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La Douce Providence Des Alternatives (6) « Point trop n’en faut… puisqu’en faux point trop n’en fait »

(NB: Ceci est un travail de recherche sur les alternatives possibles d’un ensemble d’idées et de phrases remuées dans tous les sens.)

 

point trop n’en faut…

///

Corps et âme

Au fond d’un puits,

Œil pour œil

Tué par l’ennui.

/

On se grogne en chien de faïence

Autant en emporte les dents,

Comme un seul homme

Pleurant sous le soleil.

/

Catapulté par l’erreur

Le vent dans les plaines,

Qui s’offre se donne

Quand on meurt c’est pour la vie.

/

On imagine, on prie, on rêve

Souffler n’est pas remuer,

Celui qui bouge est responsable

L’ouragan dans un bocal.

///

… puisqu’en faux point trop n’en fait

///

L’ouragan dans un bocal

Corps et âme,

Celui qui bouge est responsable

Au fond du puits.

/

Souffler n’est pas remuer

Œil pour œil,

On imagine, on prie, on rêve

Tué par l’ennui.

/

Quand on meurt c’est pour la vie

On se grogne en chien de faïence,

Qui s’offre se donne

Autant en emporte les dents.

/

Le vent dans les plaines

Comme un seul homme,

Catapulté par l’erreur

Pleurant sous le soleil.

 

©Necromongers

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Etats d’âmes (37) (38) (39)

Etat d’âme 37 :

« Je crois qu’il faut faire place nette.
Ce qu’on dit et pense n’est pas toujours une vérité évidente pour le tout un chacun.
Nos vies font que notre richesse est un ensemble, un bien commun. La société tend à nous séparer de cette notion de base, pour s’approprier notre égoïsme flâneur. Nous diviser pour nous rediriger vers des normes toutes bien huilées. Et ça marche plutôt bien.
Les parents ne sont pas plus l’éducation, que l’éducation nos parents. Notre vécu est un imbroglio de références voulues et involontaires. Les expériences nous apprennent des choses que notre socle familial ne peut nous apporter, car il faut vivre pour apprendre. Donc théoriquement, il faut prendre des risques. Des risques calculés qui dérapent, des risques inattendus qui fonctionnent, des risques fondamentalement interdits par éducation… qui permettent de se situer vis à vis de ce que l’éducation voulait nous apprendre pour nous-même.
Tout cela est essentiel, et, primordial.
Se croire assez malin pour dire des choses profondes en pensant qu’elles sont vraies, c’est comme se branler sur la photo de son ex en pensant qu’elle va revenir un jour sans qu’on l’aime.
Vivez.
Vivez bien plus que nécessaire.
Vivez au-delà de ce qui vous parait soutenable, pour essayer de vous rapprocher de ce qui vous parait véritable.
Pour le reste, je connais un bon psy. Il ne fait pas de miracle, mais il ouvre le chemin.
Et me concernant, je vous dirais juste, pensez à faire ce que je dis, pas ce que je fais. Mais bien sûr, vous l’aurez compris, je n’ai aucune vérité à vous avouer, car nous avons tous la notre. »

 

Etat d’âme 38 :

« Je ne sais plus très bien pourquoi les gens sont terriblement chiants.
Peut-être que ça part de moi. Que c’est ma façon de les voir qui fait d’eux des tombeaux ouverts. On m’accuse souvent d’être un lourd à part. Provocateur, un peu casse couille, mais aussi chaud et limite sur certains thèmes, presque attendu, comme si ma différence avait une faille évidente, mon « réactionisme » primaire sur certains sujets.
Vraisemblablement j’ai aussi des avantages invisibles, je sais me taire quelquefois, même si la tension devrait m’obliger à réagir. Et cela sans lien avec le fait de provoquer. Donc je suis complètement con, car assez inconstant.
Nous dirons finalement que je suis humain, comme la particularité définie de notre espèce, parait-il.
Dès lors, il n’est plus permis d’en douter, si, ni la constance, ni la provocation, ni l’humour de merde, ni la revendication primaire d’une particule élémentaire de l’humanité ne peuvent perdurer en moi… ne me faites pas chier, laissez-moi sur le trottoir. »

