Archives pour la catégorie Pensée

Les réflexions stratosphériques de Necromongers II

La femme cet étrange amas de désir qui cimente nos illusions perdues.
J’en connais aussi qui illusionnent nos désirs dans un bloc de ciment.

 

L’homme, cet animal futile qui s’emprisonne pour son orgasme personnel.
J’en connais aussi qui personnifient leur petite mort tout seul.

 

L’animal, cette invention vivante qui nourrit la vie des autres en espèce.
J’en connais qui payent en liquide pour qu’ils soient libres…

 

La nature, cette singulière alliée de l’empêchement capitaliste.
J’en connais qui rasent les murs pour la monnayer…

 

Le climat, cet adolescent pré-pubère qui ne range pas sa chambre.
J’en connais qui vivent torse nu sans chips au pôle ouest…

 

L’eau, cette insoumise qui sale son duvet potable pour rester seule.
J’en connais qui dessalent groupés pour rester vivant…

 

L’air, ce poumon cupide qui avale nos réserves de pollution sans vergogne.
J’en connais qui respirent purement et simplement sous terre…

 

La terre, cette fertile jachère qui irrigue nos tremblements mondiaux.
J’en connais qui pleurent d’un œil sismique en cultivant la nausée…

 

Le feu, cette calomnie qui efface le niveau d’évolution des prédicateurs.
J’en connais qui se chauffent aux fakes purificateurs de cerveaux.

 

Le vide, cette figure de l’intelligence incestueuse déplafonnée.
J’en connais qui réfléchissent à leur condition sans préavis de grève…

 

Le monde, cette incidence prospère du durcissement des nationalités.
J’en connais qui fragmentent leurs origines pour guerroyer tout seuls…

 

L’humanité, cet enduit nihiliste avec deux couches de vieilles peintures.
J’en connais qui boivent du white spirit pour retrouver leur foie.

 

 

© The Necromongers stratosphérique-ment vôtre…

Publicités

Etats d’âmes (31) (32) (33)

Etat d’âme 31 :

« Qu’est-ce que vous voulez que je vous dise si ça va mal?
Que ça ira mieux demain?
Que demain est un autre jour?
Que y’a des gens qui se lèvent tôt et que tout leur appartient?
Que demain y fera jour?
Que moins on en sait mieux on se porte?
Qu’à chaque jour suffit sa peine?
Qui vivra verra?
Balayer sous son paillasson avant de regarder sous celui de l’autre?

Non, je ne vous dirai rien de tout ça.
Parce que demain c’est la porte à côté, et que la porte à côté c’est la fenêtre ouverte à toutes les autres portes. Et que mieux on se porte moins on s’aide, et que la peine c’est toujours pour ceux qui aident aux lendemains des autres.
Et qu’en définitive, ceux qui pensent détenir les solutions sont toujours ceux qui prennent des décisions pour les autres, ceux-là même qui ne veulent rien faire pour que demain soit un autre jour, puisqu’ils ne regardent jamais sous leur paillasson.
Alors les lendemains qui chantent hein… Hollywood sous la pluie, même pas en rêve, même pas en chewing-gum, aussi tôt que vous voulez, rien n’appartient à personne.
Le monde est à tous, il faudrait cependant que TOUS nous soyons ce monde que nous voulons…
Et j’en passe et des meilleurs… »

 

Etat d’âme 32 :

« Faites ce que vous voulez.
Faites la grève
Bossez
Ne faites rien.
Bloquez tout
Prenez le métro
Restez chez vous.
Renversez les voitures
Tapez vous les embouteillages
Concourrez à canapéland.
Indignez-vous
Ne vous retournez pas
Marrez-vous du bordel.
Défilez pour dénoncer
Consultez votre épargne
Regardez par la fenêtre.
Soyez bienveillant
Acceptez la malveillance
Battez-vous en les couilles.

De toute façon, si le monde continu à mal fonctionner c’est un peu à cause de nous. La dernière fois que j’ai cru qu’une avancée sociale pouvait changer notre vie, j’ai repris 3 fois des glyphosates au petit déj… »

 

Etat d’âme 33 :

« A la télé y’a de la pub
Sur mon ordi y’a de la pub
Sur mon téléphone y’a de la pub
En ville y’a de la pub
Sur la route y’a de la pub
Sur les voitures y’a de la pub
Sur les poteaux téléphoniques y’a de la pub
En vacances y’a de la pub
Au boulot y’a de la pub
Dans nos maisons y’a de la pub
On mange
On boit
On dort
On vit
On baise…
… avec de la pub.

