Archives pour la catégorie Pensée

Etats d’âmes (37) (38) (39)

Etat d’âme 37 :

« Je crois qu’il faut faire place nette.
Ce qu’on dit et pense n’est pas toujours une vérité évidente pour le tout un chacun.
Nos vies font que notre richesse est un ensemble, un bien commun. La société tend à nous séparer de cette notion de base, pour s’approprier notre égoïsme flâneur. Nous diviser pour nous rediriger vers des normes toutes bien huilées. Et ça marche plutôt bien.
Les parents ne sont pas plus l’éducation, que l’éducation nos parents. Notre vécu est un imbroglio de références voulues et involontaires. Les expériences nous apprennent des choses que notre socle familial ne peut nous apporter, car il faut vivre pour apprendre. Donc théoriquement, il faut prendre des risques. Des risques calculés qui dérapent, des risques inattendus qui fonctionnent, des risques fondamentalement interdits par éducation… qui permettent de se situer vis à vis de ce que l’éducation voulait nous apprendre pour nous-même.
Tout cela est essentiel, et, primordial.
Se croire assez malin pour dire des choses profondes en pensant qu’elles sont vraies, c’est comme se branler sur la photo de son ex en pensant qu’elle va revenir un jour sans qu’on l’aime.
Vivez.
Vivez bien plus que nécessaire.
Vivez au-delà de ce qui vous parait soutenable, pour essayer de vous rapprocher de ce qui vous parait véritable.
Pour le reste, je connais un bon psy. Il ne fait pas de miracle, mais il ouvre le chemin.
Et me concernant, je vous dirais juste, pensez à faire ce que je dis, pas ce que je fais. Mais bien sûr, vous l’aurez compris, je n’ai aucune vérité à vous avouer, car nous avons tous la notre. »

 

Etat d’âme 38 :

« Je ne sais plus très bien pourquoi les gens sont terriblement chiants.
Peut-être que ça part de moi. Que c’est ma façon de les voir qui fait d’eux des tombeaux ouverts. On m’accuse souvent d’être un lourd à part. Provocateur, un peu casse couille, mais aussi chaud et limite sur certains thèmes, presque attendu, comme si ma différence avait une faille évidente, mon « réactionisme » primaire sur certains sujets.
Vraisemblablement j’ai aussi des avantages invisibles, je sais me taire quelquefois, même si la tension devrait m’obliger à réagir. Et cela sans lien avec le fait de provoquer. Donc je suis complètement con, car assez inconstant.
Nous dirons finalement que je suis humain, comme la particularité définie de notre espèce, parait-il.
Dès lors, il n’est plus permis d’en douter, si, ni la constance, ni la provocation, ni l’humour de merde, ni la revendication primaire d’une particule élémentaire de l’humanité ne peuvent perdurer en moi… ne me faites pas chier, laissez-moi sur le trottoir. »

 

Etat d’âme 39 :

« Micro {anecdote(s)}

Je n’avais vraiment pas envie du système au bahut, j’ai tout fait pour échouer:
« C’est vrai, moi une fois (comme j’étais en internat et que ma piaule était à 20 mètres de la salle d’anglais) ben je m’y suis pointé en caleçon, avec tout le matos… évidemment j’ai pas pu faire cours, c’était justement ce dont j’avais envie… mais on est con quand on est jeune. »
Et j’ai fait quoi à la place? Je crois que j’ai été piquer un pack à l’Inter du coin en sortant par la réserve, et qu’on se l’ait bu à plusieurs après une course poursuite avec les vigiles… parce que ne voyant pas revenir mes potes, je suis revenu dans le hall du supermarché pour voir ce qu’ils foutaient avec le pack sous le bras, et les vigiles ne m’avaient pas vu ressortir.
Pourquoi me surveillaient-ils? Je crois que c’est parce que j’avais sorti tous les Gaston Lagaffe sous le manteau jour après jour, et puis aussi la collection des Tuniques Bleues pour un pote (un de ceux que j’étais bêtement revenu chercher).
On est con quand on est jeune, mais j’appelle ça des bons souvenirs. Pourquoi? Ben parce que j’ai tous les Gaston tiens! »

