Archives pour la catégorie Pensée

Ivre…

Ivre dans son bain, il décroche son téléphone et se jette Allô.

Ivre, il tente de se brosser les dents, mais elles sont sans cible…

Ivre, il tente de se dégriser lui-même dans le noir.

Ivre, il tente d’enfiler un slip, il fait un flop.

Ivre, il s’endort la tête dans le cul et se réveille avec de la merde dans les yeux.

Ivre, il se couche avec du poil dans les dents, mais il ne sait pubien pourquoi.

Ivre, il mange un sandwich au thon, le lendemain il accuse son chat.

Ivre, il envoie un texto à toutes ses ex, le lendemain son numéro a changé de téléphone.

Ivre, il poste sur les réseaux, personne ne s’en aperçoit.

Ivre, il se couche ivre. Sobre, il se lève sobre. Sa vie change à jamais.

Ivre, il compte les moutons pour s’endormir à voix haute, il a la laine douteuse.

Ivre, il fait semblant d’être sobre. Il est aussitôt dénoncé.

Ivre, il découvre que la vérité est vraie, le mensonge le gagne à jamais…

©Necromongers

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DATURA #0 07/2018

Walter Rhulman à encore craqué son slip, il sort une nouvelle revue (avec un nouvel extrait des « Necro manigances Dandois saisissantes » dedans, et plein d’autres auteurs qui envoient du lourd):

« Comme vous le savez, j’ai créé Mauvaise graine en 1996, elle fut mise en sommeil en 2000 pour renaître en 2002 d’abord en ligne uniquement et sous le nom mgversion2>datura. Puis elle fut disponible à l’achat en impression avant que je ne l’euthanasie le 6 avril 2017. Plus qu’une résurrection, c’est un ré-assemblage, à la façon du monstre de Frankenstein. Voici donc Datura 0 juillet 2018. »

« J’attends d’un texte qu’il me traumatise, me martyrise ou me fasse rire, me dérange surtout. Rien n’est plus désolant qu’un texte stérile qui ne laissera en toi aucune trace, à part l’envie de lire autre chose. » Torturez-moi autant que possible, condition sine qua non pour monter à bord.

 

Auteurs et illustrations: 

Jean-Pierre Baissac – Alexandra Bouge – Valentina Cano – Pradip Choudhuri – Pascal Dandois – Amber Decker-Cummins – Cathy Garcia – Léonel Houssam – AJ.Huffman – Patrice Maltaverne – Flora-Michèle Marin – Fabrice Marzuolo – Murièle Modely – Benjamin Nardolilli – Necromongers – Erich Von Neff – Bekah Steimel – Marlène Tissot – Bruno Tomera – Natalie Y. – Harry Wilkens

DATURA – A print and online journal of deviant and defiant work published randomly. Issue 0 – july 2018 – issn : coming up – legal submission (to BNF) : on publication – special printing – masthead : walter ruhlmann © Datura & contributors, july 2018 all rights reserved

https://fr.calameo.com/books/000028151b05ebaae0bba

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Ma résilience 3 étoiles.

J’ai passé un week-end dans une résidence 3 étoiles. Un coup de chance, une promo d’enfer pour les pauvres.

Au départ on n’est pas à l’aise au milieu des aisés de la facilité. Vieux sans filets qui ont économisé pour un cadre tout fourni ; familles faciles qui recherchent ce qu’ils ont déjà sans le travail. Mots tellement fléchés du matin au soir que le terrain est balisé pendant tous les JT de TF1 pour 60 ans. F2, piscine, machines de sport, barbecues électriques et ambiance inter-haies.

Le charme perdu des petits gîtes au cadre idyllique est à proscrire ici. Oubliez l’atmosphère éperdue des placards encore vivants, de quelques paquets de pâtes abandonnés, du café, du sel et du charbon de bois entamés qu’on laisse aux prochains par charité crétine. Ici tout est aseptisé, il n’y a rien que le nécessaire de chez soi sans l’essentiel. A différence que pour une modeste contribution supplémentaire, on peut tout avoir sans sortir de son royaume.

Le plus dramatique dans tout ça, c’est qu’on finirait peut-être par s’y habituer si ça devait durer. Moi j’ai toujours été plus ou moins asocial, même en ville. Le besoin de proximité, d’entre aide, de communauté entre voisins, je ne sais pas ce que sais. J’ai dû demander une fois du papier d’alu à une voisine, ça ne m’en a pas fait une amie.