 

Etat d’âme 39 :

« Micro {anecdote(s)}

Je n’avais vraiment pas envie du système au bahut, j’ai tout fait pour échouer:
« C’est vrai, moi une fois (comme j’étais en internat et que ma piaule était à 20 mètres de la salle d’anglais) ben je m’y suis pointé en caleçon, avec tout le matos… évidemment j’ai pas pu faire cours, c’était justement ce dont j’avais envie… mais on est con quand on est jeune. »
Et j’ai fait quoi à la place? Je crois que j’ai été piquer un pack à l’Inter du coin en sortant par la réserve, et qu’on se l’ait bu à plusieurs après une course poursuite avec les vigiles… parce que ne voyant pas revenir mes potes, je suis revenu dans le hall du supermarché pour voir ce qu’ils foutaient avec le pack sous le bras, et les vigiles ne m’avaient pas vu ressortir.
Pourquoi me surveillaient-ils? Je crois que c’est parce que j’avais sorti tous les Gaston Lagaffe sous le manteau jour après jour, et puis aussi la collection des Tuniques Bleues pour un pote (un de ceux que j’étais bêtement revenu chercher).
On est con quand on est jeune, mais j’appelle ça des bons souvenirs. Pourquoi? Ben parce que j’ai tous les Gaston tiens! »

©Necromongers

 

 

L’air de rien

Tomber comme une plume un jour de canicule,

Les envies, les débats, les volontés de…

Il n’y a rien. Rien qui soit, rien qui prime.

On peut tomber de meilleurs jours mais c’est ainsi,

On ne choisit pas, on fabrique des circonstances.

La pluie ne décide pas de s’arrêter pour manque d’humidité dans l’air,

Le vent ne cesse pas de tourner pour absence de girouette emblématique.

Le temps est fort.

Le temps décide.

Le temps a raison.

Nous continuons d’exister malgré lui,

Avec cette absence caractéristique

Ce vide circonspect, cette notoriété translucide,

Ce vent pleine face qui gifle en aller/retour.

Il faut laisser tomber, et revenir plus tard.

L’homme est ainsi fait, l’homme fait ainsi,

Il essuie la pluie et fait pleuvoir des chiffres.

Il n’a pas l’air con… s’il n’en sait rien.

©Necromongers

 

Etats d’âmes (34) (35) (36)

Etat d’âme 34 :

« On ne dira jamais assez que le temps c’est de l’argent. Considérant cette légende urbaine j’en conclu de façon significative que j’ai de l’argent à perdre.
Comme j’ai de l’argent à perdre, certains diront que je le jette par les fenêtres, m’apostrophant du fait que j’en ai donc considérablement.
Comme je le jette par les fenêtres, d’autres iront colporter l’idée que l’argent ne fait pas le bonheur. Et qu’eux-mêmes pourraient encore en bénéficier à ma place.
Puisque l’argent ne fait pas le bonheur, nous n’épiloguerons pas longtemps sur l’idée que le temps à perdre est donc nécessaire, surtout celui pour s’en débarrasser plutôt que l’accumuler.
Moi je dis ça, je me fous bien du temps comme de l’argent. Ce que je vois en revanche c’est que les gens ont peur. Peur de manquer de temps, peur de ne pas faire leur bonheur, peur que le temps les jette par les fenêtres.
Je recommande donc vivement d’habiter au rez-de-chaussée, d’éviter de posséder des objets indiquant l’heure et bien évidemment, de n’avoir un habitat qu’avec des portes.
J’entends déjà les regrets ici et là-bas, concédant l’image suffisamment délurée que passer d’une pièce à une autre sans pouvoir mettre le nez dehors est une altération au bonheur que le temps ne nous permet pas de jeter, par ailleurs, par on ne sait où.
Je vois bien que les gens ne sont jamais contents, ni de rien, ni de tout, ni des adages et autres dictons, qui ne sèment jamais rien d’autre que le nom de nos peurs souterraines et incertaines.
Tant pis.
C’est comme ça.
Faut s’y faire. »