Mais sans nous il n’y a rien.
Disparaissons.

(ceci était un communiqué des vivants à crédits, sponsorisé par le choix funéraire) »

 

©Necromongers

 

Etats d’âmes (28) (29) (30)

Etat d’âme 28 :

« Je vois bien l’espèce humaine évoluer comme arachnide au 22ème siècle.
Rester à l’affût dans le coin d’une décharge à ciel ouvert, à attendre quelques rares congénères pour la reproduction. Sans aucun consentement, se jeter sur sa proie, la violer et se laisser bouffer ensuite. Les rares légumes étant ce qui reste confiné dans nos derniers neurones, ça ferait toujours des soirées d’été permanent à végéter dans l’oubli.
Le dernier homme sera peut être une femme, si c’est le cas, j’espère qu’elle aura la décence de mettre fin à l’espèce.

« J’aime les gens c’est pour ça que je leur souhaite une mort imminente, si j’étais un monstre je voudrais qu’ils vivent dans leur monde jusqu’à en crever. »

Épitaphe sur mon bocal de cendre. »

 

Etat d’âme 29 :

« Je ne me rappelle absolument pas l’émotion que j’ai pu ressentir en entrant au lycée.
Peut être une chiasse d’enfer, où une angoisse liée à l’internat que j’allais affronter encore, déjà 2 ans au collège. On ne sait pas vraiment ce qu’on s’attend à trouver dans ce nouveau monde, quand on est puceau pour de faux.
C’est un peu l’entrée dans la « vraie vie », comme on s’amuse à dire dans les réseaux. Parce que voyez-vous, dans les sommités de la réflexion du virtuel on vous sermonne régulièrement sur l’idée que vous évoluez dans un conglomérat d’ombres prédictives. Et chacun rentre bien chez soit après avoir dégueuler sur l’amitié de l’autre qu’on se demande en parallèle.
Ce dont je me souviens avec clarté, c’est que c’est à cet endroit qu’on fait les premières rencontres décisives. Qu’on scelle des choix, des amitiés durables, des préférences, des décisions… bien avant de devoir admettre que cette « vraie vie » sentait autant la merde que la dite fausse. Mais les bons souvenirs il ne faut surtout pas les renier, même s’ils ne sont plus que des souvenirs.
Ma plus grande rentre en seconde demain, j’ai la chiasse pour elle, mais je sais qu’elle ne se trahira pas pour n’importe qui.
Des barres ma yeufy. »

 

Etat d’âme 30 :

« Comme quoi, rencontrer la même personne sans ressentir les mêmes choses, est tout à fait calibré par nos devantures larmoyantes des formalités abusives d’un conformisme à plusieurs étages.
Quand on y réfléchit un peu, rien qu’un chouilla, céder à la tentation d’émettre que l’éducation se caractérise par des conventions simulant des actes précis, noyant le reste dans un pugilat non conforme, est un attentat à la socialisation naturelle des gens entre eux.
Si tenté qu’il est inscrit quelque part que les choses doivent s’articuler autour d’un vouvoiement/tutoiement, d’une figure de style s’attachant à montrer une réalité sans fondement autour de l’avatar de quelqu’un, et qui scellerait les attentes que nous devons avoir les uns envers les autres… il est donc fort probable que nous ayons tous une envie intrinsèque de ne pas vouloir apprendre à vivre ensemble…
(réflexion intrusive et incomplète j’en suis sur) »

©Necromongers

Etats d’âmes (25) (26) (27)

Etat d’âme 25 :

« On se permet tout
On n’est permis de rien
On ne s’étonne de rien
Puisqu’on est tout ce qu’on est

Je ne peux rien vous dire d’autre. Au-delà de nos conseils fugaces pour mourir dans les meilleures conditions, nous restons maîtres de nos plus grands instants.
Je vous conseille de vivre au mieux, sans rien penser qui puisse tout englober. C’est quand on est trop préoccupé par les détails que nos vies s’amenuisent.
La vérité universelle n’existe pas, chacun est responsable de son entité, et parsème comme il peut de sa décadente postérité anticipée…
Nous sommes une larme qui n’en finit plus de sécher.
Des bébés éprouvette sur le champ d’une bataille au gaz de schiste, des lacrymo-gènes puissance émerveillement.
Nous redeviendrons ce que nous avons toujours été…
Du sable bitumeux. »

