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Les réflexions stratosphériques de Necromongers II

La femme cet étrange amas de désir qui cimente nos illusions perdues.
J’en connais aussi qui illusionnent nos désirs dans un bloc de ciment.

 

L’homme, cet animal futile qui s’emprisonne pour son orgasme personnel.
J’en connais aussi qui personnifient leur petite mort tout seul.

 

L’animal, cette invention vivante qui nourrit la vie des autres en espèce.
J’en connais qui payent en liquide pour qu’ils soient libres…

 

La nature, cette singulière alliée de l’empêchement capitaliste.
J’en connais qui rasent les murs pour la monnayer…

 

Le climat, cet adolescent pré-pubère qui ne range pas sa chambre.
J’en connais qui vivent torse nu sans chips au pôle ouest…

 

L’eau, cette insoumise qui sale son duvet potable pour rester seule.
J’en connais qui dessalent groupés pour rester vivant…

 

L’air, ce poumon cupide qui avale nos réserves de pollution sans vergogne.
J’en connais qui respirent purement et simplement sous terre…

 

La terre, cette fertile jachère qui irrigue nos tremblements mondiaux.
J’en connais qui pleurent d’un œil sismique en cultivant la nausée…

 

Le feu, cette calomnie qui efface le niveau d’évolution des prédicateurs.
J’en connais qui se chauffent aux fakes purificateurs de cerveaux.

 

Le vide, cette figure de l’intelligence incestueuse déplafonnée.
J’en connais qui réfléchissent à leur condition sans préavis de grève…

 

Le monde, cette incidence prospère du durcissement des nationalités.
J’en connais qui fragmentent leurs origines pour guerroyer tout seuls…

 

L’humanité, cet enduit nihiliste avec deux couches de vieilles peintures.
J’en connais qui boivent du white spirit pour retrouver leur foie.

 

 

© The Necromongers stratosphérique-ment vôtre…

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Poèmes vacanciers (1)

L’arrivée…

 

Odeurs marines,

Première partie du ressac unanime.

 

Senteurs salées,

Galbe écumé par entrelacement rythmé.

 

Les pieds dans l’eau,

Caresse plantaire d’un vague renouveau.

 

Les yeux dans l’eau,

Seul sur la plage pour recenser les bigorneaux.

 

Soleil rosé,

Lumière blafarde qui sent bon l’apéro du coucher.

 

Mer douteuse,

Trop calme et trop plate pour être heureuse.

 

Déchets onctueux,

Flotteurs savants d’un monde encore désireux.

 

Les enfants jouent,

Les galets s’en prennent plein la gueule, ça les secoue.

 

Les adultes font la moue,

Ils se demandent si l’avenir est entre les genoux.

 

Le soleil tranche,

L’idée de tergiverser serait un UV sans manches.

 

Les bateaux voguent,

Comme la diarrhée sur le SMECTA des gogues.

 

Demain le jour,

Il parait qu’il fait mieux que le simple amour.

 

©Necromongers

(photo: moi-même)

Etats d’âmes (31) (32) (33)

Etat d’âme 31 :

« Qu’est-ce que vous voulez que je vous dise si ça va mal?
Que ça ira mieux demain?
Que demain est un autre jour?
Que y’a des gens qui se lèvent tôt et que tout leur appartient?
Que demain y fera jour?
Que moins on en sait mieux on se porte?
Qu’à chaque jour suffit sa peine?
Qui vivra verra?
Balayer sous son paillasson avant de regarder sous celui de l’autre?

Non, je ne vous dirai rien de tout ça.
Parce que demain c’est la porte à côté, et que la porte à côté c’est la fenêtre ouverte à toutes les autres portes. Et que mieux on se porte moins on s’aide, et que la peine c’est toujours pour ceux qui aident aux lendemains des autres.
Et qu’en définitive, ceux qui pensent détenir les solutions sont toujours ceux qui prennent des décisions pour les autres, ceux-là même qui ne veulent rien faire pour que demain soit un autre jour, puisqu’ils ne regardent jamais sous leur paillasson.
Alors les lendemains qui chantent hein… Hollywood sous la pluie, même pas en rêve, même pas en chewing-gum, aussi tôt que vous voulez, rien n’appartient à personne.
Le monde est à tous, il faudrait cependant que TOUS nous soyons ce monde que nous voulons…
Et j’en passe et des meilleurs… »

 

Etat d’âme 32 :

« Faites ce que vous voulez.
Faites la grève
Bossez
Ne faites rien.
Bloquez tout
Prenez le métro
Restez chez vous.
Renversez les voitures
Tapez vous les embouteillages
Concourrez à canapéland.
Indignez-vous
Ne vous retournez pas
Marrez-vous du bordel.
Défilez pour dénoncer
Consultez votre épargne
Regardez par la fenêtre.
Soyez bienveillant
Acceptez la malveillance
Battez-vous en les couilles.