 

Etat d’âme 35 :

« Nous sommes dans un monde où on ne frivole plus.
On ne parle plus aux filles dans la rue.
On n’insiste pas du regard.
On ne mate plus les formes.
On n’essaye pas de nouer de contact.
On est un agresseur.
On doit baisser les yeux.
Ne jamais suivre une femme par instinct.
Toujours être vigilant.
Ne faire aucune erreur.
Oublier le romantisme improvisé.
Ne plus faire la cours.
Même en restant poli et bien éduqué.
Non, ça ne se fait plus.
On doit rester chez soi à se terrer sur les écrans pour tenter de trouver un(e) âme sœur avant de pouvoir la(le) rencontrer en vrai(e).
Notre monde est terminé.
Vous en êtes conscient? »

 

Etat d’âme 36 :

« Il y a des choses qui vous tuent.
Un regard
Un sourire
Un visage qui vous rappelle dans le temps.
L’impression que votre vécu ressemble à votre vie.
On ne fait pas toujours les meilleurs choix, quand seulement on en a.
On idéalise
On rêve
On s’imagine
On ne sait pas que rien de tout ça n’ira au bout, car entre croire et espérer la différence n’existe pas.
On peut se retrouver seul après avoir été trop entouré.
On peut être entouré et se sentir seul.
Quelquefois on remercie le destin, le hasard, les coïncidences, les nappes de silence qui glissent en emportant le temps avec lui.
D’autres fois on sait, que les décisions étaient les bonnes.
On ne peut pas faire taire le passé, car nous voulons continuer d’exister malgré tout.
Le temps n’efface rien.
Il comble nos douleurs comme on passe de la laque sur les cheveux, de façon éphémère.
Affronter seulement le courage d’accepter, est déjà une avancée.
Faire perdurer cette sensation sans fin, un calvaire.
Il y a des choses qui vous regardent sans vous voir, et des choses qui vous voient sans vous regarder.
On aime
On désire
On pleure
On pardonne
On avance
On s’efforce de comprendre
On ne devrait pas.

Il y a des choses qui vous muent.
Un regard
Un sourire… et l’éternité pour façonner la volonté de mieux faire. »

©Necromongers

 

 

 

Les paradigmes d’encre (THÊTA)

Je me plongerai dans les bras de Nix

Suivant les courants du Léthé et du Styx.

Comme un homme voulant échapper à la vie

Quand mes pulsions se manifestent la nuit.

Comme une moisson des âmes égarées.

 

Les pâles lueurs se regardent entre elles

Un affront de lumières mourantes.

On vivote gaiement au détour des ruelles

Sur un liquide qui consomme des amantes.

Les nuages couvrent nos désirs mitigés.

 

Et quand viendra enfin l’heure

Les ressentis intérieur de chacun,

Chuteront silencieusement au fond des pleurs

Malgré les bruits de la forge de Vulcain.

Couvrant les cris de nos corps dispersés.

 

De phalanges de garde à phalanges en poussée

Au rythme des élans gutturaux psalmodiés.

Peau rouge en dessous du ciel criblé par le vent

Les lames entrent et sortent en dedans.

Le cœur n’est pas pour aimer.

 

Des bris de lances sur les sentiers

D’anciennes gloires ou de la perdition.

Sang bleuté criant la vie à l’unisson

Le corps tombe comme des nuits d’étoiles.

Les mains sont faites pour prier.

 

La névrose du collectionneur qui taille

Les rêves attendront la nuit.

Les cauchemars aux doux murmures sans faille

Flirtant l’au-delà du bruit.

Du sable chaud sous les pieds.