 

Etat d’âme 26 :

« Tout est religion, même l’athéisme en est une. Les croyances sont multiples, l’homme ne sait rien faire sans croire en quelque chose, le capitalisme, la politique, l’écologie, dieu, la religion, le pétrole, l’argent… il a besoin de se rassurer depuis qu’il sait qu’il est mortel. L’homme me fatigue, je suis un nihiliste du néant. J’ai du respect pour tout le monde, mais il suffit qu’on me dise quoi faire et quoi penser pour que je sois de suite réfractaire par nature… alors l’un dans l’autre, il ne s’agissait que d’une pensée virtuelle, tout le monde sait très bien que l’espoir c’est pour ceux qui n’attendent plus rien… (merde, où est-ce que j’ai encore foutu ma corde… ah je suis con, elle est restée sur la poutre!) … j’aime bien tout mélanger, et surtout être le moins sérieux possible, sinon c’est foutu. »

 

Etat d’âme 27:

« Il y a des turpitudes aléatoires qui s’ébruitent en silence.
Le noir nous va si bien, comme une ode au temps partiel de la discontinuité cérébrale infantile.
Il faut sans doute se laisser convaincre par les lumières sans le siècle. Mais dans l’entre-deux, je remercie d’avoir vécu la connivence du dernier et de connaître les ressorts indolents sans consistance du nouveau.
Le miroir de nos alouettes n’est plus un reflet invisible, c’est un calmant à la parthénogenèse, une coulée de fumigènes andropodes à la petite semelle tannée comme on roule un joint à vif.
On déroule, on déroule et on sèche à l’arrivée. Maintenir à flot les derniers îlots, pour l’équilibre du monde. La foutaise internationale endimanchée par l’establishment d’un père Lachaise fatigué de voir mourir les enterrés vivants.
On regrettera plus tard d’avoir assoupli nos divagations mentales pour du pop-corn bon marché. »

©Necromongers

Les réflexions stratosphériques de Necromongers

Je voudrais qu’on m’aime pour ce que je ne suis pas, ça me ferait des rêves à emballer pour plus tard.

 

L’écologie c’est une armoire à pharmacie pleine de médicaments qui ne servent jamais, parce qu’on se sent bien dans notre merde.

 

De plus en plus d’autochtones ne supportent plus le tourisme de masse, alors que moi c’est juste la masse du poids des autres.

 

Quand on ne parle pas de certaines choses on les fait devenir des sujets tabous. C’est comme quelqu’un mais « à bout ».

 

Devant la recrudescence des lobbys vegans, je propose de revenir à l’anthropophagie, les cons peuvent se manger entre eux après tout.

 

L’eau chaude a été inventée pour emmerder ceux qui n’aiment pas l’eau froide… et le chauffagiste pour ceux qui sont emmerdés.

 

Je ne comprends pas toujours la propension qu’ont certains à s’épandre de maux intimement précis sur leur vie privée (se gratte les couilles).

 

Pendant que Sarkozy s’emmerde et veut gagner plus d’argent nous on se bouffe la kératine des ongles pour remplacer la corne de rhinocéros.

 

– J’ai mangé Indien ce soir.

– Tu dis quoi?

– J’ai mangé Indien ce soir!

– Parle plus fort!!

– EXCUSE-MOI D’ÊTRE AUX CHIOTTES!

 

La quantité du sommeil n’a rien à voir avec la qualité. L’un dans l’autre ils se débrouillent très bien pour vous emmerder l’un ou l’autre.

 

La #liberté qu’est-ce que c’est? Sinon une #croyance qui se permet de faire passer l’#espoir pour une réalité augmentée…

 

Macron se casse la gueule dans les sondages, alors que dans les escaliers ça aurait suffi si ça se trouve…

 

Y’en a marre des stickers sur la vitre arrière qui ne sauvent rien:

« Bébé à bord »

« Animal à bord »

Je propose: « Neuneu accompagné à bord »

 

L’avantage avec les politiques c’est qu’on n’a pas à se soucier de leur casier judiciaire, sinon on serait obligé de tous arrêter de voter.