De toute façon, si le monde continu à mal fonctionner c’est un peu à cause de nous. La dernière fois que j’ai cru qu’une avancée sociale pouvait changer notre vie, j’ai repris 3 fois des glyphosates au petit déj… »

 

Etat d’âme 33 :

« A la télé y’a de la pub
Sur mon ordi y’a de la pub
Sur mon téléphone y’a de la pub
En ville y’a de la pub
Sur la route y’a de la pub
Sur les voitures y’a de la pub
Sur les poteaux téléphoniques y’a de la pub
En vacances y’a de la pub
Au boulot y’a de la pub
Dans nos maisons y’a de la pub
On mange
On boit
On dort
On vit
On baise…
… avec de la pub.

Mais sans nous il n’y a rien.
Disparaissons.

(ceci était un communiqué des vivants à crédits, sponsorisé par le choix funéraire) »

 

©Necromongers

 

Les paradigmes d’encre (ZÊTA)

A la tombée de la nuit je me rends compte

Qu’il n’y a aucun anneau à mon annulaire,

Et pourtant des belles histoires je m’en raconte

Je les liste, récite, déclame, énumère.

 

Le feu n’est pas toujours là où on l’attend

Combien de mèches encore à éteindre,

Histoire d’en raconter, d’en redire et de faire des plans

Pour ne plus jamais penser qu’à s’étreindre.

 

Se rassembler sur une toile, se dépeindre

Comme des amoureux frileux ou téméraires,

Ne sachant plus quel océan prendre, quel itinéraire

Et s’aimer, sans doute, s’élancer, se rejoindre.

 

Exploser ses viscères, connaître l’émotion transparente

Se donner, pour vivre, se livrer, pour être,

Eviter de réveiller le sommeil de la pente

Laisser libre cours à la vérité de paraître.

 

Se laisser bercer par une passion dévorante

Qui nous enflamme au fond et qui nous consume,

Elle peut être discrète, légère ou perforante

Nous marteler l’intérieur comme une enclume.

 

Plus d’ogive nucléaire, seulement le vent des intentions

Plus d’instance salutaire, juste des miroirs solaires,

Le sable sous les pieds, le cœur en action

Le palpitant en attaché-case, les stocks émotions en affaires.

 

Les icebergs guettent dans chaque coin de nos corps

Brûlant de désir ardent, comme des garde-fous,

Mais on déversera notre verve de tout notre saoul

Boire et ingurgiter de la mandragore.

 

Inutile d’entreprendre sans pourparler, aimer sans guerre

Reprendre l’amour en otage libre, les fleurs au chargeur,

Tuer le don de soi, se donner sans ses paires

Ignorer qu’il faut vivre une dernière fois, et prier la rancœur.

 

Se mettre à genoux devant l’infidélité

Souffrir, s’éparpiller l’âme en peine,

Disperser façon puzzle les déveines

Sentimentales ou amoureuses du sort jeté.

 

Parfaire pour ne durer que le temps nécessaire

S’en faire pour n’exister qu’une petite vague,

S’imaginer défaire, et s’aimer d’adultères

Se prendre l’intégral de sa vie en flag.

 

©Richard Kuran & ©Necromongers

Etats d’âmes (28) (29) (30)

Etat d’âme 28 :

« Je vois bien l’espèce humaine évoluer comme arachnide au 22ème siècle.
Rester à l’affût dans le coin d’une décharge à ciel ouvert, à attendre quelques rares congénères pour la reproduction. Sans aucun consentement, se jeter sur sa proie, la violer et se laisser bouffer ensuite. Les rares légumes étant ce qui reste confiné dans nos derniers neurones, ça ferait toujours des soirées d’été permanent à végéter dans l’oubli.
Le dernier homme sera peut être une femme, si c’est le cas, j’espère qu’elle aura la décence de mettre fin à l’espèce.

