Tous les articles par ianussios

Dans les champs d’horizons…

Qui peut savoir

Qui ne saura jamais

Qui rêverait de savoir

Qui ne voudra jamais savoir

Qui rêverait d’avoir le choix…

 

Nous sommes bousculés

Happés, remués, contorsionnés

Nous sommes une illusion

Nappés d’angoisse jouissive…

 

Monumentalement en dérive

Catapultés par le besoin

Mécaniquement compulsifs

Les cadavres d’un jardin fleuri…

 

Les champs de brouillards

Inoculant les bulles d’air

Tournent en s’égouttant

Virevoltent, chantent et explosent

Eclaboussant la lumière de brume.

 

Nous sommes des nuages prospères

Une fumée nocive pleine de couleurs

Des hélicoptères de pétales ondulés

Déchirés par le vent de nos vies

Inconscients, percutés par notre fatalité.

 

Irons-nous jusqu’au bout

Irons-nous plus loin

Irons-nous enfin mieux

Irons-nous quelque part…

 

Le soleil me manque déjà

Quand il fait vivre le jour

Au milieu des branches d’un bois

A travers les hautes herbes.

 

La lune continue à épouser la nuit

Nous sommes une écurie d’étoiles

Formés pour mourir en plein jour

Les feux d’artifices ne se rencontrent pas.

 

©Necromongers

Etats d’âmes (13) (14) (15)

Etat d’âme 13:

 

« Quand j’entends parler de « l’argent de la drogue » ou de la corruption ça me fait rire. L’argent n’est rien, ça reste de l’argent. Un bonbon ou de la coke quelle différence pour l’argent?
Un billet n’a rien fait, ce qu’on en fait en revanche, devient ce que l’argent fait faire, des choses qui font qu’il ne sera jamais le bienvenu dans notre système… mais allez leur dire. Ils s’en foutent. Ils déterminent à l’avance le pourquoi du besoin de quoi pour qui, et qui doit, qui devra, qui ne peut pas, qui ne pourra jamais.
La drogue, la corruption, le soi-disant « argent sale » ne l’est que parce que l’argent existe. Ça ne rend pas la drogue propre, non, mais ça tend à rendre l’argent sale pour tout. Evidemment certains me sortiront les fameuses embrassades du couillon qui prône l’argent qui fait du bien, celui qui fait le bonheur par-ci et par-là. Mais rien que ça c’est accepter que l’esclavage se limite à la considération que l’on a des moyens de l’aide que l’on peut apporter… et l’argent fait de nous des pauvres ou des riches.
En conclusion, il n’y a pas d’argent sale, parce qu’il n’y a pas d’argent propre. L’argent est un système de caste. Une religion universelle. C’est d’ailleurs ce qui permet au monde entier de se développer, bien et mal compris.
Qu’il aille se faire foutre, lui et ses dogmes à la con. »

 

Etat d’âme 14 :

 

« Le vent s’essouffle comme nos envies, d’un blizzard à la bise, une petite cerise qui crie depuis sa mare.
L’étang se noie comme nos ennemis, d’un Gloups au Blurp, une minuscule bulle d’eau s’échappe.
Les saisons se barrent comme nos années, entre pluie et beau temps, une parcelle de seconde après l’autre.
Les amis passent comme la couleur au soleil, d’un vif au pâle, un tantinet trop rapidement.
Les projets s’évadent comme la peur, d’un Arg à l’Oups, d’une ironie presque sans effervescence.
J’ai envie de dire, que les projets d’amis fassent un étang de vent selon les saisons, et on redistribuera l’ordre pour ceux qui en veulent un autre.
Mais sinon, il nous reste à vivre.
Alors ne faisons pas semblant… bordel de merde! »

 

Etat d’âme 15:

« Tout ça n’a pas beaucoup d’importance.
Les murs sont tous les mêmes quand on doit les gravir. Les gens ne savent même plus franchir la moindre parcelle d’humeur qui leur est propre. On se parjure le long des trottoirs en croisant des insectes langoureux, qui sautillent leur joie de n’être rien au milieu d’une nature féroce.
Tout ça n’est pas bien grave.
Les opinions s’échangent comme les branches mortes, le vent fait pleuvoir les avis sans conséquence. Et puis un jour, le sang ne coule plus, ça casse, et l’odeur de sève sèche n’attire plus aucune vie. Mais on ne se lasse pas des trottoirs si chers à arpenter, sans désir, sans sang, sans vie, juste une enveloppe vide, comme un insecte hors de sa chrysalide.
Tout ça n’est rien de rien.
Le libre arbitre est singulièrement étouffé. Petit à petit, comme une écorce qu’on arrache lentement. On s’épluche, on se découvre, on se met à nu, à la merci de notre pire ennemi: la passivité. Et les trottoirs continuent de défiler, pleins de pattes bondissantes, d’âmes éperdues persuadées de vivre leurs choix… mais vous l’aurez compris…
Tout ça est sans intérêt. »

©Necromongers

 

Et puis tous les jours sont obscènes…

Et puis les jours nous mentent

Ils font des tours pour rien,

Pire que l’invention de la tente

Qui se déplie en un tour de main.

 

Tous les idiots sont à l’intérieur de nous

A se lancer des défis,

Ça se fait des bises aux joues

Ça pleure, ça crie, ça rit.

 

On se regarde avec de drôles d’yeux

Comme des dimanches qui tombent un férié,

Comme un jour de vote quand il pleut

Et qu’on n’a procuré personne pour mentir avec fierté.

 

C’est le syndrome du qui mieux mieux

Sans se retourner pour faire factice,

On oublie même qu’on sera vieux

Les jeunes nous foutront dans les hospices.

 

De venir aveugle et consommer

Se cuire un œuf sur le dos du monde,

Eviter de se sentir concerné

La vérité pourrait devenir une fronde.

 

Dehors les gens pleurent et se saignent

Ils n’ont rien trouvé de mieux pour que cela se voit,

Pendant que les cartes des crédits violent sans contact les enseignes

Les derniers valides s’enrichissent là où les autres se noient.

 

Et puis on regarde plus loin quand on n’y voit rien de près

Les flous s’oublient presque partout,

L’ambition c’est la guerre du lait UHT

Nos amis pour la vie finissent moisis chez Justin Bridou.

 

Aux armes et cætera… mon cul sur un abîme

Allons enfants… mes couilles sur la table,

Et l’isoloir jouera son rôle habituel d’estime

Sans les mains à l’urinoir les yeux dans l’étable.

 

Pardonnez-moi quelques mots gros

Comme la vie est quelquefois indélicate,

Les guillemets entre parenthèses sont des salauds

Exploitants à fort taux la délivrance de nos actes.

 

Et puis les gens nous mentent

Ils font l’amour pour rien,

Pire que des vérités démentes

Qui se multiplient en deux tours, demain.

©Necromongers

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Etats d’âmes (10) (11) (12)

Etat d’âme 10:

« La vertu idyllique des likes emmène nos songes dans un ailleurs qui nous fait regarder les écrans sans discontinuer.
« Miroir dis-moi qui est le plus beau? » Mais le miroir ne répondit pas. Il sema un trouble aussi nécessaire que ravageur, en laissant le reflet prendre son temps pour transparaître de vide.
Le nombre d’amis ne nous dit rien sur leur valeur à appliquer un format déjà décidé par les réseaux. On peut être asocial star, anti-système VIP, rien, rien de prédit si la marche à suivre se souviendra du cours d’eau qu’elle doit emprunter.
Il ne reste que l’avis des autres qui donnent leur vie aux autres.
On peut s’aimer, s’aider, se croire, se faire confiance, se protéger, s’ovationner… le cœur n’en reste pas moins vide, et les gluantes rapacités orgasmiques de l’onanisme peuvent demeurer en berne.
Foutue époque.
Pauvres loques. »