©Necromongers

 

 

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Etats d’âmes (34) (35) (36)

Etat d’âme 34 :

« On ne dira jamais assez que le temps c’est de l’argent. Considérant cette légende urbaine j’en conclu de façon significative que j’ai de l’argent à perdre.
Comme j’ai de l’argent à perdre, certains diront que je le jette par les fenêtres, m’apostrophant du fait que j’en ai donc considérablement.
Comme je le jette par les fenêtres, d’autres iront colporter l’idée que l’argent ne fait pas le bonheur. Et qu’eux-mêmes pourraient encore en bénéficier à ma place.
Puisque l’argent ne fait pas le bonheur, nous n’épiloguerons pas longtemps sur l’idée que le temps à perdre est donc nécessaire, surtout celui pour s’en débarrasser plutôt que l’accumuler.
Moi je dis ça, je me fous bien du temps comme de l’argent. Ce que je vois en revanche c’est que les gens ont peur. Peur de manquer de temps, peur de ne pas faire leur bonheur, peur que le temps les jette par les fenêtres.
Je recommande donc vivement d’habiter au rez-de-chaussée, d’éviter de posséder des objets indiquant l’heure et bien évidemment, de n’avoir un habitat qu’avec des portes.
J’entends déjà les regrets ici et là-bas, concédant l’image suffisamment délurée que passer d’une pièce à une autre sans pouvoir mettre le nez dehors est une altération au bonheur que le temps ne nous permet pas de jeter, par ailleurs, par on ne sait où.
Je vois bien que les gens ne sont jamais contents, ni de rien, ni de tout, ni des adages et autres dictons, qui ne sèment jamais rien d’autre que le nom de nos peurs souterraines et incertaines.
Tant pis.
C’est comme ça.
Faut s’y faire. »

 

Etat d’âme 35 :

« Nous sommes dans un monde où on ne frivole plus.
On ne parle plus aux filles dans la rue.
On n’insiste pas du regard.
On ne mate plus les formes.
On n’essaye pas de nouer de contact.
On est un agresseur.
On doit baisser les yeux.
Ne jamais suivre une femme par instinct.
Toujours être vigilant.
Ne faire aucune erreur.
Oublier le romantisme improvisé.
Ne plus faire la cours.
Même en restant poli et bien éduqué.
Non, ça ne se fait plus.
On doit rester chez soi à se terrer sur les écrans pour tenter de trouver un(e) âme sœur avant de pouvoir la(le) rencontrer en vrai(e).
Notre monde est terminé.
Vous en êtes conscient? »

 

Etat d’âme 36 :

« Il y a des choses qui vous tuent.
Un regard
Un sourire
Un visage qui vous rappelle dans le temps.
L’impression que votre vécu ressemble à votre vie.
On ne fait pas toujours les meilleurs choix, quand seulement on en a.
On idéalise
On rêve
On s’imagine
On ne sait pas que rien de tout ça n’ira au bout, car entre croire et espérer la différence n’existe pas.
On peut se retrouver seul après avoir été trop entouré.
On peut être entouré et se sentir seul.
Quelquefois on remercie le destin, le hasard, les coïncidences, les nappes de silence qui glissent en emportant le temps avec lui.
D’autres fois on sait, que les décisions étaient les bonnes.
On ne peut pas faire taire le passé, car nous voulons continuer d’exister malgré tout.
Le temps n’efface rien.
Il comble nos douleurs comme on passe de la laque sur les cheveux, de façon éphémère.
Affronter seulement le courage d’accepter, est déjà une avancée.
Faire perdurer cette sensation sans fin, un calvaire.
Il y a des choses qui vous regardent sans vous voir, et des choses qui vous voient sans vous regarder.
On aime
On désire
On pleure
On pardonne
On avance
On s’efforce de comprendre
On ne devrait pas.

Il y a des choses qui vous muent.
Un regard
Un sourire… et l’éternité pour façonner la volonté de mieux faire. »

©Necromongers

 

 

 

Les réflexions stratosphériques de Necromongers III

La patience n’a pas que des limites, elle a aussi son lot de pénuries d’absences.