« J’aime les gens c’est pour ça que je leur souhaite une mort imminente, si j’étais un monstre je voudrais qu’ils vivent dans leur monde jusqu’à en crever. »

Épitaphe sur mon bocal de cendre. »

 

Etat d’âme 29 :

« Je ne me rappelle absolument pas l’émotion que j’ai pu ressentir en entrant au lycée.
Peut être une chiasse d’enfer, où une angoisse liée à l’internat que j’allais affronter encore, déjà 2 ans au collège. On ne sait pas vraiment ce qu’on s’attend à trouver dans ce nouveau monde, quand on est puceau pour de faux.
C’est un peu l’entrée dans la « vraie vie », comme on s’amuse à dire dans les réseaux. Parce que voyez-vous, dans les sommités de la réflexion du virtuel on vous sermonne régulièrement sur l’idée que vous évoluez dans un conglomérat d’ombres prédictives. Et chacun rentre bien chez soit après avoir dégueuler sur l’amitié de l’autre qu’on se demande en parallèle.
Ce dont je me souviens avec clarté, c’est que c’est à cet endroit qu’on fait les premières rencontres décisives. Qu’on scelle des choix, des amitiés durables, des préférences, des décisions… bien avant de devoir admettre que cette « vraie vie » sentait autant la merde que la dite fausse. Mais les bons souvenirs il ne faut surtout pas les renier, même s’ils ne sont plus que des souvenirs.
Ma plus grande rentre en seconde demain, j’ai la chiasse pour elle, mais je sais qu’elle ne se trahira pas pour n’importe qui.
Des barres ma yeufy. »

 

Etat d’âme 30 :

« Comme quoi, rencontrer la même personne sans ressentir les mêmes choses, est tout à fait calibré par nos devantures larmoyantes des formalités abusives d’un conformisme à plusieurs étages.
Quand on y réfléchit un peu, rien qu’un chouilla, céder à la tentation d’émettre que l’éducation se caractérise par des conventions simulant des actes précis, noyant le reste dans un pugilat non conforme, est un attentat à la socialisation naturelle des gens entre eux.
Si tenté qu’il est inscrit quelque part que les choses doivent s’articuler autour d’un vouvoiement/tutoiement, d’une figure de style s’attachant à montrer une réalité sans fondement autour de l’avatar de quelqu’un, et qui scellerait les attentes que nous devons avoir les uns envers les autres… il est donc fort probable que nous ayons tous une envie intrinsèque de ne pas vouloir apprendre à vivre ensemble…
(réflexion intrusive et incomplète j’en suis sur) »

©Necromongers

Objectif tronqué

Dimensions multiples

Cœur désarçonné

Odeur liquéfiée

Pour une armée mentale enclavée.

 

J’ai l’honneur de ne rien vous annoncer,

De laisser libre votre champ d’investigation.

J’ai l’immense plaisir de vous laisser mûrir,

Promettre à qui veut un monde qui transpire.

 

Salaisons différentielles

Objectifs catalogués

Conducteur mégalo

Arrivée saturée au centre de l’univers.

 

Tournez à gauche après la direction opposée,

Prenez en face vers les sens indiqués.

Patientez aux impatiences avant de revirer,

Puis, prenez à droite toute pour terminer.

 

Logez à l’enseigne

Restez zen

Attendez votre tour

Ne cherchez pas à faire la différence.

 

Si vous comptiez réfléchir, c’était un autre programme.

Veuillez reconfigurer la nécessité de le faire…

 

©Necromongers

 

Chez JAKMY (histoire vraie d’un dimanche matin)

La cinquantaine, cheveux grisonnants mi-long mèche au vent, lunettes sans bords (c’est pas bon les bords, ça enferme les yeux), fume clope sur clope devant un café et un verre d’eau.

On est chez JAKMY, hôtel resto bien français du cru de la Dordogne, planté sur un rond-point de zone industrielle. Ici on gicle les miettes de la toile cirée des terrasses d’un revers de main et on pose son canard sur les ronds de café pas essuyés. Quand tu reluques la qualité de l’hygiène des chambres, tu ne sais pas si tu dois faire le rapport avec la patronne, une énorme masse molle de partout avec un sourire grassement enjôleur. Pour la cuisine je n’en sais rien, pas eu l’audace d’intenter un procès à mon bon goût. Mais la tenancière et l’endroit sont prisés par une marge de moyenne fortune peu regardante.

Le brouhaha continu des voitures qui s’enfilent, ne se laissant que la priorité de s’engueuler par grands gestes mégalos de doigts tendus vers les inconnus, égaye le balayement des klaxonnes en bras d’honneur.

Il est perdu mon schizo. Se balance d’avant en arrière sur sa chaise en plastique, affirmant du bras, d’un index tendu, des vérités à voix haute pour lui-même. Des fois il se tient le front et perd ses yeux sans bords au fond de sa tasse vide. Il se lève, abandonnant son chef lieu de comptoir, et entame le tour du rond-point à pied. Il traverse sans regarder, fait demi-tour au Gamm Vert et se fout des claques sur le retour.