 

Les Mnémosynes qui suivent les Hécatonchires

Les Grées qui se lamentent dans leur tombe.

Autant que les héros qui les surplombent

Et qui dans nos songes semblent les séduire.

De l’eau pour les assoiffés.

 

Nul autre que le feu réchauffe un jour

Les plaies à vivre pour toujours.

Les lendemains sont d’éternels hier

Des mers qui sans cesse ressassent l’air.

La vie pour les écorchés.

 

Les brûlures sont toujours présentes

Comme des cicatrices se voulant oppressantes.

Les jours sont de nouveaux recommencements

Des ciels qui se veulent nos amants.

La mort pour les damnés.

 

Jusqu’au retour incessant de l’appel

Qui enivre nos lisiers de bordels.

Corps à corps entre fluide et guerres

Caresses latentes et sodomies séculaires.

L’amour pour zéphire adultère.

 

©Richard Kuran & ©Necromongers

 

 

 

 

Les réflexions stratosphériques de Necromongers III

La patience n’a pas que des limites, elle a aussi son lot de pénuries d’absences.

 

J’ai la certitude d’avoir des doutes. Mais je me questionne encore sur mes affirmations.

 

On croit savoir des choses qu’on ignore, jusqu’au jour où on découvre ce qu’on a toujours su.
La vérité est un mensonge, ne croyez pas ce qu’on ne vous dit pas.

 

Dans l’instant même où l’endroit n’avait plus de lieu commun, nous fûmes pris d’une soudaine et dévorante envie de nous retrouver ensembles pour nous géolocaliser.

 

On espère comme des gens qui doutent, surtout les optimistes.

 

Je reviens régulièrement sur des affirmations que j’ai faites, parce que le temps, le contexte et les éléments se sont modifiés. On n’est jamais sûr de rien, sauf quand le moment est venu de l’être, même pour un court instant.

 

« L’avenir n’a rien d’alarmant tant qu’il appartient au passé. »

Un coupable aux mains vides.

 

La foi est un acte d’abandon, de désespoir. Alors qu’une raclette est un acte déterminé, volontaire et extrême.

 

On crie au voleur quand on possède quelque chose, on crie au bonheur quand on ne cherche rien d’autre.

 

– L’esclavage a été aboli en 1848.

– Ah bon?

– Oui.

– J’aurais jamais cru.

– De quoi?

– Ben qu’on puisse abolir un truc qui fonctionne encore aujourd’hui!

– C’est vrai.

– Tu le savais toi?

– Oui.

– Et t’as rien dit?

– Si, mais personne n’écoute plus que le besoin de consommer.

 

Les fleurs bleues

[dans les champs de glyphosates]

Captivées, car les oiseaux chantent

[dans la cage]

Au soleil qui brille

[de mille UV cancérigènes]

Se laissent languir de bonheur

[sur la prochaine aire de supermarché].

 

J’ai essayé d’être positif, ça ne marche pas.

 

©The Necromongers stratosphérique-ment vôtre…

Poèmes vacanciers (4)

Le départ…

 

Pour les pantoufles c’est raté.

 

Encore une soirée sans envergure.

Des désirs mal projetés, faut ranger sa mère.

Et puis le désordre c’est un pont jeté,

Sitôt mis en ordre faut encore le ranger.

 

Je trouve les départs plus sympas que les arrivées.

Beaucoup aiment s’installer, moi j’aime me sentir toujours là.

Alors forcément c’est plus simple de partir,

Pour retrouver ce qui n’a jamais bougé.

 

Revenir devient une ode à l’immobilisme.

Retrouver ses repères, ses bons vieux pépères.

Ceux qui n’ont jamais fait défaut,

Sur qui ont peut compter dans l’oubli.

 

Partir pour revenir, oublier pour se remémorer.

Les artifices sont nombreux pour se piéger.

Faire semblant de vivre ailleurs,

Est un désir de vivre ailleurs pour de vrai.