 

J’ai la certitude d’avoir des doutes. Mais je me questionne encore sur mes affirmations.

 

On croit savoir des choses qu’on ignore, jusqu’au jour où on découvre ce qu’on a toujours su.
La vérité est un mensonge, ne croyez pas ce qu’on ne vous dit pas.

 

Dans l’instant même où l’endroit n’avait plus de lieu commun, nous fûmes pris d’une soudaine et dévorante envie de nous retrouver ensembles pour nous géolocaliser.

 

On espère comme des gens qui doutent, surtout les optimistes.

 

Je reviens régulièrement sur des affirmations que j’ai faites, parce que le temps, le contexte et les éléments se sont modifiés. On n’est jamais sûr de rien, sauf quand le moment est venu de l’être, même pour un court instant.

 

« L’avenir n’a rien d’alarmant tant qu’il appartient au passé. »

Un coupable aux mains vides.

 

La foi est un acte d’abandon, de désespoir. Alors qu’une raclette est un acte déterminé, volontaire et extrême.

 

On crie au voleur quand on possède quelque chose, on crie au bonheur quand on ne cherche rien d’autre.

 

– L’esclavage a été aboli en 1848.

– Ah bon?

– Oui.

– J’aurais jamais cru.

– De quoi?

– Ben qu’on puisse abolir un truc qui fonctionne encore aujourd’hui!

– C’est vrai.

– Tu le savais toi?

– Oui.

– Et t’as rien dit?

– Si, mais personne n’écoute plus que le besoin de consommer.

 

Les fleurs bleues

[dans les champs de glyphosates]

Captivées, car les oiseaux chantent

[dans la cage]

Au soleil qui brille

[de mille UV cancérigènes]

Se laissent languir de bonheur

[sur la prochaine aire de supermarché].

 

J’ai essayé d’être positif, ça ne marche pas.

 

©The Necromongers stratosphérique-ment vôtre…

Divergences solennelles

Les masses populaires, le dernier bastion du surpoids.

Entre fake et vérité, la soupe à la grimace s’échappe par les trous de nez. On s’étrangle à tousser, on se trompe de trachée, la morve est un plat qui se renifle froid.

Mode d’alimentation des habitants du XXIème siècle : l’information nation qui désinforme en légion. Etre en accord avec tous les faux raccords. Déserter l’intelligence, un produit marketing qui sentait la réflexion d’un autre âge.

Vous n’aurez pas ma légèreté de penser, ni l’altérité de pré mâcher l’existence pour ceux qui sont pressés de mourir vivants. Les glaires et les crachats, l’insistance du vécu qui fait glisser les autres sur nos excréments liquides.

La fracture est salée. La pâte indigeste. La croûte est fade. Il manque l’essentiel, la garniture, l’exfoliant de nos rapports sociaux. Le fluide séminal n’y pourra jamais rien, des siècles de vasectomie mentale à modifier nos génétiques.

 

Les regards translucides, les derniers aveugles modernes.

Sans doute que l’évolution nous ôtera les yeux des orbites, nous laissant seuls avec nos sensations.

Il ne faudra plus pleurer, saigner de l’intérieur. Le fiel tremblant de nos boyaux, en vergetures pensantes. Nos membres aidant nos membres à s’étreindre par morceaux, une suite d’idées de palpations.

Sans voir pour parler, sans parler pour se voir. Bouger pour connaître, se toucher pour s’enfreindre, le silence devient l’absence de vision. Le vrai mensonge, l’avis sans la vie. Se connecter aux jugulaires qui battent, ramasser les rythmes, partager les mythes.

 

Au cœur d’un univers d’essences insipides. Volant à dos d’androgynes rampant, sous un soleil de pesticides biologiques.

L’avenir flamboyant d’un cratère d’eau bénite, cure de jouvence des âmes qui s’effritent. Trouver son dieu, tous croyants, les sexes en ébullition.

Pas vu pas pris, sortir de son orbite. Noyer les instants dans nos restes funèbres. S’enrichir en expropriant l’humanisme rétrograde.

S’agiter pour combler les désirs, orgie sociale.

Défenestrer la morale salutaire, une mort horizontale démembrée.