La voiture publicitaire du cirque Zavatta passe deux fois hurler ses numéros à base de super héros et d’animaux bientôt interdits au spectacle. Je les ai vu, ils sont plantés plus loin, sur une étendue d’herbe entre le LDL et un resto chinois. Mais le cirque est ici, dans le préambule d’une dialectique sermonnée à soi-même, au grand jour, sur un rond-point de la zone.

Il déplace et replace plusieurs fois son verre d’eau entre les ronds sales, s’explique qu’il a quitté Paris et un boulot à 500 balles pour venir parler tout seul ici. Il a commandé deux cafés, bu un litre de flotte, et à plusieurs reprises insisté du regard à ma table.

Et puis s’il me regarde ce n’est pas pour parler, c’est pour faire vivre son monde extérieur. Mais moi je suis plongé dans le cosmos du spectateur qui tisse du mensonge à l’aveuglette sur un bout de papelard. Ce n’est pas lui qui m’intéresse, c’est son atmosphère. La même ironie galopante que l’engluement stratosphérique du lieu fait ressortir. Ça colle à la nappe, aux vieux rideaux des années 70, aux tapisseries gluantes et colorées tout droit sorties d’un hôtel inquiétant avec Jack Torrance. Le formica du bar est plus propre que les chiottes de l’étage sur le pallier. Les chambres en sont aussi pourvues, mais la marque des trous qui laissaient pendre un vieux rideau devant le trône chimique est désespérément en attente de toile plastique. On regarde sa moitié se défraîchir le cul dans les yeux, avec ce plaisir mondain qui caractérise si bien nos envies ardentes d’une nuit d’hôtel.

Il tape plusieurs fois du doigt très fort sur la table, se lève et se rassoit de nombreuses autres. Les habitués remplacent d’autres réguliers de tables en nappes acryliques. Les psychotiques et les schizophrènes c’est pour moi, c’est mon lot quotidien. Au hasard du rien, dans l’espace improbable du destin en mode chargement, comme une lampée de coïncidence aiguë qui trime pour se donner rendez-vous quand il faut, ils me saignent le présent. Il se tape le front à espace modéré en criant en sourdine « NON, NON, NON ! », et reboit une gorgée de café. « IL NE FAUT PAS ! ».

Et puis il se lève pour partir enfin, après avoir sorti nonchalamment un billet froissé par sa poche, et quitte le rond-point.

Des lieux comme ça en France il y en a des milliers je suppose. Des endroits du néant, des claques de sauvetage en rond-point qui proposent des bouges mal lavés, empoussiérés, à l’hygiène douteuse, mais sans les putes.

J’ai fini mes grands cafés moi aussi, je dois attaquer le dimanche par la visite d’une propriété de Bergerac, et tout goûter pour savoir ce que j’achète. Et en chemin, je pense que je m’arrêterai de temps en temps pour pisser dans la nature en repensant au schizo de ma taule à pioncer, et me disant très sincèrement, que pour mon deuxième arrêt chez JAKMY en 4 ans, j’y reviendrai peut être finalement, pas par dépit cette fois-ci, mais par un intérêt prononcé du naturalisme humain.

 

©Necromongers

(photo: moi-même)

 

 

 

Etats d’âmes (25) (26) (27)

Etat d’âme 25 :

« On se permet tout
On n’est permis de rien
On ne s’étonne de rien
Puisqu’on est tout ce qu’on est

Je ne peux rien vous dire d’autre. Au-delà de nos conseils fugaces pour mourir dans les meilleures conditions, nous restons maîtres de nos plus grands instants.
Je vous conseille de vivre au mieux, sans rien penser qui puisse tout englober. C’est quand on est trop préoccupé par les détails que nos vies s’amenuisent.
La vérité universelle n’existe pas, chacun est responsable de son entité, et parsème comme il peut de sa décadente postérité anticipée…
Nous sommes une larme qui n’en finit plus de sécher.
Des bébés éprouvette sur le champ d’une bataille au gaz de schiste, des lacrymo-gènes puissance émerveillement.
Nous redeviendrons ce que nous avons toujours été…
Du sable bitumeux. »

 

Etat d’âme 26 :