 

Etat d’âme 11:

« Le torrent des ciels est comme les vents qu’il consomme, une auréole sur les glaciers silencieux.
Aux autres il n’y a que la potentielle émotion, des ennemis de l’impossible dans l’alentour des songes malléables. Des synonymes à l’emporte-pièce, une symbiose d’élégance, un genre de fiel biologique.
Jamais nous n’aurons conscience des évasions qui suintent, des oraisons qui dégoulinent, des excréments qui s’expatrient par intolérance de leurs conduits névrotiques. Et pourtant, la vie continue de se déverser sans vergogne.
Merde, et re-merde pour tout ça.
Chiotte, et chiotte encore pour le reste, silencieux, généreux de vide.
Les oiseaux peuvent crever, la nature agonir, le vent sera toujours de plus en plus chaud, et l’avenir de moins en moins beau. Mais le silence, lui, sera toujours gagnant.
Etre beau ne sert à rien sans l’assurance qu’il en reste pour quelque chose. »

 

Etat d’âme 12:

 

« Effacé comme une huître pendant un devoir de mathématique, il sécha la première question pour passer à la dernière. Il faut dire que le vent n’était pas de la partie, hurlant ses plaintes jusque derrière les vitres simples. Elles vibraient légèrement quand les rafales séchaient l’hypoténuse de la racine carrée sous le mastic.
De toute façon cette matière l’emmerdait. Rien que de remplir une case le faisait chier. Répondre à un questionnaire lui pompait l’air. Imaginer des pronostiques chiffrés l’écœurait. Compter, multiplier, diviser, additionner et soustraire le faisait vomir jusqu’à la somme.
S’il fallait un jour travailler, nul doute qu’il envisagerait une profession où l’argent n’avait pas le dernier mot… cela s’appelait Pole Emploi, sauf pour les fins de mois. »

©Necromongers

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Avec deux mains on ne va pas plus loin

Une heure chaque jour pour un jour chaque heure,

Une éternité pour y réfléchir.

Deux doigts pour rien en plusieurs fois pour une poignée de demains,

Quelques embrassades pour se questionner.

Trois choses seulement pour des émois sans raison,

Subir le temps et attendre son verdict.

Quatre à quatre sans se retourner pour comprendre,

Longer le fleuve pour reprendre son souffle.

Cinq fois le tour du pâté de maison pour vérifier,

Comme un seul homme apeuré.

Six coups tirés en l’air pour vider le chargeur,

Sommations sans précédent pour apprendre à se noyer.

Sept vies consumées en n’ayant l’air de rien,

Pour briser l’anathème d’une éternité au rabais.

Huit calmants pour endiguer la fatigue accumulée,

S’endormir éveillé et se contempler en flottant.

Neuf chats plus tard à se caresser le désir idolâtre,

La moisson du poil soyeux aux avant-postes.

Dix sur dix à la rédemption de soi-même pour la communauté invisible,

Finir en brochette sans Totem d’immunité, et rendre la monnaie.

 

©Necromongers

(photo by Necromongers)

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Etats d’âmes (07) (08) (09)

Etat d’âme 07:

« Rien n’est jamais trop tard pour ne rien avoir à faire avec ce qui dérange. Même si on ne peut pas tout envoyer se faire mettre en flaque comme ça, du jour à hier, il est facile d’y remédier en allant joyeusement pondre un avant goût de ce qu’il se fera de mieux demain. Les solutions miracles n’existent pas, les problèmes solubles non plus. Il faut malaxer les interventions d’idées, mélanger les émanations d’intentions, et, sans aucun doute, pérenniser les accalmies d’excitations.
Moi je dis tout ça, je n’en fais pas la moitié, mais en définitive, n’est-ce pas le moins important? Ce qui compte c’est d’imaginer les bonnes choses, les envisager, leur donner une couleur et une vibration. Pour le reste y’a la motivation d’essayer, exister pour ensevelir la notion même de renoncer… putain c’est dur. »

