Archives pour la catégorie Poésie

La Douce Providence Des Alternatives (6) « Point trop n’en faut… puisqu’en faux point trop n’en fait »

(NB: Ceci est un travail de recherche sur les alternatives possibles d’un ensemble d’idées et de phrases remuées dans tous les sens.)

 

point trop n’en faut…

///

Corps et âme

Au fond d’un puits,

Œil pour œil

Tué par l’ennui.

/

On se grogne en chien de faïence

Autant en emporte les dents,

Comme un seul homme

Pleurant sous le soleil.

/

Catapulté par l’erreur

Le vent dans les plaines,

Qui s’offre se donne

Quand on meurt c’est pour la vie.

/

On imagine, on prie, on rêve

Souffler n’est pas remuer,

Celui qui bouge est responsable

L’ouragan dans un bocal.

///

… puisqu’en faux point trop n’en fait

///

L’ouragan dans un bocal

Corps et âme,

Celui qui bouge est responsable

Au fond du puits.

/

Souffler n’est pas remuer

Œil pour œil,

On imagine, on prie, on rêve

Tué par l’ennui.

/

Quand on meurt c’est pour la vie

On se grogne en chien de faïence,

Qui s’offre se donne

Autant en emporte les dents.

/

Le vent dans les plaines

Comme un seul homme,

Catapulté par l’erreur

Pleurant sous le soleil.

 

©Necromongers

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L’air de rien

Tomber comme une plume un jour de canicule,

Les envies, les débats, les volontés de…

Il n’y a rien. Rien qui soit, rien qui prime.

On peut tomber de meilleurs jours mais c’est ainsi,

On ne choisit pas, on fabrique des circonstances.

La pluie ne décide pas de s’arrêter pour manque d’humidité dans l’air,

Le vent ne cesse pas de tourner pour absence de girouette emblématique.

Le temps est fort.

Le temps décide.

Le temps a raison.

Nous continuons d’exister malgré lui,

Avec cette absence caractéristique

Ce vide circonspect, cette notoriété translucide,

Ce vent pleine face qui gifle en aller/retour.

Il faut laisser tomber, et revenir plus tard.

L’homme est ainsi fait, l’homme fait ainsi,

Il essuie la pluie et fait pleuvoir des chiffres.

Il n’a pas l’air con… s’il n’en sait rien.

©Necromongers

 

Les paradigmes d’encre (THÊTA)

Je me plongerai dans les bras de Nix

Suivant les courants du Léthé et du Styx.

Comme un homme voulant échapper à la vie

Quand mes pulsions se manifestent la nuit.

Comme une moisson des âmes égarées.

 

Les pâles lueurs se regardent entre elles

Un affront de lumières mourantes.

On vivote gaiement au détour des ruelles

Sur un liquide qui consomme des amantes.

Les nuages couvrent nos désirs mitigés.

 

Et quand viendra enfin l’heure

Les ressentis intérieur de chacun,

Chuteront silencieusement au fond des pleurs

Malgré les bruits de la forge de Vulcain.

Couvrant les cris de nos corps dispersés.

 

De phalanges de garde à phalanges en poussée

Au rythme des élans gutturaux psalmodiés.

Peau rouge en dessous du ciel criblé par le vent

Les lames entrent et sortent en dedans.

Le cœur n’est pas pour aimer.

 

Des bris de lances sur les sentiers

D’anciennes gloires ou de la perdition.

Sang bleuté criant la vie à l’unisson

Le corps tombe comme des nuits d’étoiles.

Les mains sont faites pour prier.

 

La névrose du collectionneur qui taille

Les rêves attendront la nuit.

Les cauchemars aux doux murmures sans faille

Flirtant l’au-delà du bruit.

Du sable chaud sous les pieds.

 

Les Mnémosynes qui suivent les Hécatonchires

Les Grées qui se lamentent dans leur tombe.

Autant que les héros qui les surplombent

Et qui dans nos songes semblent les séduire.

De l’eau pour les assoiffés.

 

Nul autre que le feu réchauffe un jour

Les plaies à vivre pour toujours.

Les lendemains sont d’éternels hier

Des mers qui sans cesse ressassent l’air.

La vie pour les écorchés.

 

Les brûlures sont toujours présentes

Comme des cicatrices se voulant oppressantes.

Les jours sont de nouveaux recommencements

Des ciels qui se veulent nos amants.

La mort pour les damnés.

 

Jusqu’au retour incessant de l’appel

Qui enivre nos lisiers de bordels.