 

©The Necromongers stratosphérique-ment vôtre…

19149195_1733126843381399_6442670486079529771_n

 

 

Etats d’âmes (22) (23) (24)

Etat d’âme 22:

« Vous croyez que le monde est un procès d’intention?
Normalement vous devriez vous remettre en question, mais comme chacun ne le sait pas il est chose courante de n’avoir absolument rien à carrer de ce que les autres ont à penser d’eux… par ce qu’ils ne pensent qu’à eux.
Et puis les choses courantes emmerdent généralement, de part leur popularité, leur quotidienneté, leur insipide et journalière redondance. C’est en partie la cause d’un dysfonctionnement universel, la méfiance du renouvellement de l’intelligence.
C’est un produit devenu tellement rare que son apparition fait peur. Même poursuivi, reconnu et châtré, la conspiration de la réflexion fait l’objet d’une enquête sans précédent.
Malgré des efforts considérables pour la dénicher, la délivrer et lui donner la capacité de vivre en liberté, elle reste viscéralement en voie de disparition… sans aucune garantie de renouvellement de l’espèce. »

Etat d’âme 23:

« Tout est famélique.
L’ordre contenu des émanations sporadiques du vent des sédiments invisibles.
La chorale incessante des convenances manipulatrices existentielles.
Les contrées mécatroniques référentielles du ligament de l’espace sans bordures.
La clôture annuelle du comité des lourdingues sans limites agencées.
La ferme ta gueule de l’amour est dans le prémenstruel pour la forme sans le fond.
L’idiome secret des instances révolutionnaires de la fabrique des consonances multiples.
La gravité solennelle des devantures sans allergène assez conventionnelle pour traire les yeux.
La confusion des idées malingres qui fusionnent avec la célérité du plâtre à la Française.
La propriété centrifugeuse de l’hécatombe spongieuse en commémoration rancunière.
La dernière émanation discrète d’une nomenclature épongée par la bière de Mars. »

 

Etat d’âme 24:

« Je ne sais pas.
On ne peut pas tout savoir.
On devine parfois, pour participer.
Mais on ne sait pas tout.
J’aimerais en savoir plus.
Mais j’écourte souvent ma façon d’apprendre.
Je ne suis pas intéressé par tout.
Du coup je ne retiens pas ce qu’il faudrait savoir.
Pour en savoir plus j’entends.
Mon intérêt n’est pas feint.
Mon intérêt est distant.
Je suis comme vous, équidistant.
C’est comme distant mais sur la brèche.
On fait semblant des fois, pour exister.
On croit qu’on sait, on croit qu’on vit.
Et puis, bien évidemment, on vit sans le savoir.
Puisqu’on ne le sait pas.
Parce qu’on veut tout savoir.
Sans connaître l’essentiel.
Sans faire l’effort d’avoir à saisir l’information.
On va au plus simple, au plus rutilant.
On aime se faire voir, sans plus attendre.
Alors on danse (non ça je l’ai piqué).
Et puis on s’imagine, on se voit meilleur.
Mais on ne sait toujours pas quoi, qui, où?
On ne peut pas tout savoir.
On aimerait en savoir plus.
Mais c’est difficile, les autres nous coincent.
La vie, les infos, les trucs sans nous.
J’aimerais en savoir plus.
Mais… je ne sais pas. »

©Necromongers

Le Petit Dictionnaire des Définitions Iconoclastes, Utopistes et Décalées: Le FUTUR

Le FUTUR

 

=

 

Fantomatique et Ubuesque Théorie Utopique de la Rêverie

 

 

 

Il est la parfaite illustration de ce qui n’est pas, pas encore, ou ne sera jamais. Trop d’événements indistincts sont à prendre en compte, pour n’espérer qu’en substance qu’Il soit assez présent un jour pour devenir un passé.

Le futur n’a pas vocation d’optimisme ou de pessimisme. Il est d’une neutralité en attente d’être programmé, conditionné par l’emprise de ce qui n’existe pas pour l’inventer.

Il est une joie éphémère qui relie l’espoir et la peur, l’anticipation et l’avènement, le rêve et la réalité, et tous les éléments capables d’en construire la possible structure. C’est une réflexion sur l’avenir, une hypothèse de réalisation.

