann : Pourquoi, elle se négligeait avant ?

Marc : Elle n’en a jamais eu le temps, mais certaines ont cru bon de nous ressembler pour nous renverser.

Yann : Et… ce n’est pas souhaitable ? Nous ne le méritons pas ?

Marc : Bien sur que si, nous méritons tout ce qui peut nous renverser.

Yann : Mais ?

Marc : Tu crois que les problèmes du monde sont réglés de la sorte ?

Yann : J’ai l’impression que tu ronges ton frein, je me trompe ?

Marc : Tu poses trop de questions. Aide-moi à mettre la table quand tu auras fini la vaisselle, il faut que je passe l’aspirateur.

©Necromongers 2017

Poèmes vacanciers (2)

Les complications…

 

Les vacances j’en ai plein le dos,

Il parait que le changement n’est pas fait pour le repos.

 

C’est pas grave si j’emmerde tout le monde,

On dira que j’étais le seul à savoir que la terre est ronde.

 

S’évader du quotidien pour faire ressembler les vacances à un autre quotidien…

C’est l’imprévu qui se moque du prévu pas prévu pour son bien.

 

J’aimerais que les kilomètres arrêtent d’afficher notre besoin d’évasion,

Là où on se sent bien n’a pas besoin d’être aussi loin que la saison.

 

Si c’était à refaire je referais les mêmes erreurs,

Là où il y a de la gène il n’y a pas de bonheur.

 

Vous vous dites « celui-là il n’est pas prêt d’accepter sa condition ! »

Je vous répondrais « je ne sais pas de quoi vous parlez, je n’ai jamais prétendu que les autres avaient raison ! ».

©Necromongers

Les réflexions stratosphériques de Necromongers II

La femme cet étrange amas de désir qui cimente nos illusions perdues.
J’en connais aussi qui illusionnent nos désirs dans un bloc de ciment.

 

L’homme, cet animal futile qui s’emprisonne pour son orgasme personnel.
J’en connais aussi qui personnifient leur petite mort tout seul.

 

L’animal, cette invention vivante qui nourrit la vie des autres en espèce.
J’en connais qui payent en liquide pour qu’ils soient libres…

 

La nature, cette singulière alliée de l’empêchement capitaliste.
J’en connais qui rasent les murs pour la monnayer…

 

Le climat, cet adolescent pré-pubère qui ne range pas sa chambre.
J’en connais qui vivent torse nu sans chips au pôle ouest…

 

L’eau, cette insoumise qui sale son duvet potable pour rester seule.
J’en connais qui dessalent groupés pour rester vivant…

 

L’air, ce poumon cupide qui avale nos réserves de pollution sans vergogne.
J’en connais qui respirent purement et simplement sous terre…

 

La terre, cette fertile jachère qui irrigue nos tremblements mondiaux.
J’en connais qui pleurent d’un œil sismique en cultivant la nausée…

 

Le feu, cette calomnie qui efface le niveau d’évolution des prédicateurs.
J’en connais qui se chauffent aux fakes purificateurs de cerveaux.

 

Le vide, cette figure de l’intelligence incestueuse déplafonnée.
J’en connais qui réfléchissent à leur condition sans préavis de grève…

 

Le monde, cette incidence prospère du durcissement des nationalités.
J’en connais qui fragmentent leurs origines pour guerroyer tout seuls…

 

L’humanité, cet enduit nihiliste avec deux couches de vieilles peintures.
J’en connais qui boivent du white spirit pour retrouver leur foie.

 

 

© The Necromongers stratosphérique-ment vôtre…

Poèmes vacanciers (1)

L’arrivée…

 

Odeurs marines,

Première partie du ressac unanime.

 

Senteurs salées,

Galbe écumé par entrelacement rythmé.

 

Les pieds dans l’eau,

Caresse plantaire d’un vague renouveau.

 

Les yeux dans l’eau,

Seul sur la plage pour recenser les bigorneaux.

 

Soleil rosé,

Lumière blafarde qui sent bon l’apéro du coucher.

 

Mer douteuse,

Trop calme et trop plate pour être heureuse.

 

Déchets onctueux,

Flotteurs savants d’un monde encore désireux.

 

Les enfants jouent,

Les galets s’en prennent plein la gueule, ça les secoue.

 

Les adultes font la moue,

Ils se demandent si l’avenir est entre les genoux.