Je dis pas en période de guerre, de crise, de soulèvement quelconque, mais sinon je suis mieux à distance des autres. J’ai toujours été poli, mais faire semblant ça me fait chier.

Mais passons, ce village vacance me fait penser à du communautarisme en villégiature. On te met en très proche contact, supposant qu’une haie mal taillée aidera à consolider l’attachement que tu as pour l’autre à sa foi communicative du JT. Si jamais ça ne marche pas, que tu échoues ou n’a pas envie, on te fournira tout ce dont tu as besoin quand même matériellement… si tu as les moyens.

Donc, ce monde de vacances est un pâle reflet de la réalité, tout s’achète, même la proximité et le besoin.

Les grillons ont beau chanter le soir sous les lampadaires, les grenouilles croasser dans une flaque artificielle, certains oiseaux faire des sérénades nocturnes aux sons des cours d’eaux qui ruissellent, le kit ménage sera toujours à 5€, et les pastilles de lave-vaisselle iront à toi sans passer par le supermarché. Un vrai village en autarcie, le summum de l’ermitage capitaliste de groupe.

Une majorité de gens ont les mêmes habitudes. Se retrouvent aux mêmes endroits, mangent à la même heure, ont les mêmes activités, les mêmes pastilles lave-vaisselle, les mêmes sacs poubelles, les mêmes codes, la même routine…

Ça m’a fait penser à un camping de luxe, à ceci près que l’emplacement peut changer d’une année à l’autre.

Chacun fait ce qu’il veut de sa pauvre vie, ce n’était pas une mauvaise expérience. Moi qui suis habitué aux F1, aux Ibis Budget, aux Campanile, voir aux hôtels pouilleux pour la déconvenue, j’ai concupiscé par jurisprudence.

Pour certains, les vacances c’est le dépaysement, pour d’autres le besoin de ne rien changer à part le lieu.

Je n’ai pas de goût de luxe, ça ne me fait pas bander. Je ne tiens pas à devenir un sociopathe du plaisir facile prépayé… on a déjà tout essayé avec ma femme dans les hôtels bon marché.

Mon plaisir je le mets là où les autres l’abandonnent, au rayon des casses-couilles névropathes caractériels. En plus, l’illégalité côtoie la facilité, le Wifi est payant. Un genre de prose du capitalisme inversé, là où la chose est gratuite partout ailleurs, quand tu as tous les services tu payes la gratuité.

Faire payer le Wifi à un sociopathe c’est comme repousser la limite de la cuisson des pâtes Al Dente.

Nous on a trouvé ça par hasard, on y est allé comme à l’hôtel. Résultat, le dimanche on se tapait GIFI pour une éponge et du liquide vaisselle… ah, et puis aussi du PQ, j’aime bien laisser un peu de moi avec une forme qui prône la quantité plutôt que la qualité…

©Necromongers

Mon CV (Cavalcade Végétative)

La complexité dans la communication tient dans le fait que selon les individus, les codes et la perception de la sensibilité de chacun est différente.

Et c’est la même chose pour l’humour, qui n’est de ce fait, pas toujours accepté selon son niveau de tolérance aux sujets qu’il touche personnellement.

La belle affaire que voilà. Donc grosso merdo, on peut rire de tout mais pas avec n’importe qui.

Néanmoins, aujourd’hui plus encore que jamais, on ne peut plus rire de rien sans être taxé d’injurieux, de blasphémateur, de fasciste, de gauchiste, de machiste, de raciste, de misogyne, de sioniste, de créationniste, de complotiste, de révisionniste, et je ne sais quel attribut en « iste » qui se voudrait volontairement malveillant.

Moi vous savez, l’humour j’y pense avant de devenir sérieux. Si la gravité d’une situation ne m’oblige pas à intervenir physiquement, mon premier réflexe est l’ironie. C’est devenu une nature profonde, une forme de protection émotionnelle. Ce n’est pas parce que certains vivent tout un tas de choses comme une frustration et une injustice qu’en rire est irrespectueux.

Je ne peux en revanche l’ignorer, je vais quelquefois trop vite en besogne, et me taire servirait le dialogue. Malgré mes efforts considérables pour appréhender la limite de chacun en fonction du contexte, l’ironie et le sarcasme vont trop vite pour moi.

Est-ce que j’essuie des révoltes ? Des incendies ? Des face à face ? Des désillusions ? Des volte-face ? Des déceptions ? De la colère ? Des invectives ? Des incompréhensions ?