Et après ?

Le soleil, les oiseaux, les papillons, les fleurs des champs ?

Nous ne verrons plus ce que nous n’avons jamais voulu préserver.

Trop lourds.

Nous sommes trop lourds pour ce monde.

Les masses populaires, le dernier bastion du surpoids.

©Necromongers

Les réflexions stratosphériques de Necromongers II

La femme cet étrange amas de désir qui cimente nos illusions perdues.
J’en connais aussi qui illusionnent nos désirs dans un bloc de ciment.

 

L’homme, cet animal futile qui s’emprisonne pour son orgasme personnel.
J’en connais aussi qui personnifient leur petite mort tout seul.

 

L’animal, cette invention vivante qui nourrit la vie des autres en espèce.
J’en connais qui payent en liquide pour qu’ils soient libres…

 

La nature, cette singulière alliée de l’empêchement capitaliste.
J’en connais qui rasent les murs pour la monnayer…

 

Le climat, cet adolescent pré-pubère qui ne range pas sa chambre.
J’en connais qui vivent torse nu sans chips au pôle ouest…

 

L’eau, cette insoumise qui sale son duvet potable pour rester seule.
J’en connais qui dessalent groupés pour rester vivant…

 

L’air, ce poumon cupide qui avale nos réserves de pollution sans vergogne.
J’en connais qui respirent purement et simplement sous terre…

 

La terre, cette fertile jachère qui irrigue nos tremblements mondiaux.
J’en connais qui pleurent d’un œil sismique en cultivant la nausée…

 

Le feu, cette calomnie qui efface le niveau d’évolution des prédicateurs.
J’en connais qui se chauffent aux fakes purificateurs de cerveaux.

 

Le vide, cette figure de l’intelligence incestueuse déplafonnée.
J’en connais qui réfléchissent à leur condition sans préavis de grève…

 

Le monde, cette incidence prospère du durcissement des nationalités.
J’en connais qui fragmentent leurs origines pour guerroyer tout seuls…

 

L’humanité, cet enduit nihiliste avec deux couches de vieilles peintures.
J’en connais qui boivent du white spirit pour retrouver leur foie.

 

 

© The Necromongers stratosphérique-ment vôtre…

Etats d’âmes (31) (32) (33)

Etat d’âme 31 :

« Qu’est-ce que vous voulez que je vous dise si ça va mal?
Que ça ira mieux demain?
Que demain est un autre jour?
Que y’a des gens qui se lèvent tôt et que tout leur appartient?
Que demain y fera jour?
Que moins on en sait mieux on se porte?
Qu’à chaque jour suffit sa peine?
Qui vivra verra?
Balayer sous son paillasson avant de regarder sous celui de l’autre?

Non, je ne vous dirai rien de tout ça.
Parce que demain c’est la porte à côté, et que la porte à côté c’est la fenêtre ouverte à toutes les autres portes. Et que mieux on se porte moins on s’aide, et que la peine c’est toujours pour ceux qui aident aux lendemains des autres.
Et qu’en définitive, ceux qui pensent détenir les solutions sont toujours ceux qui prennent des décisions pour les autres, ceux-là même qui ne veulent rien faire pour que demain soit un autre jour, puisqu’ils ne regardent jamais sous leur paillasson.
Alors les lendemains qui chantent hein… Hollywood sous la pluie, même pas en rêve, même pas en chewing-gum, aussi tôt que vous voulez, rien n’appartient à personne.
Le monde est à tous, il faudrait cependant que TOUS nous soyons ce monde que nous voulons…
Et j’en passe et des meilleurs… »

 

Etat d’âme 32 :

« Faites ce que vous voulez.
Faites la grève
Bossez
Ne faites rien.
Bloquez tout
Prenez le métro
Restez chez vous.
Renversez les voitures
Tapez vous les embouteillages
Concourrez à canapéland.
Indignez-vous
Ne vous retournez pas
Marrez-vous du bordel.
Défilez pour dénoncer
Consultez votre épargne
Regardez par la fenêtre.
Soyez bienveillant
Acceptez la malveillance
Battez-vous en les couilles.