Il sert bien souvent de but à atteindre. Tant bien pour se fixer des limites que des objectifs. Et malgré son évidente inexistence, Il est une source intarissable de plaidoyer pour sa croyance démesurée, ayant pour fonction d’alimenter la motivation par les fantasmes et autres prédictions en tout genre. Nombre de personnages célèbres l’ont utilisé sciemment (Nostradamus) ou à leur insu (Da Vinci, Jules Verne…) pour un résultat souvent contrasté mais étonnamment probable. C’est avec eux que nous pouvons mesurer une échelle constante de l’humanité, qui est de penser et de regarder assez loin pour ne pas pouvoir en vérifier les effets.

Conclusion : il n’y a rien à craindre du futur tant que nous maîtrisons le présent et tirons expérience du passé… et l’histoire prouve qu’il est justement à craindre de tout cela.

 

Extrait du « Petit dictionnaire des définitions iconoclastes, utopistes et décalées »

©Necromongers

Le Petit Dictionnaire des Définitions Iconoclastes, Utopistes et Décalées: Le PRÉSENT

NB: ceci est un exercice auquel je me suis essayé dans l’idée de créer un dictionnaire décalé. Il y a bon nombre de définitions que l’on y trouve sans qu’elles nous donnent l’impression d’y avoir leur place. Des mots fugaces, qui recouvrent des sens cachés qui ne peuvent s’exprimer qu’avec nos émotions et notre ressenti…chacun est libre de ne pas être d’accord, c’est ma vision des choses à un moment donné de mon existence (ce qui laisse entendre qu’à d’autres moments elle peut varier, quelle constance!)…j’ose espérer qu’elle parlera à certains…

 

Le PRÉSENT

 

=

 

Propriétés Rétrogrades d’Éléments Sporadiques Éternels Nantis de Ténacité

 

 

 

Il est un instant qui ne dure pas, qui, accumulé les uns aux autres, construit un temps sans cesse en retard ou en avance. L’idée qu’il puisse exister est constamment remis en cause, si bien que pour s’en donner l’impression il empiète sur l’espace invisible dont il est fait : l’écoulement du temps.

A peine se nomme t-il qu’il est déjà relégué à s’appeler autrement. Passant continuellement de l’expérience à l’espérance, il ne s’ancre jamais, ne vit qu’en substance de ce qu’on croit palpable, mais en apparence il n’est qu’une poussière au soleil qui ne s’arrête jamais de virevolter.

Le présent est un état d’esprit de la permanence, celle qui induit notre volonté à figer nos définitions instables. Nul ne saurait avec certitude déterminer exactement si son existence peut être prouvée, et si dans l’espace qu’il lui reste pour s’épanouir vainement, son aventure ne commence véritablement que quand sa vie se termine en direct.

Passé-Présent-Futur… pas d’existence pour les uns sans les autres. Tout reste à inventer pour tirer de l’expérience une donnée mesurable…

 

 

Extrait du « Petit dictionnaire des définitions iconoclastes, utopistes et décalées »

©Necromongers

Le Petit Dictionnaire des Définitions Iconoclastes, Utopistes et Décalées: Le PASSÉ

NB: ceci est un exercice auquel je me suis essayé dans l’idée de créer un dictionnaire décalé. Il y a bon nombre de définitions que l’on y trouve sans qu’elles nous donnent l’impression d’y avoir leur place. Des mots fugaces, qui recouvrent des sens cachés qui ne peuvent s’exprimer qu’avec nos émotions et notre ressenti…chacun est libre de ne pas être d’accord, c’est ma vision des choses à un moment donné de mon existence (ce qui laisse entendre qu’à d’autres moments elle peut varier, quelle constance!)…j’ose espérer qu’elle parlera à certains…

 

Le PASSÉ

 

=

 

Présent Anticipé Sous Sédatif Evolutif

 

 

 

Combinaison d’événements ayant tous trait avec des présents s’étant déjà produits. Le passé est à la fois l’ancêtre du présent et l’inspiration du futur.

La vérité est quelquefois si dure à accepter que son ombre a souvent été malmenée, trafiquée et régulièrement réécrite. Ceux qui s’emploient à dire que l’on ne peut pas modifier le passé sont les mêmes qui refusent d’accepter le présent. Au regard volatile de ce dernier, on comprend aisément leurs difficultés.