Corps à corps entre fluide et guerres

Caresses latentes et sodomies séculaires.

L’amour pour zéphire adultère.

 

©Richard Kuran & ©Necromongers

 

 

 

 

Poèmes vacanciers (4)

Le départ…

 

Pour les pantoufles c’est raté.

 

Encore une soirée sans envergure.

Des désirs mal projetés, faut ranger sa mère.

Et puis le désordre c’est un pont jeté,

Sitôt mis en ordre faut encore le ranger.

 

Je trouve les départs plus sympas que les arrivées.

Beaucoup aiment s’installer, moi j’aime me sentir toujours là.

Alors forcément c’est plus simple de partir,

Pour retrouver ce qui n’a jamais bougé.

 

Revenir devient une ode à l’immobilisme.

Retrouver ses repères, ses bons vieux pépères.

Ceux qui n’ont jamais fait défaut,

Sur qui ont peut compter dans l’oubli.

 

Partir pour revenir, oublier pour se remémorer.

Les artifices sont nombreux pour se piéger.

Faire semblant de vivre ailleurs,

Est un désir de vivre ailleurs pour de vrai.

©Necromongers

Poèmes vacanciers (3)

La visite…

 

En Hispanie ils vivent au chaud,

Ils conduisent comme si c’était un numéro.

Même quand il pleut faut traverser fissa,

Pis faut pas faire son rigolo avec l’entrada.

 

La San Miguel ou les tapas, c’est un leurre,

Ça bouffe à 17h et ça remange à 23h.

C’est fourbe chez les Catalans, ça fait style,

Mais tu tournes en rond avec des sens uniques débiles.

 

Ils ont des villes qui s’appellent COLERA,

Pas de chichi, ici on ne meurt que de maladies lambda.

Des fois, tu croises des STOP pour des chemins inexistants,

On s’en fout, les vignes et les oliviers c’est pas des habitants.

 

Ils ont des plages à faire pleurer la lambada,

Et les kayaks de la mer d’Espagne n’en font pas tout un tralala.

On me souffle à l’oreille que c’est la Méditerranée,

Et puis quoi encore, les mouettes sont bilingues depuis quelle année ?

 

N’empêche que la pluie à 30°C ça ne sert vraiment à rien,

T’es mouillé, t’as chaud, et t’apprends pas l’Espagnien.

C’est très urbain par là-bas, même la police s’appelle la Guardia Urbana,

C’est dans des gros 4X4 qu’elle se la pète, coudes aux portières de fausses LADA.

 

On ne m’y reprendra pas, même au musée du moustachu,

Y’a des Cadillac martyrisées avec des nymphes ventrues.

Tu payes l’entrée pour encore payer à l’intérieur des mystères qui resteront,

Je préfère les chocolats LANVIN, des clous pour Gala et des pendules fondues au plafond.

©Necromongers

   

Poèmes vacanciers (2)

Les complications…

 

Les vacances j’en ai plein le dos,

Il parait que le changement n’est pas fait pour le repos.

 

C’est pas grave si j’emmerde tout le monde,

On dira que j’étais le seul à savoir que la terre est ronde.

 

S’évader du quotidien pour faire ressembler les vacances à un autre quotidien…

C’est l’imprévu qui se moque du prévu pas prévu pour son bien.

 

J’aimerais que les kilomètres arrêtent d’afficher notre besoin d’évasion,

Là où on se sent bien n’a pas besoin d’être aussi loin que la saison.

 

Si c’était à refaire je referais les mêmes erreurs,

Là où il y a de la gène il n’y a pas de bonheur.

 

Vous vous dites « celui-là il n’est pas prêt d’accepter sa condition ! »

Je vous répondrais « je ne sais pas de quoi vous parlez, je n’ai jamais prétendu que les autres avaient raison ! ».

©Necromongers

Poèmes vacanciers (1)

L’arrivée…

 

Odeurs marines,

Première partie du ressac unanime.

 

Senteurs salées,

Galbe écumé par entrelacement rythmé.

 

Les pieds dans l’eau,

Caresse plantaire d’un vague renouveau.

 

Les yeux dans l’eau,

Seul sur la plage pour recenser les bigorneaux.

 

Soleil rosé,

Lumière blafarde qui sent bon l’apéro du coucher.

 

Mer douteuse,

Trop calme et trop plate pour être heureuse.

 

Déchets onctueux,

Flotteurs savants d’un monde encore désireux.

 

Les enfants jouent,

Les galets s’en prennent plein la gueule, ça les secoue.