Oui, régulièrement.

Je suis beaucoup plus attentif dans le cadre de ma profession, dans le médico-social. Mais l’ironie y déborde malgré tout, car je n’ai pas d’autres réponses fiables. Les certitudes sont généralement pour les gens qui doutent, comme je pense des choses souvent à contre-courant j’essaye de faire passer la pilule par l’humour.

Et qu’est-ce que j’y gagne au final ?

Je ne sais pas. Une certaine discontinuité dans la persévérance. Une preuve de ma passive altération des relations avec les autres. Une densité expressive de reconstitution de mon asociabilité maladive expérimentale. Une mansuétude mélancolique et empathique sur l’amélioration de la prédisposition périodique personnelle.

Je me traite régulièrement de con parce que je me fous bien du respect qui m’incombe. Je n’ai aucune fierté, sauf quand j’arrive à des choses auxquelles je ne croyais pas vraiment, mais je ne suis jamais seul sur le coup, donc je suis fier d’une collaboration. Seul je n’arriverais à rien, mais je sais proposer, fédérer et convaincre.

J’aime les gens autant que je les déteste. Sans doute pour une des deux raisons principale qu’est la vie, leur naissance et ma mort. Je ne sais pas si le second degré est né en 1974…

Mais dans l’absolu, en terme de généralité, je sais être très diplomate s’il le faut, sauf des fois où je m’emporte. Et c’est marrant, c’est toujours sur la deuxième partie qu’on me reproche des choses, jamais on ne me dit du bien de la première. C’est très humain le reproche.

C’est très humain le reproche.

C’est très humain le reproche.

C’est très humain le reproche.

C’est très humain le reproche.

C’est très humain le reproche.

C’est très humain le reproche.

Moi aussi je fais semblant de vous aimer pour de faux.

 

©Necromongers

 

 

Enfoncer des portes-fenêtres…

La porte est grande ouverte

Il fait froid.

C’est toujours pareil quand il fait beau et chaud

A l’intérieur on se sent à l’étroit.

On regarde dehors, sans savoir si c’est important

Mais le cœur du monde vit dans nos carcasses.

Pour les remuer c’est comme l’Orangina

Faut secouer la pulpe du corps.

On ne décolle pas souvent, même avec le beau temps

Quand c’est l’hiver à l’intérieur de soi.

Avant le réfrigérateur il y avait la fenêtre

Maintenant il y a le congélo et le réchauffement climatique.

Depuis que les armes sont devenues mères

On a les balles au prénatal.

Les normes ont changé, c’est moins cool

Faut se faire fouiller partout sans résultat.

Le couteau au fond de mon sac

Ça passe comme quand ce n’était pas grave.

 

 

La fenêtre est grande ouverte

Il y a un courant d’air.

C’est possible que je prenne froid

Mais devant la misère je vais prendre cher.

Faut arrêter de se demander qui a tort et a raison

De fait, ceux qui ont raison ont tort d’avoir raison à tort.

Je crois que l’homme il est mâle devant la femme

Parce qu’il sait que son jugement remonte à trop loin.

Et même si l’avenir sera meilleur il est faux

Parce que l’avenir c’est le futur du passé continu.

On ne sait pas où on va, ce qu’on fera, comment

La seule idée c’est de vivre aveuglément.

Avec ça on fait des frites à tous les repas sans porc

Et puis on paye des idées à ceux qui en manquent.

Faut pas rester les portes et les fenêtres ouvertes

Ça fait du vent qu’on sait pas quoi en faire…

 

©Necromongers

Concerto pour migrant ♫(Hymne Européen 2018)♫

Crève                                                                                                                   Marche ou crève

Tu peux crever                                                                                                 Crève

Marche ou crève                                                                                             Chez toi

Chez toi                                                                                                              Tu peux crever

Marche ou crève chez toi                                                                            Pas chez nous

Marche ou crève chez toi pas chez nous.

(emmène tes enfants, les voyages éducatifs forment la jeunesse)

Crève                                                                                                                  Marche ou crève

Tu peux crever                                                                                                Crève

Chez nous                                                                                                         Tu peux crever

Marche ou crève chez nous                                                                       Pas chez toi

Marche ou crève chez nous pas chez toi.

Mais crève.

Tous les chemins y mènent.

(Sur une idée originale de l’ultralibéralisme)

©Necromongers

Addictions mon amour…

L’alcool. Ceux qui en parlent le mieux sont encore ceux qui boivent.