©Necromongers

Divergences solennelles

Les masses populaires, le dernier bastion du surpoids.

Entre fake et vérité, la soupe à la grimace s’échappe par les trous de nez. On s’étrangle à tousser, on se trompe de trachée, la morve est un plat qui se renifle froid.

Mode d’alimentation des habitants du XXIème siècle : l’information nation qui désinforme en légion. Etre en accord avec tous les faux raccords. Déserter l’intelligence, un produit marketing qui sentait la réflexion d’un autre âge.

Vous n’aurez pas ma légèreté de penser, ni l’altérité de pré mâcher l’existence pour ceux qui sont pressés de mourir vivants. Les glaires et les crachats, l’insistance du vécu qui fait glisser les autres sur nos excréments liquides.

La fracture est salée. La pâte indigeste. La croûte est fade. Il manque l’essentiel, la garniture, l’exfoliant de nos rapports sociaux. Le fluide séminal n’y pourra jamais rien, des siècles de vasectomie mentale à modifier nos génétiques.

 

Les regards translucides, les derniers aveugles modernes.

Sans doute que l’évolution nous ôtera les yeux des orbites, nous laissant seuls avec nos sensations.

Il ne faudra plus pleurer, saigner de l’intérieur. Le fiel tremblant de nos boyaux, en vergetures pensantes. Nos membres aidant nos membres à s’étreindre par morceaux, une suite d’idées de palpations.

Sans voir pour parler, sans parler pour se voir. Bouger pour connaître, se toucher pour s’enfreindre, le silence devient l’absence de vision. Le vrai mensonge, l’avis sans la vie. Se connecter aux jugulaires qui battent, ramasser les rythmes, partager les mythes.

 

Au cœur d’un univers d’essences insipides. Volant à dos d’androgynes rampant, sous un soleil de pesticides biologiques.

L’avenir flamboyant d’un cratère d’eau bénite, cure de jouvence des âmes qui s’effritent. Trouver son dieu, tous croyants, les sexes en ébullition.

Pas vu pas pris, sortir de son orbite. Noyer les instants dans nos restes funèbres. S’enrichir en expropriant l’humanisme rétrograde.

S’agiter pour combler les désirs, orgie sociale.

Défenestrer la morale salutaire, une mort horizontale démembrée.

Et après ?

Le soleil, les oiseaux, les papillons, les fleurs des champs ?

Nous ne verrons plus ce que nous n’avons jamais voulu préserver.

Trop lourds.

Nous sommes trop lourds pour ce monde.

Les masses populaires, le dernier bastion du surpoids.

©Necromongers

GoreZine 1.1 et 1.2, avec du moi dedans… (+18 ans)

Du sang, de la bite, de la tripe et du glaviot !

Sade meets Romero meets Sacher-Masoch meets Clive Barker meets un psychanalyste trop cruel et trop porté sur les idées noires pour être honnête.

Le GoreZine est notre contribution à l’horreur viscérale, à l’obscénité, au mauvais goût et aux mauvais genres !

Plus de 90 pages de poésie (un peu), de prose (beaucoup) et de dessin (pas mal), consacrées à ce sous-genre, moite et chaud, qu’est le gore.

Les propositions vont du plus expérimental au plus classique, du plus foutraque au plus sérieux, avec un seul mot d’ordre : les auteurs se sont arraché les tripes pour que les vôtres fassent le grand huit !

Au sommaire, et par ordre d’apparition : Ana Prr Prr /// Audrey Faury /// Sébastien Gayraud /// Mécano Lacrymo /// Pascal Dandois /// Necromongers /// Krakra /// Jacques Cauda /// Catherine Robert /// A4 Putevie /// Xavier Serrano /// Raphaël Eymery /// Nils Bertho /// Luna Beretta /// Gaspard Pitiot & Céline Maltère /// Christophe Siébert /// A4 Putevie /// Ky’ /// Ssolœil /// Méryl Marchetti /// Krakra /// Yoann Sarrat /// Zigendemonic /// Schweinhund /// Pakito Bolino /// Alain Marc /// Nils Bertho /// Jacques Cauda /// Clothilde Sourdeval /// Charles Bösersach /// Clothilde Sourdeval /// François Fournet