 

Les adultes font la moue,

Ils se demandent si l’avenir est entre les genoux.

 

Le soleil tranche,

L’idée de tergiverser serait un UV sans manches.

 

Les bateaux voguent,

Comme la diarrhée sur le SMECTA des gogues.

 

Demain le jour,

Il parait qu’il fait mieux que le simple amour.

 

©Necromongers

(photo: moi-même)

Les paradigmes d’encre (ZÊTA)

A la tombée de la nuit je me rends compte

Qu’il n’y a aucun anneau à mon annulaire,

Et pourtant des belles histoires je m’en raconte

Je les liste, récite, déclame, énumère.

 

Le feu n’est pas toujours là où on l’attend

Combien de mèches encore à éteindre,

Histoire d’en raconter, d’en redire et de faire des plans

Pour ne plus jamais penser qu’à s’étreindre.

 

Se rassembler sur une toile, se dépeindre

Comme des amoureux frileux ou téméraires,

Ne sachant plus quel océan prendre, quel itinéraire

Et s’aimer, sans doute, s’élancer, se rejoindre.

 

Exploser ses viscères, connaître l’émotion transparente

Se donner, pour vivre, se livrer, pour être,

Eviter de réveiller le sommeil de la pente

Laisser libre cours à la vérité de paraître.

 

Se laisser bercer par une passion dévorante

Qui nous enflamme au fond et qui nous consume,

Elle peut être discrète, légère ou perforante

Nous marteler l’intérieur comme une enclume.

 

Plus d’ogive nucléaire, seulement le vent des intentions

Plus d’instance salutaire, juste des miroirs solaires,

Le sable sous les pieds, le cœur en action

Le palpitant en attaché-case, les stocks émotions en affaires.

 

Les icebergs guettent dans chaque coin de nos corps

Brûlant de désir ardent, comme des garde-fous,

Mais on déversera notre verve de tout notre saoul

Boire et ingurgiter de la mandragore.

 

Inutile d’entreprendre sans pourparler, aimer sans guerre

Reprendre l’amour en otage libre, les fleurs au chargeur,

Tuer le don de soi, se donner sans ses paires

Ignorer qu’il faut vivre une dernière fois, et prier la rancœur.

 

Se mettre à genoux devant l’infidélité

Souffrir, s’éparpiller l’âme en peine,

Disperser façon puzzle les déveines

Sentimentales ou amoureuses du sort jeté.

 

Parfaire pour ne durer que le temps nécessaire

S’en faire pour n’exister qu’une petite vague,

S’imaginer défaire, et s’aimer d’adultères

Se prendre l’intégral de sa vie en flag.

 

©Richard Kuran & ©Necromongers

Objectif tronqué

Dimensions multiples

Cœur désarçonné

Odeur liquéfiée

Pour une armée mentale enclavée.

 

J’ai l’honneur de ne rien vous annoncer,

De laisser libre votre champ d’investigation.

J’ai l’immense plaisir de vous laisser mûrir,

Promettre à qui veut un monde qui transpire.

 

Salaisons différentielles

Objectifs catalogués

Conducteur mégalo

Arrivée saturée au centre de l’univers.

 

Tournez à gauche après la direction opposée,

Prenez en face vers les sens indiqués.

Patientez aux impatiences avant de revirer,

Puis, prenez à droite toute pour terminer.

 

Logez à l’enseigne

Restez zen

Attendez votre tour

Ne cherchez pas à faire la différence.

 

Si vous comptiez réfléchir, c’était un autre programme.

Veuillez reconfigurer la nécessité de le faire…

 

©Necromongers

 

Chèvre un jour…

La chèvre est un mouton de panurge qui tourne en rond.

Elle est modulable, parce qu’elle ne veut pas s’embrouter avec l’essentiel.

L’herbe est à tout le monde mais certains brins ont de l’importance,

Même les ronces savent faire la différence.

Alors la chèvre fait sa promenade, tant que l’air est appréciable.

Elle se rebelle souvent, mais tourne sur son caillou en serrant les dents.

Après tout, protéger ses arrières ne sert qu’à prétendre théoriser quelque chose d’autre.

J’en veux à l’herbe tendre, aux pouces fragiles,

Au climat changeant, à la prime de risque.

Concéder ce que l’on gère pour immuniser ce que l‘on aime,

Quelle règle peut légitimer l’idée qu’elle reste une atmosphère ?

J’en vis, j’en parle et j’en écluse la réflexion.

Chèvre un jour, chèvre toujours ?

 

©Necromongers