De toute façon, si le monde continu à mal fonctionner c’est un peu à cause de nous. La dernière fois que j’ai cru qu’une avancée sociale pouvait changer notre vie, j’ai repris 3 fois des glyphosates au petit déj… »

 

Etat d’âme 33 :

« A la télé y’a de la pub
Sur mon ordi y’a de la pub
Sur mon téléphone y’a de la pub
En ville y’a de la pub
Sur la route y’a de la pub
Sur les voitures y’a de la pub
Sur les poteaux téléphoniques y’a de la pub
En vacances y’a de la pub
Au boulot y’a de la pub
Dans nos maisons y’a de la pub
On mange
On boit
On dort
On vit
On baise…
… avec de la pub.

Mais sans nous il n’y a rien.
Disparaissons.

(ceci était un communiqué des vivants à crédits, sponsorisé par le choix funéraire) »

 

©Necromongers

 

Etats d’âmes (28) (29) (30)

Etat d’âme 28 :

« Je vois bien l’espèce humaine évoluer comme arachnide au 22ème siècle.
Rester à l’affût dans le coin d’une décharge à ciel ouvert, à attendre quelques rares congénères pour la reproduction. Sans aucun consentement, se jeter sur sa proie, la violer et se laisser bouffer ensuite. Les rares légumes étant ce qui reste confiné dans nos derniers neurones, ça ferait toujours des soirées d’été permanent à végéter dans l’oubli.
Le dernier homme sera peut être une femme, si c’est le cas, j’espère qu’elle aura la décence de mettre fin à l’espèce.

« J’aime les gens c’est pour ça que je leur souhaite une mort imminente, si j’étais un monstre je voudrais qu’ils vivent dans leur monde jusqu’à en crever. »

Épitaphe sur mon bocal de cendre. »

 

Etat d’âme 29 :

« Je ne me rappelle absolument pas l’émotion que j’ai pu ressentir en entrant au lycée.
Peut être une chiasse d’enfer, où une angoisse liée à l’internat que j’allais affronter encore, déjà 2 ans au collège. On ne sait pas vraiment ce qu’on s’attend à trouver dans ce nouveau monde, quand on est puceau pour de faux.
C’est un peu l’entrée dans la « vraie vie », comme on s’amuse à dire dans les réseaux. Parce que voyez-vous, dans les sommités de la réflexion du virtuel on vous sermonne régulièrement sur l’idée que vous évoluez dans un conglomérat d’ombres prédictives. Et chacun rentre bien chez soit après avoir dégueuler sur l’amitié de l’autre qu’on se demande en parallèle.
Ce dont je me souviens avec clarté, c’est que c’est à cet endroit qu’on fait les premières rencontres décisives. Qu’on scelle des choix, des amitiés durables, des préférences, des décisions… bien avant de devoir admettre que cette « vraie vie » sentait autant la merde que la dite fausse. Mais les bons souvenirs il ne faut surtout pas les renier, même s’ils ne sont plus que des souvenirs.
Ma plus grande rentre en seconde demain, j’ai la chiasse pour elle, mais je sais qu’elle ne se trahira pas pour n’importe qui.
Des barres ma yeufy. »

 

Etat d’âme 30 :

« Comme quoi, rencontrer la même personne sans ressentir les mêmes choses, est tout à fait calibré par nos devantures larmoyantes des formalités abusives d’un conformisme à plusieurs étages.
Quand on y réfléchit un peu, rien qu’un chouilla, céder à la tentation d’émettre que l’éducation se caractérise par des conventions simulant des actes précis, noyant le reste dans un pugilat non conforme, est un attentat à la socialisation naturelle des gens entre eux.
Si tenté qu’il est inscrit quelque part que les choses doivent s’articuler autour d’un vouvoiement/tutoiement, d’une figure de style s’attachant à montrer une réalité sans fondement autour de l’avatar de quelqu’un, et qui scellerait les attentes que nous devons avoir les uns envers les autres… il est donc fort probable que nous ayons tous une envie intrinsèque de ne pas vouloir apprendre à vivre ensemble…
(réflexion intrusive et incomplète j’en suis sur) »