Disponible dès aujourd’hui, 8 euros (port compris) en tarif normal, 15 euros (port compris) en tarif soutien

Si vous voulez payer par Paypal, voici les liens :
Tarif normal (8euros) :
https://www.paypal.com/cgi-bin/webscr?cmd=_s-xclick&hosted_button_id=BEFD4Q35MQSYL

Tarif soutien (15 euros) :
https://www.paypal.com/cgi-bin/webscr?cmd=_s-xclick&hosted_button_id=YDGEVAJ58V6T2

Si vous voulez payer par chèque, il faut les rédiger à l’ordre de Luna Baruta et les lui envoyer au 4 rue de La Pareille, 42000 Saint-Étienne.

Si certains d’entre vous désirent acheter cinq exemplaires ou plus, des réductions sont possibles : contactez-nous.

« La vieille, comme toujours, était tête nue. Ses cheveux rares, clairs et grisonnants, grassement enduits à l’huile, comme à son habitude, étaient tressés en une petite natte en queue de rat, et tenus par un débris de peigne en corne qui se dressait sur sa nuque. Le coup tomba juste sur le haut du crâne, ce qui était dû aussi à sa petite taille. Elle poussa un cri, mais très faible, et, soudain, s’affaissa sur le sol, même si elle eut encore le temps de lever les deux bras vers la tête. Dans une main, elle continuait de tenir son « gage ». Alors, Raskolnikov frappa une deuxième fois, de toutes ses forces, toujours avec le marteau de la hache, et toujours sur le haut du crâne. Le sang jaillit, comme d’un verre renversé, et le corps tomba net. Raskolnikov fit un pas en arrière et se pencha tout de suite vers son visage : elle était déjà morte. Ses yeux étaient écarquillés, comme s’ils voulaient sauter à l’extérieur, tandis que le front et tout le visage étaient ridés et déformés par une convulsion. »

Fédor Dostoïevski, Crime et châtiment, Actes Sud, 1996 (Traduction : André Markowicz)

(Couverture: Ana Prr Prr)

Poèmes vacanciers (3)

La visite…

 

En Hispanie ils vivent au chaud,

Ils conduisent comme si c’était un numéro.

Même quand il pleut faut traverser fissa,

Pis faut pas faire son rigolo avec l’entrada.

 

La San Miguel ou les tapas, c’est un leurre,

Ça bouffe à 17h et ça remange à 23h.

C’est fourbe chez les Catalans, ça fait style,

Mais tu tournes en rond avec des sens uniques débiles.

 

Ils ont des villes qui s’appellent COLERA,

Pas de chichi, ici on ne meurt que de maladies lambda.

Des fois, tu croises des STOP pour des chemins inexistants,

On s’en fout, les vignes et les oliviers c’est pas des habitants.

 

Ils ont des plages à faire pleurer la lambada,

Et les kayaks de la mer d’Espagne n’en font pas tout un tralala.

On me souffle à l’oreille que c’est la Méditerranée,

Et puis quoi encore, les mouettes sont bilingues depuis quelle année ?

 

N’empêche que la pluie à 30°C ça ne sert vraiment à rien,

T’es mouillé, t’as chaud, et t’apprends pas l’Espagnien.

C’est très urbain par là-bas, même la police s’appelle la Guardia Urbana,

C’est dans des gros 4X4 qu’elle se la pète, coudes aux portières de fausses LADA.

 

On ne m’y reprendra pas, même au musée du moustachu,

Y’a des Cadillac martyrisées avec des nymphes ventrues.

Tu payes l’entrée pour encore payer à l’intérieur des mystères qui resteront,

Je préfère les chocolats LANVIN, des clous pour Gala et des pendules fondues au plafond.

©Necromongers