C’est une passerelle sensée contenir des informations sur la réussite ou les échecs selon des situations données. Si l’on considère que le contexte est source de changement dans les constantes, l’expérience en résultant n’a pas forcément un caractère fondamentalement certain.

Le passé est là à titre de témoin, en fonction de choix et de décisions qui auraient pu être tout autres selon de nombreux critères, et ne résulte en aucun cas d’une forme d’exemple alpha. Certaines choses ne s’étant jamais produites, il reste à réaliser dans le présent une forme de passé encore invisible pour les générations futures.

 

Extrait du « Petit dictionnaire des définitions iconoclastes, utopistes et décalées »

©Necromongers

Etats d’âmes (19) (20) (21)

Etat d’âme 19 :

« Il n’y a pas besoin d’être jeune ou vieux, ni de droite ou de gauche, ni croyant ou athée, ni travailleur ou chômeur, ni impliqué ou passif. Il faut être juste et vrai, honnête et intègre avec soi-même, le reste… on s’en branle.
On peut être déçu de tout et enthousiasmé par beaucoup de choses. Pessimiste sur l’avenir et avoir envie de vivre. Malmené au quotidien et aimer les rencontres. Convaincu par habitude et étonné par expérience.
Il ne s’agit pas de faire semblant pour paraître, ni de croire possible des choses que l’ont sait vaines. De vendre la peau de l’ours avant de se rendre compte qu’on n’aime pas chasser. De parler dans le vide devant des gens qui semblent vous écouter.
La vie ne rigole pas avec nous, elle nous tend des pièges tout autant qu’elle nous donne des chances inouïes. Elle est invariablement plus courte et plus longue, sans empathie pour notre vécu, et nous laisse influencer nos parcours en laissant gérer nos émotions.
C’est tout un problème dont nous sommes assez responsables, sans pour autant pouvoir tout maîtriser. On se fout bien de nous quoi… la vie, cette saloperie d’ado sans retenue, qui inonde notre volonté de n’avoir pas envie de grandir.

Evidemment, ça dépend des jours. »

 

Etat d’âme 20 :

« – Bon ben on aura rien foutu aujourd’hui, ça t’a plu?
– Oui c’était plutôt bien, j’ai apprécié.
– Cool! On se cale comme ça alors!
– Ah ben non, demain va falloir fournir un peu d’effort quand même!
– Hein! Mais pourquoi? T’a pas aimé?
– Si mais on peut pas faire ça tous les jours!
– Je comprends pas. Si on aime un truc on doit quand même changer?
– Je… oui, enfin non mais… on ne peut pas ne jamais rien foutre!
– Sans déconner? Alors si demain je gagne 1 Million au loto et que je m’habitue je dois quand même changer? C’est bizarre.
– Hein? Non mais au loto c’est pas pareil. Déjà faut y jouer, pis quand tu peux te payer tous les services c’est pas comparable.
– Bon ok, disons que j’adore les flans au caramel, mais demain je dois arrêter? C’est ça? Parce que faut pas faire perdurer les choses qu’on aime?
– Mais tu passes du coq à l’âne! Tu prends des exemples complètement opposés, le cheminement n’est pas le même.
– Le cheminement n’est pas le même… tu es en train de me dire qu’il faut gagner au loto pour avoir le luxe d’aimer tous les jours les flans au caramel?
– Non. J’ai pas dit ça.
– Ah tu vois! Tu veux m’embrouiller.
– Non plus, mais… enfin merde tiens, fais ce que tu veux.
– Je savais que tu me comprendrais… »

 

Etat d’âme 21:

« Le vide s’est inscrit un jour de pluie au séminaire de remplissage.
Il croyait pouvoir régler une bonne fois pour toute son infériorité en tentant de combler son manque par des informations en pagaille. Peu importe le contenu, la quantité primait.
Mais lors de l’inscription on lui donna un formulaire avec plein de questions qui parlaient de son intérêt sur le séminaire. Une fois assis, le vide contempla le questionnaire avec une dubitative expression de manque, car il fallait le rendre avant le début de la conférence…
Vexé, il se leva et ne revint jamais. »

 

©Necromongers