©Necromongers

Etats d’âmes (25) (26) (27)

Etat d’âme 25 :

« On se permet tout
On n’est permis de rien
On ne s’étonne de rien
Puisqu’on est tout ce qu’on est

Je ne peux rien vous dire d’autre. Au-delà de nos conseils fugaces pour mourir dans les meilleures conditions, nous restons maîtres de nos plus grands instants.
Je vous conseille de vivre au mieux, sans rien penser qui puisse tout englober. C’est quand on est trop préoccupé par les détails que nos vies s’amenuisent.
La vérité universelle n’existe pas, chacun est responsable de son entité, et parsème comme il peut de sa décadente postérité anticipée…
Nous sommes une larme qui n’en finit plus de sécher.
Des bébés éprouvette sur le champ d’une bataille au gaz de schiste, des lacrymo-gènes puissance émerveillement.
Nous redeviendrons ce que nous avons toujours été…
Du sable bitumeux. »

 

Etat d’âme 26 :

« Tout est religion, même l’athéisme en est une. Les croyances sont multiples, l’homme ne sait rien faire sans croire en quelque chose, le capitalisme, la politique, l’écologie, dieu, la religion, le pétrole, l’argent… il a besoin de se rassurer depuis qu’il sait qu’il est mortel. L’homme me fatigue, je suis un nihiliste du néant. J’ai du respect pour tout le monde, mais il suffit qu’on me dise quoi faire et quoi penser pour que je sois de suite réfractaire par nature… alors l’un dans l’autre, il ne s’agissait que d’une pensée virtuelle, tout le monde sait très bien que l’espoir c’est pour ceux qui n’attendent plus rien… (merde, où est-ce que j’ai encore foutu ma corde… ah je suis con, elle est restée sur la poutre!) … j’aime bien tout mélanger, et surtout être le moins sérieux possible, sinon c’est foutu. »

 

Etat d’âme 27:

« Il y a des turpitudes aléatoires qui s’ébruitent en silence.
Le noir nous va si bien, comme une ode au temps partiel de la discontinuité cérébrale infantile.
Il faut sans doute se laisser convaincre par les lumières sans le siècle. Mais dans l’entre-deux, je remercie d’avoir vécu la connivence du dernier et de connaître les ressorts indolents sans consistance du nouveau.
Le miroir de nos alouettes n’est plus un reflet invisible, c’est un calmant à la parthénogenèse, une coulée de fumigènes andropodes à la petite semelle tannée comme on roule un joint à vif.
On déroule, on déroule et on sèche à l’arrivée. Maintenir à flot les derniers îlots, pour l’équilibre du monde. La foutaise internationale endimanchée par l’establishment d’un père Lachaise fatigué de voir mourir les enterrés vivants.
On regrettera plus tard d’avoir assoupli nos divagations mentales pour du pop-corn bon marché. »

©Necromongers

Les réflexions stratosphériques de Necromongers

Je voudrais qu’on m’aime pour ce que je ne suis pas, ça me ferait des rêves à emballer pour plus tard.

 

L’écologie c’est une armoire à pharmacie pleine de médicaments qui ne servent jamais, parce qu’on se sent bien dans notre merde.

 

De plus en plus d’autochtones ne supportent plus le tourisme de masse, alors que moi c’est juste la masse du poids des autres.

 

Quand on ne parle pas de certaines choses on les fait devenir des sujets tabous. C’est comme quelqu’un mais « à bout ».

 

Devant la recrudescence des lobbys vegans, je propose de revenir à l’anthropophagie, les cons peuvent se manger entre eux après tout.

 

L’eau chaude a été inventée pour emmerder ceux qui n’aiment pas l’eau froide… et le chauffagiste pour ceux qui sont emmerdés.

 

Je ne comprends pas toujours la propension qu’ont certains à s’épandre de maux intimement précis sur leur vie privée (se gratte les couilles).

 

Pendant que Sarkozy s’emmerde et veut gagner plus d’argent nous on se bouffe la kératine des ongles pour remplacer la corne de rhinocéros.

 

– J’ai mangé Indien ce soir.

– Tu dis quoi?

– J’ai mangé Indien ce soir!