 

Le soleil tranche,

L’idée de tergiverser serait un UV sans manches.

 

Les bateaux voguent,

Comme la diarrhée sur le SMECTA des gogues.

 

Demain le jour,

Il parait qu’il fait mieux que le simple amour.

 

©Necromongers

(photo: moi-même)

Etats d’âmes (31) (32) (33)

Etat d’âme 31 :

« Qu’est-ce que vous voulez que je vous dise si ça va mal?
Que ça ira mieux demain?
Que demain est un autre jour?
Que y’a des gens qui se lèvent tôt et que tout leur appartient?
Que demain y fera jour?
Que moins on en sait mieux on se porte?
Qu’à chaque jour suffit sa peine?
Qui vivra verra?
Balayer sous son paillasson avant de regarder sous celui de l’autre?

Non, je ne vous dirai rien de tout ça.
Parce que demain c’est la porte à côté, et que la porte à côté c’est la fenêtre ouverte à toutes les autres portes. Et que mieux on se porte moins on s’aide, et que la peine c’est toujours pour ceux qui aident aux lendemains des autres.
Et qu’en définitive, ceux qui pensent détenir les solutions sont toujours ceux qui prennent des décisions pour les autres, ceux-là même qui ne veulent rien faire pour que demain soit un autre jour, puisqu’ils ne regardent jamais sous leur paillasson.
Alors les lendemains qui chantent hein… Hollywood sous la pluie, même pas en rêve, même pas en chewing-gum, aussi tôt que vous voulez, rien n’appartient à personne.
Le monde est à tous, il faudrait cependant que TOUS nous soyons ce monde que nous voulons…
Et j’en passe et des meilleurs… »

 

Etat d’âme 32 :

« Faites ce que vous voulez.
Faites la grève
Bossez
Ne faites rien.
Bloquez tout
Prenez le métro
Restez chez vous.
Renversez les voitures
Tapez vous les embouteillages
Concourrez à canapéland.
Indignez-vous
Ne vous retournez pas
Marrez-vous du bordel.
Défilez pour dénoncer
Consultez votre épargne
Regardez par la fenêtre.
Soyez bienveillant
Acceptez la malveillance
Battez-vous en les couilles.

De toute façon, si le monde continu à mal fonctionner c’est un peu à cause de nous. La dernière fois que j’ai cru qu’une avancée sociale pouvait changer notre vie, j’ai repris 3 fois des glyphosates au petit déj… »

 

Etat d’âme 33 :

« A la télé y’a de la pub
Sur mon ordi y’a de la pub
Sur mon téléphone y’a de la pub
En ville y’a de la pub
Sur la route y’a de la pub
Sur les voitures y’a de la pub
Sur les poteaux téléphoniques y’a de la pub
En vacances y’a de la pub
Au boulot y’a de la pub
Dans nos maisons y’a de la pub
On mange
On boit
On dort
On vit
On baise…
… avec de la pub.

Mais sans nous il n’y a rien.
Disparaissons.

(ceci était un communiqué des vivants à crédits, sponsorisé par le choix funéraire) »

 

©Necromongers

 

Les paradigmes d’encre (ZÊTA)

A la tombée de la nuit je me rends compte

Qu’il n’y a aucun anneau à mon annulaire,

Et pourtant des belles histoires je m’en raconte

Je les liste, récite, déclame, énumère.

 

Le feu n’est pas toujours là où on l’attend

Combien de mèches encore à éteindre,

Histoire d’en raconter, d’en redire et de faire des plans

Pour ne plus jamais penser qu’à s’étreindre.

 

Se rassembler sur une toile, se dépeindre

Comme des amoureux frileux ou téméraires,

Ne sachant plus quel océan prendre, quel itinéraire

Et s’aimer, sans doute, s’élancer, se rejoindre.

 

Exploser ses viscères, connaître l’émotion transparente

Se donner, pour vivre, se livrer, pour être,

Eviter de réveiller le sommeil de la pente

Laisser libre cours à la vérité de paraître.

 

Se laisser bercer par une passion dévorante

Qui nous enflamme au fond et qui nous consume,

Elle peut être discrète, légère ou perforante

Nous marteler l’intérieur comme une enclume.