 

Etat d’âme 8:

« On vit dans le vide de quelque chose. Mais personne n’aime remplir l’espace de la même façon, de fait, chacun manque à l’autre de ce qu’il n’a pas besoin. Et le partage n’est pas redistribué par un manque conséquent de solidarité fictive, c’est comme les emplois mais avec un pôle d’emmerdements. Tu signes des pétitions depuis chez toi, tu partages des articles sur les défavorisés du système, mais ton nouveau siècle t’a divisé sur l’envie réelle d’aider, car il te dégoûte.
La politique est là pour faire exister ton absence, comme le vide est là pour faire exister la politique. L’un dans l’autre ça ne fonctionne pas. L’un hors de l’autre non plus. Tu n’es plus grand chose, la politique profite du fait que l’absence et le vide crée un besoin de remplir, bon ou mauvais elle s’en fiche, car c’est sur toi qu’elle compte pour des espoirs qui l’enrichiront elle seule. »

Etat d’âme 09:

« On en était à dévergonder le libertinage quand j’ai été réveillé brutalement.
C’était en pleine après-midi, juste après avoir fait l’amour sur de vieux draps. La sensation de n’avoir rien fait correctement me fit perdre le contrôle.
C’était comme d’habitude mais en moins bien. Le jour écrasait de sa lumière nos corps enchevêtrés. Il faisait un peu froid, juste assez pour que des frissons parcourent en bataille de picotements le long de ma jambe. Elle dormait encore, enfin, ses yeux et sa respiration laissaient à penser que.
Une rafale de vent rabattit violemment un volet, faisant claquer le bois comme une main sur les fesses.
Je ne bandais plus, les songes avaient dégorgé ma verge. Mais ce remous circonstanciel tendait à raviver le sang, mi-jour mi-pénombre, nos odeurs encore lancinantes. Je ne sais pas très bien pourquoi je fis un sursaut sanguin, quand le réveil me sortit de ma torpeur.
Les draps étaient souillés. »

©Necromongers

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Quand est-ce qu’on fait quoi?

On est sensé partir en fumée quand ?

Non parce que j’ai l’âtre qui s’embrase.

J’aurais aimé réussir ma vie avant,

Juste pour dire « j’étais en phase ».

 

Ce n’est pas de bol que tout aille aussi vite,

Même pas le temps de fermer le gaz pour les générations futures.

On ne pourra pas dire qu’on n’a pas eu de visites,

C’était plein tous les dimanche jusqu’aux encablures.

 

Adieu les paradigmes de noctambules.

Au revoir les derniers vestiges vieillissants.

Le plaisir était pour les gens dans leur bulle,

La vie n’a fait d’eux qu’un germe exfoliant.

 

On s’en fout des urnes, ce qu’on veut c’est maintenant !

Voter pour décider plus tard c’est du passé,

Vivre avant d’anticiper, ne plus être suppléant.

Manger, boire, dormir, baiser, dans l’ordre que vous voulez.

 

©Necromongers

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Etats d’âmes (04) (05) 06)

Etat d’âme 04:

« Il y a des choses qu’on vit sans les comprendre, et on ne comprend pas tout ce qu’on vit. Ça file sans regarder derrière, ça oublie de se retourner pour avancer droit, ça trotte en biais comme un arracheur de dent. Depuis que la vérité est pire que le mensonge la paix ressemble à un livre pour enfant acheté chez Emmaüs, avec les coins écornés par les soirées de rêves. On se dit qu’oublier est un peu facile et pas très adulte, et puis on regarde le monde faire sa politique d’autruche, les milliards qui s’évadent pour sécuriser l’avenir des riches entrepreneurs.
Se réveiller au milieu de la nature en automne, les champs givrés, le vent froid et les dernières feuilles qui dansent sur les branches. Les rapaces qui guettent sur un piquet, les moineaux et les rouges-gorges qui folâtrent dans les haies, les vaches qui paissent sur l’herbe craquante, les chevreuils qui filent entre les sous-bois. Ça doit être ça « être adulte », savoir s’émerveiller tout en étant conscient que ça ne va pas durer. »