– Parle plus fort!!

– EXCUSE-MOI D’ÊTRE AUX CHIOTTES!

 

La quantité du sommeil n’a rien à voir avec la qualité. L’un dans l’autre ils se débrouillent très bien pour vous emmerder l’un ou l’autre.

 

La #liberté qu’est-ce que c’est? Sinon une #croyance qui se permet de faire passer l’#espoir pour une réalité augmentée…

 

Macron se casse la gueule dans les sondages, alors que dans les escaliers ça aurait suffi si ça se trouve…

 

Y’en a marre des stickers sur la vitre arrière qui ne sauvent rien:

« Bébé à bord »

« Animal à bord »

Je propose: « Neuneu accompagné à bord »

 

L’avantage avec les politiques c’est qu’on n’a pas à se soucier de leur casier judiciaire, sinon on serait obligé de tous arrêter de voter.

 

©The Necromongers stratosphérique-ment vôtre…

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Etats d’âmes (22) (23) (24)

Etat d’âme 22:

« Vous croyez que le monde est un procès d’intention?
Normalement vous devriez vous remettre en question, mais comme chacun ne le sait pas il est chose courante de n’avoir absolument rien à carrer de ce que les autres ont à penser d’eux… par ce qu’ils ne pensent qu’à eux.
Et puis les choses courantes emmerdent généralement, de part leur popularité, leur quotidienneté, leur insipide et journalière redondance. C’est en partie la cause d’un dysfonctionnement universel, la méfiance du renouvellement de l’intelligence.
C’est un produit devenu tellement rare que son apparition fait peur. Même poursuivi, reconnu et châtré, la conspiration de la réflexion fait l’objet d’une enquête sans précédent.
Malgré des efforts considérables pour la dénicher, la délivrer et lui donner la capacité de vivre en liberté, elle reste viscéralement en voie de disparition… sans aucune garantie de renouvellement de l’espèce. »

Etat d’âme 23:

« Tout est famélique.
L’ordre contenu des émanations sporadiques du vent des sédiments invisibles.
La chorale incessante des convenances manipulatrices existentielles.
Les contrées mécatroniques référentielles du ligament de l’espace sans bordures.
La clôture annuelle du comité des lourdingues sans limites agencées.
La ferme ta gueule de l’amour est dans le prémenstruel pour la forme sans le fond.
L’idiome secret des instances révolutionnaires de la fabrique des consonances multiples.
La gravité solennelle des devantures sans allergène assez conventionnelle pour traire les yeux.
La confusion des idées malingres qui fusionnent avec la célérité du plâtre à la Française.
La propriété centrifugeuse de l’hécatombe spongieuse en commémoration rancunière.
La dernière émanation discrète d’une nomenclature épongée par la bière de Mars. »

 

Etat d’âme 24:

« Je ne sais pas.
On ne peut pas tout savoir.
On devine parfois, pour participer.
Mais on ne sait pas tout.
J’aimerais en savoir plus.
Mais j’écourte souvent ma façon d’apprendre.
Je ne suis pas intéressé par tout.
Du coup je ne retiens pas ce qu’il faudrait savoir.
Pour en savoir plus j’entends.
Mon intérêt n’est pas feint.
Mon intérêt est distant.
Je suis comme vous, équidistant.
C’est comme distant mais sur la brèche.
On fait semblant des fois, pour exister.
On croit qu’on sait, on croit qu’on vit.
Et puis, bien évidemment, on vit sans le savoir.
Puisqu’on ne le sait pas.
Parce qu’on veut tout savoir.
Sans connaître l’essentiel.
Sans faire l’effort d’avoir à saisir l’information.
On va au plus simple, au plus rutilant.
On aime se faire voir, sans plus attendre.
Alors on danse (non ça je l’ai piqué).
Et puis on s’imagine, on se voit meilleur.
Mais on ne sait toujours pas quoi, qui, où?
On ne peut pas tout savoir.
On aimerait en savoir plus.
Mais c’est difficile, les autres nous coincent.
La vie, les infos, les trucs sans nous.
J’aimerais en savoir plus.
Mais… je ne sais pas. »

©Necromongers