 

Plus d’ogive nucléaire, seulement le vent des intentions

Plus d’instance salutaire, juste des miroirs solaires,

Le sable sous les pieds, le cœur en action

Le palpitant en attaché-case, les stocks émotions en affaires.

 

Les icebergs guettent dans chaque coin de nos corps

Brûlant de désir ardent, comme des garde-fous,

Mais on déversera notre verve de tout notre saoul

Boire et ingurgiter de la mandragore.

 

Inutile d’entreprendre sans pourparler, aimer sans guerre

Reprendre l’amour en otage libre, les fleurs au chargeur,

Tuer le don de soi, se donner sans ses paires

Ignorer qu’il faut vivre une dernière fois, et prier la rancœur.

 

Se mettre à genoux devant l’infidélité

Souffrir, s’éparpiller l’âme en peine,

Disperser façon puzzle les déveines

Sentimentales ou amoureuses du sort jeté.

 

Parfaire pour ne durer que le temps nécessaire

S’en faire pour n’exister qu’une petite vague,

S’imaginer défaire, et s’aimer d’adultères

Se prendre l’intégral de sa vie en flag.

 

©Richard Kuran & ©Necromongers

Etats d’âmes (28) (29) (30)

Etat d’âme 28 :

« Je vois bien l’espèce humaine évoluer comme arachnide au 22ème siècle.
Rester à l’affût dans le coin d’une décharge à ciel ouvert, à attendre quelques rares congénères pour la reproduction. Sans aucun consentement, se jeter sur sa proie, la violer et se laisser bouffer ensuite. Les rares légumes étant ce qui reste confiné dans nos derniers neurones, ça ferait toujours des soirées d’été permanent à végéter dans l’oubli.
Le dernier homme sera peut être une femme, si c’est le cas, j’espère qu’elle aura la décence de mettre fin à l’espèce.

« J’aime les gens c’est pour ça que je leur souhaite une mort imminente, si j’étais un monstre je voudrais qu’ils vivent dans leur monde jusqu’à en crever. »

Épitaphe sur mon bocal de cendre. »

 

Etat d’âme 29 :

« Je ne me rappelle absolument pas l’émotion que j’ai pu ressentir en entrant au lycée.
Peut être une chiasse d’enfer, où une angoisse liée à l’internat que j’allais affronter encore, déjà 2 ans au collège. On ne sait pas vraiment ce qu’on s’attend à trouver dans ce nouveau monde, quand on est puceau pour de faux.
C’est un peu l’entrée dans la « vraie vie », comme on s’amuse à dire dans les réseaux. Parce que voyez-vous, dans les sommités de la réflexion du virtuel on vous sermonne régulièrement sur l’idée que vous évoluez dans un conglomérat d’ombres prédictives. Et chacun rentre bien chez soit après avoir dégueuler sur l’amitié de l’autre qu’on se demande en parallèle.
Ce dont je me souviens avec clarté, c’est que c’est à cet endroit qu’on fait les premières rencontres décisives. Qu’on scelle des choix, des amitiés durables, des préférences, des décisions… bien avant de devoir admettre que cette « vraie vie » sentait autant la merde que la dite fausse. Mais les bons souvenirs il ne faut surtout pas les renier, même s’ils ne sont plus que des souvenirs.
Ma plus grande rentre en seconde demain, j’ai la chiasse pour elle, mais je sais qu’elle ne se trahira pas pour n’importe qui.
Des barres ma yeufy. »

 

Etat d’âme 30 :

« Comme quoi, rencontrer la même personne sans ressentir les mêmes choses, est tout à fait calibré par nos devantures larmoyantes des formalités abusives d’un conformisme à plusieurs étages.
Quand on y réfléchit un peu, rien qu’un chouilla, céder à la tentation d’émettre que l’éducation se caractérise par des conventions simulant des actes précis, noyant le reste dans un pugilat non conforme, est un attentat à la socialisation naturelle des gens entre eux.
Si tenté qu’il est inscrit quelque part que les choses doivent s’articuler autour d’un vouvoiement/tutoiement, d’une figure de style s’attachant à montrer une réalité sans fondement autour de l’avatar de quelqu’un, et qui scellerait les attentes que nous devons avoir les uns envers les autres… il est donc fort probable que nous ayons tous une envie intrinsèque de ne pas vouloir apprendre à vivre ensemble…
(réflexion intrusive et incomplète j’en suis sur) »

©Necromongers