« Tout est religion, même l’athéisme en est une. Les croyances sont multiples, l’homme ne sait rien faire sans croire en quelque chose, le capitalisme, la politique, l’écologie, dieu, la religion, le pétrole, l’argent… il a besoin de se rassurer depuis qu’il sait qu’il est mortel. L’homme me fatigue, je suis un nihiliste du néant. J’ai du respect pour tout le monde, mais il suffit qu’on me dise quoi faire et quoi penser pour que je sois de suite réfractaire par nature… alors l’un dans l’autre, il ne s’agissait que d’une pensée virtuelle, tout le monde sait très bien que l’espoir c’est pour ceux qui n’attendent plus rien… (merde, où est-ce que j’ai encore foutu ma corde… ah je suis con, elle est restée sur la poutre!) … j’aime bien tout mélanger, et surtout être le moins sérieux possible, sinon c’est foutu. »

 

Etat d’âme 27:

« Il y a des turpitudes aléatoires qui s’ébruitent en silence.
Le noir nous va si bien, comme une ode au temps partiel de la discontinuité cérébrale infantile.
Il faut sans doute se laisser convaincre par les lumières sans le siècle. Mais dans l’entre-deux, je remercie d’avoir vécu la connivence du dernier et de connaître les ressorts indolents sans consistance du nouveau.
Le miroir de nos alouettes n’est plus un reflet invisible, c’est un calmant à la parthénogenèse, une coulée de fumigènes andropodes à la petite semelle tannée comme on roule un joint à vif.
On déroule, on déroule et on sèche à l’arrivée. Maintenir à flot les derniers îlots, pour l’équilibre du monde. La foutaise internationale endimanchée par l’establishment d’un père Lachaise fatigué de voir mourir les enterrés vivants.
On regrettera plus tard d’avoir assoupli nos divagations mentales pour du pop-corn bon marché. »

©Necromongers

Chèvre un jour…

La chèvre est un mouton de panurge qui tourne en rond.

Elle est modulable, parce qu’elle ne veut pas s’embrouter avec l’essentiel.

L’herbe est à tout le monde mais certains brins ont de l’importance,

Même les ronces savent faire la différence.

Alors la chèvre fait sa promenade, tant que l’air est appréciable.

Elle se rebelle souvent, mais tourne sur son caillou en serrant les dents.

Après tout, protéger ses arrières ne sert qu’à prétendre théoriser quelque chose d’autre.

J’en veux à l’herbe tendre, aux pouces fragiles,

Au climat changeant, à la prime de risque.

Concéder ce que l’on gère pour immuniser ce que l‘on aime,

Quelle règle peut légitimer l’idée qu’elle reste une atmosphère ?

J’en vis, j’en parle et j’en écluse la réflexion.

Chèvre un jour, chèvre toujours ?

 

©Necromongers

Les réflexions stratosphériques de Necromongers

Je voudrais qu’on m’aime pour ce que je ne suis pas, ça me ferait des rêves à emballer pour plus tard.

 

L’écologie c’est une armoire à pharmacie pleine de médicaments qui ne servent jamais, parce qu’on se sent bien dans notre merde.

 

De plus en plus d’autochtones ne supportent plus le tourisme de masse, alors que moi c’est juste la masse du poids des autres.

 

Quand on ne parle pas de certaines choses on les fait devenir des sujets tabous. C’est comme quelqu’un mais « à bout ».

 

Devant la recrudescence des lobbys vegans, je propose de revenir à l’anthropophagie, les cons peuvent se manger entre eux après tout.

 

L’eau chaude a été inventée pour emmerder ceux qui n’aiment pas l’eau froide… et le chauffagiste pour ceux qui sont emmerdés.

 

Je ne comprends pas toujours la propension qu’ont certains à s’épandre de maux intimement précis sur leur vie privée (se gratte les couilles).

 

Pendant que Sarkozy s’emmerde et veut gagner plus d’argent nous on se bouffe la kératine des ongles pour remplacer la corne de rhinocéros.

 

– J’ai mangé Indien ce soir.

– Tu dis quoi?

– J’ai mangé Indien ce soir!

– Parle plus fort!!

– EXCUSE-MOI D’ÊTRE AUX CHIOTTES!

 

La quantité du sommeil n’a rien à voir avec la qualité. L’un dans l’autre ils se débrouillent très bien pour vous emmerder l’un ou l’autre.

 

La #liberté qu’est-ce que c’est? Sinon une #croyance qui se permet de faire passer l’#espoir pour une réalité augmentée…

 

Macron se casse la gueule dans les sondages, alors que dans les escaliers ça aurait suffi si ça se trouve…

 

Y’en a marre des stickers sur la vitre arrière qui ne sauvent rien:

« Bébé à bord »

« Animal à bord »

Je propose: « Neuneu accompagné à bord »

 

L’avantage avec les politiques c’est qu’on n’a pas à se soucier de leur casier judiciaire, sinon on serait obligé de tous arrêter de voter.

 

©The Necromongers stratosphérique-ment vôtre…

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