 

Etat d’âme 05:

« Le temps.
Le temps est une théorie négationniste qui revendique son appartenance à la mémoire. Une sorte d’apparat qui serait comme un instant figé. Le dernier message d’une ultime sensibilité anonyme. La panoplie ringarde d’un dimanche de fiançailles à la con, qui ne serait ni écrit ni filmée, juste en téléchargement gratuit dans l’espace tridimensionnel individuel. Ça fait chier ce genre de souvenir, personne n’a envie de finir en sépia le restant de sa vie avec un sentiment de vieillerie franchouillarde.
On en fait ce qu’on veut du temps, mais la plupart de lui-même il gagne son grade à s’essayer mieux que quiconque. On n’en revient jamais de ce truc là, à peine pour y raconter la vie que les autres avaient pendant que la notre s’effaçait lentement. Mais pourtant, on a le sentiment que ça pourrait arriver encore et encore, sans jamais s’arrêter. Pire, on pourrait revenir encore plus en arrière et faire comme si les innovations des après-guerre n’avaient pas eu lieux. Ça pourrait marcher avec des lents cons comme des bites. Et je dis pas ça parce que je suis en fauteuil roulant. »

 

Etat d’âme 06:

« Il n’y a rien qui peut encore prédire l’avenir avec une certitude répréhensible, sauf peut être une anchois sortie de l’huile.
La matière grasse conserve, surtout si elle est à l’abri de la lumière et de l’air. Et, semblerait-il, le gras est un possible précurseur du futur prédictif. Reste que les populations ne seront pas égales, niveau cholestérol, il faudra tout de même aider les pays sous-développés à accéder aux lipides essentiels. Il apparaît avec évidence, que la mort de tout un chacun devra ressembler à l’éventration d’un BigMac sans la salade plutôt qu’une nuée ardente de chèvrefeuille en guirlande.
Moi je dis ça, je n’en sais strictement rien, m’enfin c’est tendance. »

©Necromongers

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C’est pas nous, on n’était pas vous !

N’enragez rien, sortez vos gonds !

Faites place à l’émotion, existez-là !

Après tout, il faut vivre pour savoir qu’on est con,

Il faut s’éprendre des déraisons jusque-là.

 

On n’est plus rien sans forcer la main.

L’existence est réduite à un salaire,

Le quotidien sent la discorde de demain,

L’avenir sert un futur de mauvaise ère.

 

Bougez-vous ! Plus rien ne nous retient !

Il faut saliver les derniers repas,

Humecter les miettes d’embruns,

Dévorer l’air tant que y’en a.

 

Ne rien laisser, tout consommer !

Le capital doit être épuisé, laminé, englouti,

Que plus personne ne puisse recommencer,

Qu’on construise autre chose dans l’oubli.

 

Ne vous laissez pas faire, plus rien à perdre sinon tout !

On aimerait tant mourir plus vieux,

Avec le choix, des désirs et des rêves flous,

Jusqu’au bout pour aller mieux.

 

N’en faites rien, envoyez tout bouler !

Ce qui compte vraiment c’est d’atmosphériser,

Laisser pour compte les uniformisés,

Changer d’auberge quand le saucisson est au lait.

 

On en revient toujours aux fondamentaux.

La parole n’est libre que quand elle est pensée,

Quand bien même on aurait tort de changer de niveau,

Il est si bas que notre cœur est dans les pieds.

 

Et pour finir un gros gâteau, empiffrez-vous !

On l’a fait avec nos doigts qui travaillent,

Qu’on a sucés ensuite jusqu’au rendez-vous,

Celui qui donne à réfléchir, pour qu’on s’en aille…

 

©Necromongers

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