Il y a bien les proches, la famille, les amis, mais souvent ce n’est pas pour en dire la même chose.

J’ai déjà écrit sur le sujet, et peut-être qu’au final, sans le savoir, j’écris sur ça intrinsèquement parlant dans la plupart de mes publications.

Evidemment, ça ou une autre addiction cela revient à écrire sur le phénomène du piège. On peut faire l’apologie de la liberté sous toutes ses formes, être clean ou débarrassé de l’addiction ne veut pas dire que l’on est pas soumis au dictât d’une société. Et trop souvent, c’est la raison qui affaiblie l’âme, faisant perdre pied à une réalité de plus en plus néfaste à la conscience.

Boire ou consommer une drogue n’aide en rien à assumer la vie pour laquelle nous sommes voués à vivre, de par la formalisation de la société. En plus ça fait mourir plus vite. Mais ça, c’est un sujet bancal dans l’idée que s’adonner à ce mal est une volonté inconsciente d’en arriver à ce résultat.

Aujourd’hui, nous sommes régulièrement pris pour des idiots qui saignent leur temps et leur santé pour la vivacité financière des plus riches. Et finalement, se droguer ou pas n’y change rien.

Etre conscient est déjà une forme rare d’avouer sa capacité à appartenir à ce monde malade. Boire ou se camer est une négligence fondamentale de l’être, car pour le même résultat et sans aucun plaisir, nous pouvons encore contribuer à améliorer le sort des autres.

Il y a sans doute une volonté mesurée de continuer à vivre dans l’addiction. Car, bien trop souvent on oublie d’en parler comme d’un palliatif à supporter la vie. On parle beaucoup moins des médications à base de neuroleptiques et des anti-dépresseurs comme un souci de société, parce que si leur fonction est indubitablement la même, les effets négatifs sont uniquement liés à sa propre santé plutôt qu’à une dérive comportementale directement associée.

Les réseaux sociaux sont devenus une autre problématique addictive à prendre en compte depuis 10 ans. Pour des raisons et un résultat quasiment similaire, fuir un quotidien désarmant et dont le contrôle nous échappe. C’est un phénomène neuf et récent mais déjà palpable en terme d’effets secondaires. De plus, l’état et la société en est devenu une quasi filiale de surveillance pour ceux qui en usent. De fait, c’est une drogue d’état, fortement conseillée par la société, comme la dématérialisation. Cette déformation de la communication et du dialogue a nettement abêtit la population, sans parler de l’effet fake news, subtil invité de l’aliénation  propagandiste.

Comment se soigner ? Si l’on est pas bien dans le monde dans lequel on vit, si on se sent largué par la vie qu’on a tenté de construire et reconstruire, si nos tentatives pour continuer à poursuivre sont basées sur la seule idée qu’il faut assumer nos choix… il semble évident que beaucoup d’entre-nous choisissent l’addiction pour tenir. La volonté ne suffisant pas à résoudre les soucis car elle n’en change pas la nature profonde, il faut se changer soi-même ou s’accepter tel qu’on est. Certains tombent dans le sport à outrance, l’occupation par le biais d’associations, la multiplicité des activités quelles qu’elles soient, mais selon le niveau des « choses » personnelles à régler rien n’est jamais vraiment acquis, requis et  simple.

Il faut aimer parait-il pour avancer le plus sereinement possible. Oui mais aimer quoi, qui ? L’amour suffit-il à tout ? L’amour est-il toujours rendu ? L’amour est-il propre ? L’amour est-il désintéressé ? L’amour est-il sans conséquence ?

 

A priori rien n’est sans conséquence. A posteriori tout est conséquemment lié.

 

« On est dans la merde.

On peut se plaindre, on a toujours quelque chose à perdre. »

(Oxmo Puccino)

©Necromongers

 

Appel à l’un sur l’érection des autres (anarchy in the fuck).

{un petit coup de gueule d’il y a 1 an, en pleine élections}

 

Elle est jolie la myriade d’humeurs que nos concitoyens vénèrent à se plumer la gueule dans le dos des autres. On fait des espoirs avec le recyclage du tri, manque juste une once d’humanité.

C’est partout pareil me direz-vous. Ici, là-bas, ailleurs et j’en passe c’est même des fois bien pire que l’horreur elle-même. C’est à cause de l’identité des gens. Comme on ne leur a jamais dit d’où ils venaient vraiment, ils se sectorisent, croyant dur comme fer appartenir à un clan.

Le truc c’est qu’on a peur. De nous, des autres, de ce qui n’existe pas encore, de ce qui pourrait arriver avec cette chienne de confiance aveugle. On voudrait faire de nous des chiens guides, aboyer aux sons des hymnes, et chier sur des sacs en plastique. Mais on manque de flair, alors on traverse quand le bonhomme nous le dit.

On fait caca sans faire la grimace, parce que c’est impoli de pousser déformé. On fait pipi sur la faïence, parce qu’il faut rester discret dans notre souffrance. Déjà que nos décisions individuelles nous appartiennent de moins en moins, vous comprendrez donc que nos corps se détachent au profit de ceux qui en ont le plus à y gagner.

Ni gauchers, ni droitiers, pas même ambidextres… serions-nous devenus des air-pignoleurs ? Il faut de ce pas créer un comité des extracteurs de la branlette cognitive assumée, et réveiller les pulsions basiques de nos dérangements civiques. J’appelle à défourailler l’intelligence par n’importe quel moyen qui sommeille encore en vous, ne prenez plus de distance avec vos commodités, apprenez à vous démunir du superflu, libérez votre intérieur par dehors, comptez plus sur vous-même que sur fleurette.

Le patriotisme de la merde qui pue.

La république à l’haleine de phoque.

La démocratie au goût de chiotte.

Le nationalisme qui griffe la gueule.

La France qui ne me représente pas, ni personne, et pas grand monde au final. Je resterai absent de ton évolution tant que ton nom résonnera avec le capitalisme qui sèche les yeux et crève le cœur des nécessiteux.

 

Restons simples, brûlons l’argent et ceux qui le vénèrent. Ensuite on deviendra pacifique.

 

©Un universaliste de la pause café trop chaud qui crame la gueule (à cheval entre ©Necromongers et ©Le Docteur Burz).

Les réflexions stratosphériques de Necromongers IV

La société

*l’argent*

Le social

*l’argent*

L’accomplissement

*l’argent*

L’autonomie

*l’argent*

L’indépendance

*l’argent*

La volonté

*l’argent*

L’innovation

*l’argent*

La considération

*l’argent*

La confiance

*l’argent*

La reconnaissance

*l’argent*

La vie

*l’argent*

La mort

*l’argent*

 

Il faut s’avouer un truc. Quel que soit le président élu, de gauche, de droite, du centre, de tout, on lui en met plein la patate.
Faut dire en même temps que président c’est pas un métier d’avenir… enfin 5 ans tout au plus.
Mais c’est bien fait pour sa gueule, au roi des cons.

 

– HEY! JE SUIS NU, T’ES LA?

– Oui mais à 70% seulement…

– Ah oui je vois, t’as gardé l’huile et les palmes…

 

Les connards de gros chefs d’entreprises soutenus par l’état. Les enculés du ministère qui fliquent les gens virés. Les donneurs de leçons qui détruisent des vies. Allez vous faire économiser ailleurs.

 

Puisque de plus en plus il faut calibrer sa pensée.
Puisque de plus en plus il faut pondérer ses mots.
Puisque de mal en pis il faut faire gaffe à ses parties intimes.
Puisque les femmes doivent se taire.
Puisque les hommes doivent être con.
Il faut, je pense, DCD en CDD.

 

Les considérations bio-pathétiques indélébiles me fatiguent. Je vous emmerde ardemment, avec un charme Lacanien trempé de mansuétude sirupeuse…

 

Je crois qu’on est tous des indésirables désirés avec des marche-arrières en vidéo sans le volant…

 

Le moment idéal c’est quand tu penses que c’est l’instant qui veut ça… mais souvent c’est l’instant qui fait d’un idéal le moment que tu n’as pas choisi.

 

Les artistes non inclusifs sont priés d’aller se faire (l)égaliser la pensée avant de créer. Sans ça ça devient n’importe quoi si on peut tous librement s’exprimer. Tant qu’on y est y’a qu’à être différent aussi!
#TweetCommeLaPenséeUnique

 

Je ne sais pas ce qu’on peut attendre d’une société qui demande aux travailleurs dont les droits baisses et sont bafoués sans cesse, de faire gagner de l’argent à leurs déjà « riches actionnaires » qui les licencient encore plus.
Du pain et des jeux, comme y’a 2000 ans je suppose.

 

C’est bien la peine d’essayer de se socialiser quand la majorité n’en a rien à foutre de son prochain.
Au bout d’une heure, je m’entends encore crier dans les oreilles de ma passagère de femme: « J’ESPÈRE QU’IL Y EN LA MOITIE QUI VA CREVER! »
Bref, je suis allé en ville un samedi…

 

Rappelez-moi exactement à quel moment sauver des vies, des gens, dans le besoin et dans la détresse, est devenu illégal?
Peut-être à partir du moment où changer de vie pour survivre est devenu dangereux, non conforme à la possibilité de vivre pour être un meilleur prisonnier.

 

L’Espagne pourrait être rétrogradé au rand de démocratie imparfaite (à cause de la Catalogne). 
J’ai envie de rire.
De rire très fort.
D’où est-ce que la parfaite représentation de la démocratie est-elle inscrite quelque part?
Si c’est le cas faudra en parler à Macron.

 

Je me bouffe les doigts depuis tout gamin. Une fois j’ai réussi à arrêter 1 mois, mais ça c’était avant.
Quand j’étais au collège j’adorais regarder mes doigts à la loupe binoculaire. J’avais l’impression de participer à « terre inconnue » où de me faire « la terre vue du ciel » dans le grand canyon version Peter Jackson à ses débuts… maintenant je rêve juste de les tremper dans l’eau oxygénée, et de les laisser mousser dans le néant de la privatisation de l’obsolescence symbolique de la guérison spontanée…

 

©The Necromongers stratosphérique-ment vôtre…

Etats d’âmes (40) et (41) … fin.

Etat d’âme 40 :

« Alors oui.
Le racisme sous-jacent baigne nos blagues de merdes. Comme un truc inscrit dans les colonisations de nos réunions de familles avérées par l’épuisement de trop de politique mollement comprise.
Il est évident que la panoplie dont nous disposons est une auréole de dispersion passive, sans grande commémoration avec la véracité de notre compréhension. On déballe des immondices notoires sans se rendre compte que ça pourrait blesser des gens.
Nous, peuple européen d’occident qui se la pétons grave de la liberté, égalité et tout le bordel, nous sommes les rois de la guérillas de l’humour narcissique.
Alors oui, nous agaçons, nous provoquons, nous sommes des chieurs avec un brin d’Alzheimer qui se promène, parce que ça nous arrange de pouvoir continuer de nous moquer sans cesse. Mais la redite industrielle de la vieille blague sur les nationalités est souvent aussi lourde que du Michel Leeb sous Prozac.
Ben va falloir faire avec je pense, tout en ayant à l’esprit que l’époque d’aujourd’hui est plus complexe qu’il y a 50 ans. Et donc que la sensibilité des uns et des autres est plus soucieuse de l’émotion qu’elle cherche à évincer qu’à souligner.
J’aime l’humour de merde, lourd, tout genre, noir ou pas, je m’en fous. Mais je concède que le monde n’est plus en phase avec lui-même, vit une période relativement sombre quand au retour de son auto critique, et ne sait plus vraiment faire la différence entre l’émotion et la réflexion.
C’est galère quoi.
Paix à vous, sinon bah tant pis. »

 

Etat d’âme 41 :

« Je ne revends pas mes états d’âmes.
Je les balance, les dissémine, les divulgue à qui veut les lire et les entendre.
Je suis au bout d’une période, je n’en ai plus à prêter.
Je n’ai plus d’idée, me livrer ne m’intéresse plus.
Je n’en vois pas l’intérêt, tout le monde se fout bien de ma vie.
Exactement comme je me fous de la leur.
Je suis un humaniste indépendant, une sorte de Che Guevara de l’adultère des valeurs actuelles.
J’aime bien vivre en dehors de la vie, effrayer les vivants que je croise par nature.
On peut aimer le rock et être un progressiste. Je fais ça à mes heures perdues jusque sur des groupes Suisses.
Je pense que je vais diversifier mes atouts. Espérer percevoir des généralités pour le reflet de mes armes.
Il ne me reste pas grand chose à vivre. C’est surtout que je ne fais rien pour rallonger le truc.
Avec cette initiative complètement branque, je clos les « états d’âmes ». Pour passer à autre chose.
Je vous remercie d’y avoir participé, et d’avoir suivi. Il est fort à parier que je mettrai en place un autre feuilleton pour mourir tranquillement.
Je vais sans doute faire des photos. Plein de photos. J’aime bien l’idée.
Des états de bises à l’âme.
Kiss and marijuana. »

©Necromongers